Partance

L’instant d’avant est toujours important, comme le disait si bien Saint Exupéry dans son Petit Prince. Temps où l’on s’apprête. Le temps des espaces infinis qu’évoque cette photo au couchant, mais aussi cet olivier noueux. Ils me parlent doucement de Tibériade et des oliviers de Samarie et de Judée, à très peu de temps d’y partir moi-même, comme je l’évoquais sur ce blog il y a quelques semaines. Pèlerins… Près de quatre-vingt, dont vingt cinq ou vingt six en fauteuil roulant. Partir – ce lundi – pour le pays de la Bible, pays de paix en gestation si longue, terre d’Evangile… Aridité du désert qui dit tant de l’homme et lui parle au coeur. Verdoyante Galilée où semblent résonner à l’infini les Béatitudes. Bethléem, blottie derrière le Mur… comme au temps du recensement d’Hérode, mais l’histoire ne se reproduit pas, elle est un tissu continu même s’il est parfois déchiré, sur la terre où naquit Jésus, où il ouvrit une fontaine d’espérance. Jérusalem, ville sainte, aux clochers multiples, aux appels infinis aussi, lancés vers le ciel et lancés vers les hommes, qu’un jour resplendisse la paix…

Pèlerins… Et je vous emmène en pensée bien-sûr sur ces chemins infinis et ces routes, enc es paysages que je vous partagerai encore, soucieux comme au mois de Mai ici-même, d’ouvrir les voies d’un pèlerinage virtuel aussi… réel dans les profondeurs du coeur qu’un « vrai » pèlerinage. Mais qu’est-ce qu’un vrai pèlerinage ? Celui où l’on bouge à l’intérieur, et où Dieu parle au plus profond, au plus secret aussi, mystérieusement, pour chaque être.

5

olivier-noueux

07/11/2009

Comments are closed.