Archive la catégorie ‘Vie quotidienne’

Robert Hossein

Mercredi, août 24th, 2011

Le spectacle de Robert Hossein « Une femme nommée Marie », sera au Palais des Congrès de Paris à partir du 24 octobre. Robert Hossein y invite avec ces mots : « Ami, croyant ou non croyant,
tu ne seras plus jamais le même en sortant »
Et aussi ce message :
« Si nous n’avons pas le pouvoir de guérir,
nous avons celui d’aimer, d’aider et de partager…
avant qu’il ne soit trop tard »

Des messages pour tous !

Le pèlerin vit d’accueil

Vendredi, octobre 22nd, 2010

N’oubliez pas l’hospitalité : elle a permis à certains, sans le savoir, de recevoir chez eux des anges, dit dans la Bible l’épître aux Hébreux (He 13,2). Une phrase qui fait écho au magnifique épisode dans lequel, au livre de la Genèse – chapitre 18 -, Abraham se trouve à l’entrée de sa tente au plus chaud du jour. Il a ce regard à la fois flottant et aigu des nomades, posé sur l’infini qui les entoure de près en ces lieux. Et trois hommes passent. Spectacle étrange à cette heure du jour où chacun se terre là où il se trouve, sous un tamaris ou l’auvent de la tente de lourde toile. Ils passent et Abraham sort en hâte et court à leur rencontre, se prosternant jusqu’à terre : Si j’ai trouvé grâce à tes yeux, ne passe pas sans t’arrêter près de ton serviteur ! Et les trois passants s’arrêtent. Abraham court au troupeau, donne des ordres à ses serviteurs. Il faut préparer le meilleur : un veau tendre, des galettes, et de ce lait caillé qui désaltèrera l’étranger.

Car Abraham parle au singulier à ces trois étranges passagers. Et la tradition de lecture ultérieure y a vu comme une préfiguration, dans ce… singulier pluriel ou pluriel singulier, du Dieu unique que les chrétiens découvriront mystère de Trinité, ce que l’épître aux Hébreux pressentait bien en disant ce magnifique étonnement par lequel je commençais ci-dessus : oui, n’oubliez pas l’hospitalité : elle a permis à certains, sans le savoir, de recevoir chez eux des anges !

Et ces anges là, c’est à dire ces envoyés, c’est le même terme en hébreu, comme en grec - et envoyés de qui ? si ce n’est de Dieu – lui demandent où est Sarah sa femme. Elle est là où l’on imagine bien quiconque, intrigué par ce passage insolite en terre de désert, au plus chaud du jour. Affairée de l’autre côté de la lourde toile de cette tente nomade, elle ne manque pas une miette de ce dialogue étonnant où le ciel entre dans la tente nomade, y apportant l’espérance : Je reviendrai chez toi dans un an, dit l’étranger à Abraham, et à ce moment-là, Sarah, ta femme, aura un fils.  Sarah, qu’on l’excuse, pouffe de rire : elle, vieille et stérile, et son mari tout aussi âgé et même plus !… Mais non, eux ne rient pas. Et l’enfant portera en son nom la trace de ce rire (jeu de mot en hébreu sur le nom d’Isaac), ou de ce sourire du ciel qui inverse la tristesse douloureuse dans laquelle vivait pour toujours Sarah.

L’hospitalité est au plus profond échange de vie. Notre langue, comme beaucoup d’autres, le donne à pressentir en n’ayant qu’un mot pour désigner qui accueille et qui est accueilli, l’hôte, the Guest

Entre les mains, cette revue dont l’encre est encore fraîche et le graphisme magnifique, sur l’Hospitalité. Tout y est à lire, comme en un voyage intérieur qui révèle notre vie, comme fut révélée jusqu’à l’allégresse la vie de Sarah devenue étonnament mère, porteuse de vie, semblable en cela à la veuve de Shunem au temps d’Elisée, ou à la veuve de Sarepta au temps d’Elie, et tant d’autres encore dans le grand livre de la Bible (2 R 4 ; 1 R 17). Histoires passées, qui ne cessent de trouver réplique dans des vies de femmes et d’hommes d’aujourd’hui, peut-être nous, comme le dit magnifiquement au fil de ses pages, la revue dont je souhaitais parler ici.

Surgissement, bouleversement… Joyeuse fête de Pâques !

Dimanche, avril 4th, 2010

Ces jours sont pleins de gravité. On y va, seul et ensemble, au coeur de la foi, et aux profondeurs de la vérité de chacun, profondeurs de l’être, profondeur du mystère (ce qui nous fait vivre, mais qui nous dépasse infiniment).

Et dans la nuit, des paroles inouïes, traversant l’obscurité comme le feu crépite dans l’obscurité et y répand par ondes progressives et irreversibles, la lumière, signe, en cette nuit, du Ressuscité.

