Donc attendre

Mouette en veille

Donc attendre l’aube, les premières lueurs qui disent la venue certaine du jour. Attendre et lire… les signes d’espérance, de vie, d’humanité profonde partout où elle se donne : dans des gestes simples souvent, ceux de tous les jours qui ont valeur d’éternité, qui en sont référence, inscription certaine dans le réel… L’éternité n’est pas une idée philosophique, elle est une part tangible de nous-mêmes. Elle est un consentement de l’humain à l’infini qui l’habite et passe par ses mains, ses gestes, son coeur, son travail, son labeur, sa peine, et aux heures bénies, sa joie profonde, son allégresse même.

A Noël et dans l’ « Avent » de Noël, il est question d’éternité tissée de maille serrée avec notre humanité, les jours de Dieu tissés aux notres, notre ordinaire marqué du poinçon lumineux du ciel, de l’infini de Dieu devenu rencontrable, humain. Qu’il est bon le temps de Noël, pour cela justement ! Les cadeaux quand il y en a, viennent en plus, en contrepoint, comme en musique le contre-point fait sentir de plus près le rythme principal et la mélodie essentielle.

Alors pour le moment en fait, attendre l’aube, comme le font les veilleurs. Comme le font ceux dont la nuit a été déjà longue, sans rien… ou presque, ou si peu… Ils sont nombreux – et combien de fois nous en sommes - les gens de la veille nocturne, dans les entre-deux de la nuit, les entre-deux de la vie, ceux éventuellement de la santé, ceux de la recherche, mais… de nuit, comme un jour le disait Jean de la Croix, ou Soeur Emmanuelle, ou encore Mère Térésa et quelques autres, tous gens du même bois que nous !

Peut-être neigera-t-il à Noël, et dans le tourbillon des flocons, nous entendrons l’infini en notes silencieuses et extraordinairement belles. Oui, s’il neigeait… !

22/12/2009

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