Tous les voyageurs sont des pèlerins

Du 30 mai au 1er juin, le festival « Etonnants voyageurs » tient à Saint-Malo sa 20ème édition. Sur le thème Monde en crise, besoin de fictions, il rassemble des « écrivains pèlerins ». Tous estiment, écrit Philippe Demenet, « qu’un auteur digne de ce nom doit se laisser chahuter, révéler, par tous les vents du large, pour trouver le souffle de la création ».

Avec ces mots, ça y est ! on est parti. Et l’on retrouve avec bonheur ces paroles de Jean Debruyne, à la fois prêtre et poète : « Je ne partirai pas seulement en voyage. Je deviendrai moi-même un voyage, un pèlerinage ». Belle perspective pour un temps de Pentecôte, où il faut hisser la grand-voile… de nos vies pour leur donner prise au vent. Et l’on comprend la parole de Jésus à Nicodème, venu le trouver de nuit pour l’interroger et l’écouter : Le vent souffle où il veut et toi, tu entends sa voix, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque est né de l’Esprit. [...] Ne t’étonne pas, si je t’ai dit : Il vous fait naître d’en haut. (Evangile de Jean 3, 7-8).

Quel bonheur ! de recevoir et d’ouvrir Pèlerin cette semaine, avec l’ensemble de ce dossier. Et avec son titre, que j’ai repris pour cette note, et qui nous donne à tous je crois, un sentiment d’oxygène pur, agréable par les temps qui courent. Ce titre est une phrase de Michel Le Bris, l’un des six écrivain[e]s qui racontent dans le magazine le voyage de leur vie. Oui, c’est un peu comme ça que j’aime penser les choses. Nous sommes des nomades, des transhumants, et le chemin de la vie est ouvert plein vent au souffle de l’Esprit. Alors belle fête de Pentecôte !

29/05/2009

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