Vagues de couleurs

En ce moment, les évènements nous atteignent souvent par vagues. Il y a peu, une vague totale, de nuit, dévastatrice, en raz-de-marée, sur les bords de l’atlantique. Puis hier, une vague bleue pour emporter, sous la pluie battante et en serrant les dents, le « Grand shelem ». France – Angleterre et grand shelem (mot, au passage, très proche du mot shalom ou salam, qui dit une plénitude). Et aujourd’hui, une vague rose, dans laquelle le bleu ne vient qu’en frange, sur la côte est si l’on peut dire, et un rose que les analystes observent comme les signes du printemps, guettant aussi les traces de vert.

Et puis il y a, importante et lourde encore ce dimanche, la vague restée sur le rivage, la vague retenue, ce presque 50% d’abstention. Je suis de ceux qui pensent que l’on peut dire oui ou non, mais qu’il est essentiel de parler, de dire, d’exprimer, pour que soit vive et forte la démocratie, qui vit de la parole (contradictoire ou non) échangée, pour socle du bien commun. Et cela d’autant plus si l’on sent le bien commun compromis, ou si l’on sent que ce bien commun ne se porte pas assez bien. Je l’évoquais l’autre jour, la démocratie est un bien trop précieux. Il suffit de regarder le monde pour s’en convaincre.

Et puis rien n’est anodin. La vie de tous est trop précieuse pour que l’on n’y veille pas ensemble. Quelles que soient les vagues, en fait, ne pas s’abstenir de se jeter dans ce qu’hier durant le grand shelem, on a souvent appelé… la mêlée. Et en ces tous premiers jours du printemps, quoi qu’il en soit, chérir la couleur, même s’il faut la travailler avec soin, comme le fait le peintre pour la rendre plus belle et harmonieuse.

21/03/2010

Une Réponse pour “Vagues de couleurs”

  1. Redigé par tlse:

    juste un rectificatif car à la lecture je constate que vous n’êtes pas d’une région où le rugby se pratique car il s’agit du grand chelem et non shelem…mais cela ne remet point en cause le bien précieux qu’est la démocratie.