Lourdes, Hanovre : vu du train, les signes du printemps tardent

Au moment où je mettais en ligne la note d’hier et revoyais les photos que je mets en ligne ce matin, un autre train arrivait à quai plus au nord, à Hanovre. Un millier de salariés de l’usine Continental de Clairoix (Oise) avait passé la nuit dans le train qui les menait dans cette grande ville industrielle d’Allemagne. Pour manifester pendant l’assemblée générale du groupe, qui devait statuer – entre autres et sans grand espoir – sur le sort de leur usine.

Quand les choses ne marchent pas, on marche, écrivais-je sur ce blog à plusieurs reprises fin janvier. Ainsi les trains ne se ressemblent pas. Ils vont, parfois très vite, parfois lentement. Les uns sont des trains ordinaires, qui simplement mènent les gens d’une ville à l’autre, d’un point à un autre : pour leurs affaires, leur famille, leur dépaysement, leurs vacances, leurs pèlerinages. Celui de Hanovre – ce sont des choses que l’on ressent de façon plus aiguë dans la période que l’on traverse, là comme ailleurs -, est tout entier un train de l’espérance, ou peut-être du désespoir. De la reconnaissance aussi - de 20, 30 années de maison… qui sentent le poids du point final à l’horizon, plus noir qu’un ciel d’orage -. Ils est des marches ou des trains qui se refusent au train d’enfer, mais optent seulement pour la dignité.

Avec ces photos, une touche de couleur dans les ciels de grisaille, pour hâter le printemps.

24/04/2009

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