Une rose blanche à Buchenwald et des paroles de paix

 Sentiment qu’il a du charisme Obama. Son prénom évoque la bénédiction, est-ce entièrement un hasard ? Et dans le monde comme il va, c’est du bonheur profond d’entendre des paroles de paix infatigables. Celles du Caire étaient tellement bonnes à entendre, après celles sans nuances de Bush pendant huit ans, qui mêlait Dieu inconsidérement aux choses et à ses choix politiques parfois de peu de vision. Qu’il est bon d’entendre cet homme à la parole et à la présence simples, Obama. On parle d’obamania. Ce n’est pas la meilleure chose qui puisse arriver. Le côté mania est peu porteur et sujet aux vents changeants. Les vents et la mania peuvent changer vite. Les paroles de paix non.

Donc au Caire, Obama, puis sans transition ou à peine, à Dresdes. Déjà tout un symbole. Mais aussi Buchenwald. Là les mots se taisent. Ils n’étaient que quatre ou cinq en ce lieu. Peu de mots, peu de gestes, mais symboliquement forts. Une rose blanche, l’expression d’une émotion totale et des paroles sans faille sur l’horreur. Et Elie Wiesel, nobel de la paix, juif qui a connu ces lieux, et son père aussi qui y mourut. Occasion pour Obama de redire une fidélité sans faille à Israël. Mais le rappel aussi de la justice pour que vienne, sans plus de retard, une paix… juste entre Israël et les palestiniens.

Il y a un mois, Benoit XVI (tiens ! son nom aussi signifie une bénédiction !), dans une parole semblable. Aujourd’hui Obama. Et il y revient, signe qu’il ne lâchera pas ce dossier. Tant de choses autour de la paix s’attachent à cette terre, que personnellement j’aime, profondément, mais qui souffre trop.

Puis ce furent  Caen, et Colleville-sur-Mer, et les paroles encore de la mémoire. De l’humanité profonde. Ce soir, le couple Obama est à Notre-Dame avant une soirée parisienne, en famille.

D-day, Jour-J… Il est des jours où on a le sentiment de grandir en humanité. C’est aujourd’hui. Respiration profonde. Un ange [de la paix !] passe. Bon dimanche !

 

 

06/06/2009

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