Le mur, « rappel incontournable de l’impasse »

« Peu importe combien un conflit peut paraître insoluble et profondément ancré, il y a toujours des raisons d’espérer qu’il puisse être résolu ». Visiblement impressionné, en particulier à sa sortie du camp de réfugiés d’Aïda, au pied du « mur de séparation » qui barre l’horizon entre Jérusalem et Bethléem, le Pape disait ainsi espérer, inlassablement, que « les efforts patients et persévérants de ceux qui travaillent pour la paix et la réconciliation porteront des fruits en fin de compte. [...] Mon souhait sincère pour vous, peuple de Palestine, est que cela arrivera bientôt pour vous permettre de jouir de la paix, de la liberté et de la stabilité dont vous avez été privés depuis si longtemps ».

On ne peut que souscrire à ces propos du pape pèlerin, qui tout au long de son voyage aura parlé de paix, l’appellant de ses voeux et de sa prière, mais répétant aussi que « si chaque partie insiste en priorité sur les concessions que doit faire l’autre, le résultat ne peut être qu’une impasse ».

Et il y avait aussi dans ses paroles le rappel inlassable et exigent : « Ne permettez pas que les pertes en vies humaines et les destructions dont vous avez été les témoins nourrissent en vos coeurs l’amertume et le ressentiment ! » Ainsi, la paix doit labourer profond. Mais elle peut y parvenir.

14/05/2009

Une Réponse pour “Le mur, « rappel incontournable de l’impasse »”

  1. Redigé par Des larmes d’homme | Pèlerins et nomades:

    [...] on… avance, au Sri Lanka la situation reste terrible. Le pape avait raison de dire que les murs sont des impasses, et d’opter sans détour pour un rêve de paix. Et des [...]