Politique : il est des événements que l’on attend !

Oui, il est des événements que l’on attend, de longue date, et on se réjouit profondément de les voir arriver ! Je pense tout particulièrement à ce qui m’a paru, durant ce week-end, l’événement majeur [pour la vie du monde et en terme d'espérance pour la vie des peuples] : la libération en Birmanie de la dissidente Aung San Suu Kyi, qui vivait en résidence surveillée depuis quinze ans ! Quinze ans de résistance pour la liberté, et d’espérance intacte, malgré on sait quel hiver qui lui fut imposé par la junte de Rangoun.

Impressionnant de voir la liesse populaire qui l’a entourée. Et sa parole à la fois infiniment frêle et forte, son désir de rassembler tous ceux qui voulaient s’opposer à la junte birmane dont l’étau est encore quasi-total. Le courage de la parole, d’une vie… Les commentaires sur la vie française m’ont paru comparativement avoir beaucoup moins d’horizon et de souffle.

Il est de larges horizons à ne pas perdre de vue : « faire notre les grandes causes de Dieu et du monde », disait Emmanuel d’Alzon, fondateur des Assomptionnistes. Ainsi nous veillerons sur l’espérance en toutes ses boutures, à l’image du quotidien La Croix qui ouvre aujourd’hui quatre semaines d’enquête sur « Ce qui va bien en France ». Avec réalisme, mais justement, sans céder au vent de morosité qui souffle fort cet automne, et on le comprend.

Je cite ces trois paragraphes pris sur lacroix.com, disant la trajectoire impressionnante et la résistance de Aung San Suu Kyi :

« L’opposante a passé près de 15 des 21 dernières années privée de liberté. Elle a sacrifié sa famille à la cause, en restant en Birmanie en 1999 tandis que son mari mourait d’un cancer en Grande-Bretagne, de crainte de ne pouvoir rentrer chez elle.

Elle n’a pas vu ses deux enfants depuis plus de dix ans. Kim Aris, son plus jeune fils, se trouvait encore à Bangkok lundi pour tenter d’obtenir un visa pour la Birmanie. Il s’est entretenu avec sa mère samedi soir au téléphone.

Nyan Win a indiqué que l’opposante souhaitait attendre l’arrivée de son fils pour se rendre à la pagode Shwedagon de Rangoun, où elle avait tenu son premier discours politique en 1988. »

Aung San Suu Kyi, bouture de printemps au coeur de cet automne très venteux.

15/11/2010

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