Et les paroles entendues dans l’assemblée chrétienne, où avec beaucoup d’autres j’accueillais ce mystère et le laissais me travailler, tandis que huit personnes étaient baptisées, à âge adulte, en plein consentement du bouleversement que la présence du Christ apporte à une vie, la leur et la nôtre. Des visages simples comme ceux de chacun, le vôtre et le mien, mais inondées de cette lumière là, qui désormais guidera les jours, chaque jour.

Des paroles de catéchumènes entrant de tout leur être dans les eaux du baptême et dans la foi. Dans l’Eglise aussi comme elle va, c’est-à-dire servante et humble. Humiliée plus que nécessaire aussi ces jours. Mais Eglise. Eglise mère. Connaîtrais-je le Christ dont je vis, si elle n’avait pas été, fragile et simple, mais solide aussi comme le roc de la foi qui la fonde ?

Les paroles du prêtre, disant parmi beaucoup d’autres paroles claires et nourrissantes : vendredi saint, un silence, samedi, le vide, et bientôt le souffle. Un silence, un vide, un souffle, trois fois rien, qui bouleverse(nt) totalement désormais le cours des choses.

Joyeuse fête de Pâques ! Christ est ressuscité. Oui, comme ajoutent les chrétiens d’Orient sans craindre les vents contraires sur cette parole simple de témoin : Il est vraiment ressuscité !

Vagues de couleurs

Dimanche, mars 21st, 2010

En ce moment, les évènements nous atteignent souvent par vagues. Il y a peu, une vague totale, de nuit, dévastatrice, en raz-de-marée, sur les bords de l’atlantique. Puis hier, une vague bleue pour emporter, sous la pluie battante et en serrant les dents, le « Grand shelem ». France – Angleterre et grand shelem (mot, au passage, très proche du mot shalom ou salam, qui dit une plénitude). Et aujourd’hui, une vague rose, dans laquelle le bleu ne vient qu’en frange, sur la côte est si l’on peut dire, et un rose que les analystes observent comme les signes du printemps, guettant aussi les traces de vert.

Et puis il y a, importante et lourde encore ce dimanche, la vague restée sur le rivage, la vague retenue, ce presque 50% d’abstention. Je suis de ceux qui pensent que l’on peut dire oui ou non, mais qu’il est essentiel de parler, de dire, d’exprimer, pour que soit vive et forte la démocratie, qui vit de la parole (contradictoire ou non) échangée, pour socle du bien commun. Et cela d’autant plus si l’on sent le bien commun compromis, ou si l’on sent que ce bien commun ne se porte pas assez bien. Je l’évoquais l’autre jour, la démocratie est un bien trop précieux. Il suffit de regarder le monde pour s’en convaincre.

Et puis rien n’est anodin. La vie de tous est trop précieuse pour que l’on n’y veille pas ensemble. Quelles que soient les vagues, en fait, ne pas s’abstenir de se jeter dans ce qu’hier durant le grand shelem, on a souvent appelé… la mêlée. Et en ces tous premiers jours du printemps, quoi qu’il en soit, chérir la couleur, même s’il faut la travailler avec soin, comme le fait le peintre pour la rendre plus belle et harmonieuse.

Decoin, Dieu et nous : la foi et la marche

Mercredi, mars 3rd, 2010

C’était hier ou… ces derniers jours. J’entendais lors d’une émission Didier Decoin parler de sa foi. Interrogé par un journaliste sur comment il était devenu croyant : une révélation fulgurante ? Didier Decoin répond effectivement que oui. Et il date l’évènement, jour et heure très précise. Il dit que cette expérience l’a foudroyé, de sorte qu’immédiatement après, il tremblait de tout son être. De joie, précise-t-il. C’est à partir de là qu’il affirma (titre d’un de ses livres) : « Il fait Dieu ». Et il s’interroge : c’est devenu pour lui comme une certitude, or la certitude est au-delà de la foi, ou autre chose que la foi. C’est vrai, car la foi se conjugue au doute. L’une peut-elle aller entièrement sans l’autre ?

Est-ce ce que pressentait ce philosophe du 18ème siècle également cité dans cette émission, et qui affirmait – c’était alors le siècle des « Lumières »… – : « Dieu est la chose la plus importante, qu’il existe ou qu’il n’existe pas ! » A méditer !…

Et nous, nous marchons notre chemin, quoi qu’il en soit. Vous et moi, passant par zones de soleil et zones d’ombre. Mais je le crois, envers et contre tout, Dieu veille. Bonne route !

Radio citron

Mardi, janvier 26th, 2010

« Je veux juste quelques fleurs, de préférence des roses et d’un montant inférieur à 80 euros. Pas de gerbes qui oseraient me voler la vedette !  » C’est ainsi que le comédien Roger Pierre avait évoqué avec humour ses obsèques, dans un entretien accordé en 2006 au magazine Ici Paris. Humour sur événement sérieux. Et Jean-Marc Thibaud, son frère de scène durant des années, pleurait dimanche, avec beaucoup d’émotion un frère, un homme simple. Perte infime auprès de l’immense malheur d’Haïti ? Je ne sais, quand se tournent ainsi des pages de fraternité et d’humanité. Une fraternité ne peut en chasser une autre.

