La médaille d’or… sous la cendre !

Sous la cendre, la braise. Peut-être est-ce là aussi le sens du rite que pratiquent les chrétiens au mercredi… des Cendres. L’expression, comme telle, fait allusion au signe extérieur du deuil ou de la conversion dans la bible : pleurs [intérieurs ?], liés à la tristesse du péché, quand on aspire à vivre ! Alors parlons cendres, et que tout le bois mort [en nous] soit prêt à s’enflammer. En ce cas, le carême, c’est 40 jours pour souffler activement sur la braise demeurée cachée sous la cendre, comme on le fait dans le foyer pour que jaillisse le feu et la lumière, comme on le fait ou faisait dans un feu de plein air, qui réchauffe aux jours froids, et rassemble.

Eh bien au temps du jeûne, tournons-nous vers les recettes. Celles de Pèlerin par exemple (n° 6637, 11 février), qui annonce à la une ses 7 façons de vivre le carême aujourd’hui. Précieux ces sept pistes pour qui n’est pas téméraire. Comme l’écrit Anne Ponce dans son édito : « Le Carême, top ou flop ? » Citation alors du philosophe Patrick Viveret, qui plaide assez simple : « partager, pour vivre intensément !… », plaidoyer pour la « sobriété heureuse ». On tourne alors les pages… du magazine en même temps que les pages intérieures. Et p. 32, Samuel Lieven effeuille la marguerite du carême réussi, pour « un printemps de la vie chrétienne » (V. Cabanac) : accéder à une nourriture spirituelle de qualité, partager la beauté des liturgies et des prières, se priver de quelque chose pour faire un don, aborder facilement des points personnels, décaler un peu son temps pour une aération intérieure, etc… 7 et 1000 façons de vivre le carême, qui finalement, si j’en crois ce que j’en pense, valent mieux qu’une ! Des recettes pour carême sans face de carême…. je prends. Et si vous avez de ces recettes, pas trop compliquées bien-sûr, pour le coup, répondez à ce blog. Mutualisons la recherche.

17/02/2010

3 Réponses pour “La médaille d’or… sous la cendre !”

  1. Redigé par MARILYNIC:

    J’aime bien l’image de la braise, sous les cendres. Nous avons 40 jours pour l’attiser, et si nous soufflons ensemble, ce sera plus facile.
    Avec les « gens de la rue » qui attendent le printemps avec impatience, il est hors de question d’avoir une face de carême. Eh bien, nous allons travailler sur l’idée d’un feu de plein air où chacun pourrait brûler ses pleurs et ses tristesses.
    Marilynic

  2. Redigé par jacques:

    Super-idée !
    Bon feu,
    amitiés,
    JN

  3. Redigé par Outsider friar:

    Sous la cendre de la tête, la braise au coeur. Ce cœur, il veut changer. Et le Carême dit: c’est pas impossible!