Eloge du négatif

Surpris en rentrant ce soir : un panneau d’affichage urbain plaide « l’éloge du négatif ». Un instant d’hésitation. Une apologie supplémentaire de tout et son contraire ? A priori je ne suis pas preneur. Mais vite le sous-titre de l’exposition : Éloge du négatif, les débuts de la photographie sur papier en Italie (1846-1862) [Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, avenue Winston-Churchill, Paris 8e. 01.53.43.40.00. www.petitpalais.paris.fr du 18 février au 2 mai]… Inattendu, mais pas mal (ci-dessous la photo de l’affiche).

Alors je me suis mis à penser aux envers d’images qui sont dans nos vies. Je pensais même au Carême, en pensant qu’il pourrait y avoir peut-être à travers cela, pour qui veut bien, une parabole cachée. Et si le carême était le temps de bien voir justement : le feu sous la cendre, la lumière sous la grisaille, la révélation – comme on dit en photo… et aussi en théologie ! – à travers même l’obscur. Voilà mes pensées du soir. Voir la lumière même à travers l’obscur. Et récirpoquement peut-être, percevoir l’obscur même en plein jour et en pleine lumière. Ce qui revient à ne pas être dupe ou en autres termes, à un travail de discernement, quoi qu’il en soit.

Je suis parti en me disant que finalement, il est bon ce titre. Il donne à voir. Et à penser. Envie de voir l’expo.

26/02/2010

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