Archive la catégorie ‘Beauté’

Belle année 2011 !

Dimanche, janvier 2nd, 2011

 

Belle année 2011 !

 

Elle s’ouvre sous la neige, comme pour entrer à pas feutrés mais lumineux, et guider les nôtres sur des chemins éclairés de même lumière. Visages, rencontres, travaux, rêves, labeurs, soucis, pensées, marches… seront ainsi chaque jour des pas, instants d’éternité que la neige, là où elle est tombée et demeurée, laisse pressentir comme chemin de lumière… que je vous souhaite de tout coeur. Belle année 2011 !

Sur les terres d’hiver…

Jeudi, décembre 23rd, 2010

Noël est si proche… Une ouverture du ciel. Dieu à visage d’homme, entrant dans la plénitude de l’humanité, qui s’en trouve doucement éclairée. Rayon de soleil d’hiver, qui peut gagner sur le froid, qui a tant de visages.

Joyeux Noël !

Des crèches humaines où se pose le ciel

Mardi, décembre 21st, 2010

 Au creux du rocher de Massabielle, à Lourdes, cette crèche, en attente de naissance. Une crèche imagine toujours. Lorsque François d’Assise l’imagina il y a longtemps, il voulait de vrais animaux, de la vraie paille… qui rapidement n’était plus dorée du tout, de la paille d’étable. Pour que l’on imagine jusqu’où prenait l’Incarnation en terres arides, en terres de labour, en terre humaine, jusqu’où Dieu allait quand il entrait en humanité. Les chemins des hommes alors devenaient chemins de Dieu. Ceux de Dieu avaient croisé et adopté ceux des hommes !

Ainsi les crèches imaginent, toujours ! Elles imaginent les lieux, les reliefs, les visages. Pour les lieux, on a abandonné les papiers rocher d’antan, en les regrettant peut-être secrètement. Ici ou là, on imagine les murs d’une ville, ou ceux de Bethléem, ou des tentes d’Irak et d’ailleurs, celles des terrains vagues de l’espérance en attente rugueuse, où la vie est à conquérir chaque jour, et l’espérance… aussi. Quand les crèches portent ces couleurs là, elles pressentent ce que signifie aujourd’hui même l’incarnation de Dieu en humanité.

Mais les visages !… Tous mériteraient de figurer ici : visages rugueux, dévastés parfois par la vie, visages d’attente, visages de toutes couleurs, de toutes rides, visages portant sur eux la strie des larmes, celles de l’usure, de la tristesse. Visages aussi, bien-sûr, du bonheur simple. La vie est multiple, et elle est profonde, comme une terre de labour quand le soc la retourne en attente du printemps et du fruit.

Les visages de cette crèche blottie depuis quelques semaines dans le rocher de Lourdes donne à Joseph et Marie les traits de la confiance et ceux de la dignité, comme si le ciel les avait déjà traversés. Comme si sa lumière les avait doucement touchés.

Peut-être est-ce le cas de notre propre visage. De tout visage. Car c’est aussi cela Noël. Déjà joyeux Noël !

 

 

Sous la neige et sans neige… (et galerie complète des photos)

Samedi, décembre 11th, 2010

8 décembre 2010. Soleil sur Lourdes pour fêter l’Immaculée, tandis qu’une neige très vite lourde et grise bloquait la moitié Nord de la France, qu’on l’ait vue ou non… Je pense à de curieux débats sur la météo ! Et envers et contre tout, poursuivre le chemin de l’Avent, d’une venue de Dieu qui surprend plus encore. Bonne route !

Et la galerie complète des photos. Oui, il a bien neigé ce jour là !

Avent : le temps qui vient

Vendredi, décembre 3rd, 2010

Depuis quelques jours est commencée la période de l’Avent. Oui, de l’AVENT, ce temps que les chrétiens nomment ainsi, et qui mène à Noël, un temps d’attente. On se souvient des hésitations sur certains mots quand on était petit. Alors : avant ? ou avent ? Et d’autres mots encore parfois plus difficiles. Mais allez donc chercher la différence, quand vous êtes petit, tout jeune, sans tout ce jeu des mots qui s’imprime peu à peu dans la vie avec le temps, les lectures, les rencontres !

L’avant (avec un a) est déjà passé. L’Avent (avec un e, et le A majuscule, pour signifier le sens tout à fait particulier) vous arrive, comme une brise par la fenêtre ouverte aux premiers jours du printemps, ou comme une irruption qui bouleverse le présent. Le P. Christian de Chergé de Tibhirine, en parlait de façon simple et lumineuse. Dieu vous arrive, survient en votre vie, qui de ce fait se prend d’éternité, puisque celle-ci y germe.

