Marches en couleurs

Nous le savons, et sur une radio quelqu’un ce matin l’évoquait avec une pointe d’humour, sur l’air du jeu de mots : quand les choses ne marchent pas, on marche. Marche volontaire pour beaucoup, marche forcée aussi pour d’autres. Gandhi déjà marchait. Marche[s] non-violente[s] qui firent l’histoire, comme d’autres à Soweto, en Birmanie et en tant d’autres lieux, devenues emblématiques, et qui deviendraient une longue liste si on les énumérait toutes.

Quand un peuple est touché en profondeur, il marche, et sa marche souvent prend couleur, non seulement celle de ses banderoles et de ses différents signes d’appartenance, mais la marche elle-même, tout entière porte souvent la dominante d’une couleur, qui devient son identité, son signe : marches blanches, marche orange, marche safran…

Parce que la marche a partie liée avec la couleur !  Les couleurs du ciel et les couleurs intérieures. Les couleurs des vêtements aussi, que l’on se choisit pour se fondre au paysage ou s’ y poser doucement, ou encore pour s’en démarquer franchement. Et en lien aussi parfois avec le paysage intérieur. Aux couleurs qu’il porte, en bannière, calicot ou banderole, à ses couleurs d’appartenance, on reconnaît le marcheur.

Ce jeudi, les français vont marcher, aux couleurs mitigées. On ne sait en effet ces jours-là, si la marche est remède ou symptôme. Mais la marche, dans tous les cas, a partie liée avec la couleur. Que je vous souhaite envers et contre tout quand parfois le ciel est [trop] gris.
 
 
 

 

28/01/2009

2 Réponses pour “Marches en couleurs”

  1. Redigé par Au soir d’une journée fatigante | Pèlerins et nomades:

    [...] « Marches en couleurs [...]

  2. Redigé par Lourdes, Hanovre : vu du train, les signes du printemps tardent | Pèlerins et nomades:

    [...] Quand les choses ne marchent pas, on marche, écrivais-je sur ce blog à plusieurs reprises fin janvier. Ainsi les trains ne se ressemblent pas. Ils vont, parfois très vite, parfois lentement. Les uns sont des trains ordinaires, qui simplement mènent les gens d’une ville à l’autre, d’un point à un autre : pour leurs affaires, leur famille, leur dépaysement, leurs vacances, leurs pèlerinages. Celui de Hanovre – ce sont des choses que l’on ressent de façon plus aiguë dans la période que l’on traverse, là comme ailleurs -, est tout entier un train de l’espérance, ou peut-être du désespoir. De la reconnaissance aussi - de 20, 30 années de maison… qui sentent le poids du point final à l’horizon, plus noir qu’un ciel d’orage -. Ils est des marches ou des trains qui se refusent au train d’enfer, mais optent seulement pour la dignité. [...]