Détour et contours

La radio amène ce soir comme chaque jour son lot d’informations et aussi de désinformations, d’insistance sur le détail qui lasse sans construire, ou sur ceux que l’on aimerait garder dans l’ombre (comme l’histoire aujourd’hui même de ces travailleurs clandestins travaillant la nuit dans le métro parisien et dans des conditions que Zola aurait peintes et vigoureusement dénoncées). Mais au fil de la voix, c’est quelque chose du chant du monde qui me parvient, qui nous parvient. C’est l’histoire du monde en train de se construire dans le clair-obscur et les contours parfois indéfinis. Oui, on aimerait moins d’obsession sur le détail même piquant, et plus de regard large, profond. Entendre battre le coeur du monde. Ce qu’évoque peut-être cette étrange photo prise dans le métro parisien à une heure tardive où les jeux de lumière se conjuguent dans le flou, le clair et l’obscur.

JN i-phone sept 09 097

Me revient aussi la phrase bien connue : « On entend plus le fracas des murs qui tombent que le murmure du blé qui lève ». Et pourtant, comme aurait dit le vieux Galileo Galilée, et pourtant… il lève.

15/10/2009

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