A Seclin et ailleurs, le chemin rude

« Un coup de massue, Monsieur ? Non, bien pire que ça : la mort ! Oui, Monsieur, bien plus qu’un coup de massue !  » C’est ainsi que s’exprime un homme de par chez moi, entendu ce soir dans un flash d’information, la mort dans l’âme et dans la voix, le souffle coupé de l’annonce de la fermeture de son usine près de Seclin, dans le Nord. Une usine, Monsieur, où on s’est toujours battu pour faire les objectifs que l’on nous donnait. Et voilà, on nous laisse tomber comme ça. Et des jeunes qui viennent d’acheter des maisons… Des cris d’hommes comme ceux-là – cet homme a le parler rude des gens de chez moi ! – traversent le coeur, éveillent en chacun le souffle solidaire, l’acuité du regard, toutes les formes d’éveil intérieur.

La vie est rude. Elle l’est en Iran, elle l’est près de Seclin et en d’autres lieux, où avec le choc de l’économie, le choc humain est terrible. Derrière les chiffres, des hommes, des femmes et des enfants… Et aussi rien que des hommes, des femmes et des enfants pour [r]éveiller l’espoir ou l’espérance, qu’à certains jours il faut aller chercher chez Dieu… uniquement.

17/06/2009

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