Transversale

Transversale ! Parce que c’est en transversal que j’avais envie de marcher, depuis plusieurs jours (cf. les dates de ce blog). Mais retenu par un bug qui m’empêchait d’avancer ici comme je le souhaitais, j’ai différé. Le blog a ses secrets que parfois il se refuse à livrer et la technique imposait de patienter. Mais la voie est rouverte, et la pensée demeure pour moi.

Transversal[es] ! Parce qu’aujourd’hui il est important de marcher parfois ainsi, cultiver les idées, les pensées, les rencontres, l’ouverture d’esprit… de façon transversale. Inter-disciplinarité dit-on dans les domaines de la recherche, compétences multiples ou croisées… Et la vie quotidienne se joue – ou du moins peut le faire !-, sur ce mode des rencontres parfois non prévues, mais éventuellement cultivées comme telles, qui croisent les horizons, les perspectives, les itinéraires. Les pèlerins, de Compostelle et d’ailleurs le savent bien. Et tous les marcheurs du quotidien.

Croisements donc, ou carrefours, même si le premier mot est plus évocateur, plus poétique peut-être que le premier.

Mais les uns et les autres, poétiques ou non, n’est-ce pas ce qui ponctue nos marches très quotidiennes ? Partout !…

Et l’idée m’en venait en feuilletant, en une première lecture… transversale le dernier n° de Pèlerin (avant que celui d’aujourd’hui n’arrive, mais le blog était freiné par le bug résolu que j’évoquais !). Soif de héros titraient une couv et des pages où Obama et Ingrid Bétancourt cotoyaient le Che, Soeur Emmanuelle, Clovis et de Gaulle, non loin du colosse Hercule. L’idée me venait : détacher la couverture, la mettre en poster sur le mur, et compléter ou élargir le tableau avec des portraits ou simplement des noms, de proches et de moins proches, d’ici et d’ailleurs, héros du quotidien. Et pourquoi pas nous, en teintes plus pastel, qui ont la timidité de cotoyer simplement de loin les couleurs vives, mais qui ont une douceur et une beauté pourtant infinies.

D’ailleurs, transversalité encore ! Dans le même numéro, les urgentistes (« aux urgences, le dialogue est permanent », je lis p. 11), héros de l’ombre et du quotidien d’une société qui aime aussi que les héros ne soient pas qu’en posters et statues, qu’ils se rencontrent. Et en poursuivant la transversale, je revenais en fait tranquillement aussi à l’édito : « On cherche des faiseurs de paix ! » Sur ce chemin là, la route des héros est ouverte, et il reste de la place !

15/01/2009

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