Voilà, nous sommes donc entrés dans l’Avent. Dieu nous vient, vient vers nous, bouleverse le présent. C’est beaucoup plus qu’envisager Noël et de le prévoir : Noël vous arrive, comme la naissance de Dieu en terre humaine, sur nos terres proches.

Et ces jours-ci, pour moi, une traversée de la Bible, avec une interrogation sur la façon de lire : lit-on avec sa tête ? Ou bien aussi avec son corps ? Un rabbin (Marc-Alain Ouaknin) qui aime l’humour en même temps que la réflexion de fond, a écrit un livre au titre drôle et riche : Lire aux clats, éloge de la caresse. Un livre très sérieux en fait, et pas forcément facile à lire, mais qui m’a peut-être, je ne sais, inspiré un autre titre : « Lire à plein corps ». Une réflexion sur la lecture de la Bible, et tout ce qu’elle engage dans le lecteur, qu’elle dérange, emmène sur des chemins où se reconfigure son coeur, son être, où Dieu lui arrive aussi, par le chemin d’une histoire dans laquelle il se révèle et… nous révèle autrement. Invitation à lire, et peut-être au bonheur de lire

Du pain et aussi des fleurs

Samedi, octobre 30th, 2010

Je retrouve ce matin cette belle phase du poète Erri de Luca. Elle résonne plus comme une phrase de Noël, mais je la relis pourtant et la retiens, tant elle a de saveur : « Dehors il y a une ville qui s’appelle Bet Léhem, Maison de Pain. Toi, tu es né ici, sur une terre boulangère ».

Et c’est bien parce qu’il est né sur une terre boulangère que le pain des hommes, leurs marches, leurs amours, leurs espérances, leurs déceptions, ne peuvent jamais être comptés pour rien. Ils ont aussi goût de pain.

Plusieurs sur de grandes coques, vont se lancer sur la route du Rhum et ses chemins marins. Des milliers vont les suivre des yeux, et au-delà, par l’imagination, le rêve. Des milliers, des millions, parfois les mêmes, vont aller et venir aussi vers les lieux de leurs racines, des fleurs à la main, pour le temps du souvenir, parler à Dieu de ceux qui sont partis, leur parler aussi à eux par le coeur. A la Toussaint pour le croyant, le ciel s’allume, lumineusement, et aussi la terre des hommes et leurs visages, car c’est de clarté que parle cette fête, de la clarté de Dieu quand elle gagne les humains. Et le jour suivant, c’est le jour de mémoire pour ceux qui sont partis. Cette mémoire vive est adossée doucement à la lumière, pour qu’elles soient indissociables.

Beaucoup marcheront donc ce samedi, ce dimanche, ce lundi, espérant la clarté. Une grande pensée pour vous !

Le pèlerin vit d’accueil

Vendredi, octobre 22nd, 2010

N’oubliez pas l’hospitalité : elle a permis à certains, sans le savoir, de recevoir chez eux des anges, dit dans la Bible l’épître aux Hébreux (He 13,2). Une phrase qui fait écho au magnifique épisode dans lequel, au livre de la Genèse – chapitre 18 -, Abraham se trouve à l’entrée de sa tente au plus chaud du jour. Il a ce regard à la fois flottant et aigu des nomades, posé sur l’infini qui les entoure de près en ces lieux. Et trois hommes passent. Spectacle étrange à cette heure du jour où chacun se terre là où il se trouve, sous un tamaris ou l’auvent de la tente de lourde toile. Ils passent et Abraham sort en hâte et court à leur rencontre, se prosternant jusqu’à terre : Si j’ai trouvé grâce à tes yeux, ne passe pas sans t’arrêter près de ton serviteur ! Et les trois passants s’arrêtent. Abraham court au troupeau, donne des ordres à ses serviteurs. Il faut préparer le meilleur : un veau tendre, des galettes, et de ce lait caillé qui désaltèrera l’étranger.

Car Abraham parle au singulier à ces trois étranges passagers. Et la tradition de lecture ultérieure y a vu comme une préfiguration, dans ce… singulier pluriel ou pluriel singulier, du Dieu unique que les chrétiens découvriront mystère de Trinité, ce que l’épître aux Hébreux pressentait bien en disant ce magnifique étonnement par lequel je commençais ci-dessus : oui, n’oubliez pas l’hospitalité : elle a permis à certains, sans le savoir, de recevoir chez eux des anges !