Et je découvre avec intérêt une initiative qui a des couleurs aussi de fraternité et me touche : la naissance ces jours-ci de Radio citron ! Juste un zeste, qui change la vie de gens isolés en particulier par la maladie psychique : « Je vais dans un hôpital de jour, affirme ainsi Edouard, et à côté je fais de la radio pour éviter de rester chez moi, de gamberger et de sombrer dans la dépression ». Il est artiste peintre, et concocte pour l’émission des « recettes de cuisine » personnalisées, comme le « Conflit de canard ». Puis c’est la météo, avec avis de coups de vent et de… dépressions diverses. Sourire pour poursuivre le chemin.

A suivre… Mais je surfe si peu sur la toile en ce moment et ai laissé ce blog silencieux… Pardon. Avis de coup de vent sérieux dans l’emploi du temps. Et bon vent à vous !

Un regard dans Pèlerin sur naître, grandir, aimer, vieillir…

Mardi, janvier 5th, 2010

Un conseil, une invitation, une incitation : à trouver ou prendre, par tous moyens utiles – honnêtes bien-sûr : voisins, ou kiosques à journaux par exemple - les numéros de Pèlerin depuis celui de Noël et jusque… bientôt en tout cas, sans en manquer un seul si c’est possible. Une grande série sur Naître, Grandir, Aimer, Vieillir… A chaque fois 17 pages tout en couleurs : de la beauté, de la vie comme elle va et… comme on l’aime aussi. Et un regard chaque fois, d’un « spécialiste » de ces questions, et un écho spirituel. Des choses simples, mais – ou : et - merveilleuses, profondément humaines. Un regard en fait sur la vie à tout âge, celle qui nous concerne, de près, de très près, ou de plus loin, mais est-il des moments de la vie dont on soit étranger ? Un vieux [en l'occurence ici un auteur latin du 1er siècle, qui écrivait en particulier du théâtre], disait en substance : « Je suis humain, et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ». Eh bien Pèlerin le dit en couleurs. Je vous le signale, très chaleureusement, car c’est bon, profondément bon, et l’on en ressort grandis. A bientôt !

Marchent trop vite !

Jeudi, septembre 17th, 2009

Elles marchent trop vite, les entreprises. Oui, et déplacent des gens, sans beaucoup de trajectoire d’espérance. Pèlerins et nomades , car ces mots me hantent ? Oh non, ils ne sont pas pèlerins et nomades. Car le pèlerin marche poussé par un mouvement intérieur que l’on ne peut contrôler de l’extérieur. De même le nomade, même si celui qui est à la recherche de terres à pâturer doit bien tenir compte de la contrainte, certains ne le savent que trop. Mais la période aujourd’hui, est rude et n’est pas à ce nomadisme intérieur. Ainsi vont les temps de crise et l’on ne peut rêver. Mais disparition de « jungle » ici (à Calais !) et fermeture ou déplacements d’offfice et sans ménagement là (ce que nous disent les radios et journaux par rafales successives), atteignent en nous le nomadisme. Le vent est trop violent.

Hommage discret à ceux, même parmi les décideurs, mais peut-être en manque-t-il encore, qui laissent à chacun ou trouvent eux-mêmes les moyens de respecter ce chemin intérieur de chacun aussi… Oui, pèlerins et nomades, c’est une devise. Ou une trace.

L’apocalypse n’est pas un moment drôle !

Mercredi, septembre 16th, 2009

Comme exégète ou bibliste, je n’écris pas volontiers un tel titre, car l’Apoclypse est révélation de Dieu. C’est un bonheur pour l’homme, même s’il n’est pas habitué à l’inouï et peut en être solidement surpris. Mais je parle ici de la remarquable série de 6 heures sur France 2, sur la deuxième guerre mondiale. Des archives inédites et remarquablement présentées. Mais que c’est accablant. Centaines de milliers de prisonniers sur le front russe, qu’on laisse mourir de faim, scène identique au Japon… batailles navales comme on en trouve sur les jeux vidéos (comme si c’était sympathique d’en rêver et de s’y croire !), mais c’est en vrai. Fauchés jeunes souvent ! Des vies cassées, brisées, 50 000 000 de victimes, la plupart civiles. Non, la conscience politique et la conscience de l’histoire ne sont pas optionnelles, en tout temps et aussi dans le nôtre, car l’histoire qui se fait sur le long terme, se fait aussi au quotidien. Pèlerins et nomades, dans ce monde là.

Instants de prière

Jeudi, septembre 10th, 2009

Au soir d’une journée, tandis que les rumeurs du monde continuent d’habiter la pensée et le coeur, tandis aussi que tout poursuit intérieurement le chemin en nous, visages et tâches multiples… Re-cueillir le tout, le temps d’une prière.