Vers des eaux claires… et nourrissantes !

Soif de ne pas s’abstenir… des eaux claires, comme le font dans Paris ces pigeons manifestement assoiffés et que nul ne pourra déranger, ni le bruit, ni le passage de qui court par là. Soif des eaux claires, de celles qui vous désaltèrent en vrai, en profondeur, de celles qui par là vous nourrissent véritablement. Le temps que dure un Carême, c’est ce que l’on réapprend.

Et par temps d’élections, on se prend aux mêmes réflexes : éviter les discours frelatés, mais ne pas rester sur la rive. Car il faut des eaux claires et… nourrissantes aussi à la démocratie. Trop de pays, auprès et au loin, savent ce que signifie la mise au silence. Je pense à l’Irak où l’on vote au risque de sa vie, avant de porter le signe d’encre qui marquera que l’on a exprimé sa voix. Je pense  à la Thaïlande et à d’autres pays, où le vote quand il existe est si proche de la parodie, circulation sur voie unique. Il faut pluralisme des voix pour que les voies soient tenables, celles de la marche ensemble.

Oui, en période très verte et au souci écolo, on vérifiera la qualité de l’eau, celle que l’on boit, celle dans laquelle aussi en quelque sorte se jeter pour ne pas rester sur la rive seulement à regarder. Mais on rêve aussi aux eaux de toutes les traversées extraordinaires dans la Bible, de la mer dite Rouge ou des Roseaux à celle du Jourdain et jusqu’à celle de la tempête apaisée. Les eaux de la grande traversée pascale, toute proche, chaque jour.

16/03/2010

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