Passage au désert

Au petit matin, dans le désert, tout est autre. Le coeur se reconfigure, et avec lui l’ensemble de la vie, de ce que le pèlerin porte en lui au moment où il s’est mis en route. C’est le « reset » intérieur… total. Le pèlerin ouvre les yeux sur de l’inconnu, qui résonne en lui doucement, emportant les scories accumulées avec le temps, dans les jours « ordinaires », de travail, de préoccupations multiples, de souci. Peu à peu s’éveille en lui le désir de l’unique, qu’en ces lieux les ancêtres de la foi ont rencontré : Abraham par exemple, entre Beersheva et le chêne de Mambré. Lorsque Dieu lui parlait.

Ici résonne aussi pour qui sait entendre, le cri d’Agar dans sa détresse, qui fut écoutée par Dieu (livre de la Genèse ch. 21). Ici aussi, dans la contemplation impressionnante de la terre desséchée, il repense aux premières pages de la Bible (Genèse chapitre 1), disant la naissance du monde. Aux pages impressionnantes aussi d’Isaïe (Isaïe chap. 53) parlant du Serviteur du Seigneur comme d’un buisson en terre aride, que personne ne regardait.

Chemin intérieur dans lequel le coeur se refait, quand Dieu parle à l’homme.

 

04/05/2009

Une Réponse pour “Passage au désert”

  1. Redigé par Le désert où se forge ou s’attendrit le coeur de l’homme | Pèlerins et nomades:

    [...] Le désert où se forge ou s’attendrit le coeur de l’homme, une terre où Dieu parle au coeur. Une terre où erra longuement le peuple que Dieu forgeait selon son coeur et son alliance, terre d’ancien testament, terre de naissance, de renaissance… Une terre pour la Parole ! Et pour [re]naître. #gallery-1 { margin: auto; } #gallery-1 .gallery-item { float: left; margin-top: 10px; text-align: center; width: 33%; } #gallery-1 img { border: 2px solid #cfcfcf; } #gallery-1 .gallery-caption { margin-left: 0; } [...]