Et ces anges là, c’est à dire ces envoyés, c’est le même terme en hébreu, comme en grec - et envoyés de qui ? si ce n’est de Dieu – lui demandent où est Sarah sa femme. Elle est là où l’on imagine bien quiconque, intrigué par ce passage insolite en terre de désert, au plus chaud du jour. Affairée de l’autre côté de la lourde toile de cette tente nomade, elle ne manque pas une miette de ce dialogue étonnant où le ciel entre dans la tente nomade, y apportant l’espérance : Je reviendrai chez toi dans un an, dit l’étranger à Abraham, et à ce moment-là, Sarah, ta femme, aura un fils.  Sarah, qu’on l’excuse, pouffe de rire : elle, vieille et stérile, et son mari tout aussi âgé et même plus !… Mais non, eux ne rient pas. Et l’enfant portera en son nom la trace de ce rire (jeu de mot en hébreu sur le nom d’Isaac), ou de ce sourire du ciel qui inverse la tristesse douloureuse dans laquelle vivait pour toujours Sarah.

L’hospitalité est au plus profond échange de vie. Notre langue, comme beaucoup d’autres, le donne à pressentir en n’ayant qu’un mot pour désigner qui accueille et qui est accueilli, l’hôte, the Guest

Entre les mains, cette revue dont l’encre est encore fraîche et le graphisme magnifique, sur l’Hospitalité. Tout y est à lire, comme en un voyage intérieur qui révèle notre vie, comme fut révélée jusqu’à l’allégresse la vie de Sarah devenue étonnament mère, porteuse de vie, semblable en cela à la veuve de Shunem au temps d’Elisée, ou à la veuve de Sarepta au temps d’Elie, et tant d’autres encore dans le grand livre de la Bible (2 R 4 ; 1 R 17). Histoires passées, qui ne cessent de trouver réplique dans des vies de femmes et d’hommes d’aujourd’hui, peut-être nous, comme le dit magnifiquement au fil de ses pages, la revue dont je souhaitais parler ici.

Le temps du passage des nuages sombres

Mardi, octobre 19th, 2010

Ainsi marche le pèlerin, sur les chemins de montagne, sur ceux de Compostelle, ceux de partout et même ces pèlerins des très hautes altitudes qui nous dépassent et où pourtant ils marchent par milliers, vers les hauts sommets himalayens ou ceux des Andes… Pèlerins de partout et ceux du quotidien, qui voient parfois s’alourdir et s’obscurcir le ciel, sans que leur marche n’en soit entravée. Marche de brume, aux contours incertains mais où demeure pourtant le chemin sous les pieds, même si son contour est si imperceptible, si frêle, si fragile.

Les temps sociaux et ceux de l’histoire m’inspirent parfois ces paysages, où il faut marcher sans fatigue et sans trêve, tant que dure le grain comme l’appellent les marins. Marche solidaire dans laquelle s’accouche parfois dans la douleur, l’humanité…  

ci-dessous, cliquer sur une des photos ou le mot diaporama, pour ouvrir le diaporama
puis utiliser les flèches latérales pour le suivre

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Couleurs, ombres et lumières là-bas

Vendredi, octobre 15th, 2010

Fin de la semaine, avec le poids de ses soucis, de ses tracas, de ses travaux, de ses bonheurs, de ses passages… Vient le temps du repos, même si les bruits de la rue [dans tous les sens du mot] invitent bien à rester en éveil, et il le faut bien. Mais quand même, poser le regard et le coeur sur quelques espaces d’une nature qui restitue au coeur son intégrité et sa part de silence, de beauté… Alors ces photos de là-bas, quelque part dans le Sud-Ouest, du côté de la Dordogne et d’une abbaye où la prière demeure et veille…

Bon week-end !

Au fil de l’eau

Mercredi, octobre 6th, 2010

S’écarquiller encore les yeux devant la beauté, ici au fil de l’eau, dans les reflets du magnifique golfe du Morbihan, quand la nature est calme et offre à qui contemple le secret d’un souffle intérieur. Incroyables reflets du soleil dans les eaux calmes… qui font rêver à d’autres reflets du ciel, sur le visage des êtres, beauté ou reflet de Dieu, visages de Dieu…!

Oui, golfe infini des eaux et des terres de Dieu, traces de son passage en terre humaine et sur les visages humains, parfois burinés, ou jeunes et sans rides, souvent inquiets, ou plus même, quand les bourrasques du monde n’épargnent rien…

Ainsi les eaux du golfe du Morbihan ici, m’entraînent au loin, vous entraînent aussi ?… Bon vent !