Voeux et flocons légers sur l’année qui commence

Loin de l’ordinateur en ce début d’année. Mais comme il est bon de poser ici en ces tout premiers jours de l’année des voeux, avec délicatesse, comme s’ils étaient friables, mais prêts aussi à éclore, quel que soit le froid. Souhaiter que cette année nouvelle soit un chemin de paix, pour les marcheurs d’infinis et les autres aussi. Pour ceux qui sans trêve veillent sur l’humanité, auprès et au loin. Il y a tant à faire auprès. Et tant à veiller aussi au loin.

Neige et froid se sont posés partout. Pékin enneigé, comme d’autres lieux. Comme si le froid et le manteau de blanc pouvaient apaiser ou reposer la terre, et la fonte des neiges féconder un sol de paix.

Oui, paix ! Je ne me fatigue pas de penser que ce mot dans les langues sémitiques – shalom, salam… – signifie non pas la paix politique ou celle-là d’abord, ni même la paix entre les êtres. Celles-ci sont supposées. Car shalom ou salam est plus grand encore. C’est comme le grand shelem – de même racine – que l’on connaît tous en différents domaines, souvent sportifs : la plénitude. Et cette paix là, quand on se la souhaite, mais peut-il y en avoir d’autres, vient de plus haut, vient de Dieu, et porte sa plénitude en l’homme qui ne s’en remet pas et en devient artisan. Artisan, ou artiste, ces deux mots aussi sont-ils si différents ?

Bonne année aux artistes. De tout genre.

04/01/2010

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