Israël retient son souffle

Oui, Israël vote ce mardi. Un vote attendu. Les événements de Gaza n’étaient probablement pas étrangers à cette effervescence montante. On dit les candidats au coude à coude, et les plus radicaux arbitreront. Le pèlerin de Terre sainte ne se sent pas étranger à toute cette effervescence et aux décisions qui vont se prendre et marquer une nouvelle étape de l’histoire. Il prie le ciel d’être aussi étoilé que celui que contempla Abraham tandis que Dieu lui faisait une promesse de bonheur « pour tous les peuple de la terre » (il faut relire le magnifique chapitre 12 de la Genèse, qui n’en finit pas de résonner encore dans tous les chapitres qui suivent).

Le pèlerin prie pour la paix dans cette terre d’incarnation. Il sait qu’il ne peut rêver, mais seulement prier, de tout son être, arcbouté sur la prière et sur le ciel comme le fut Moïse un jour où Israël affrontait un défi majeur pour sa survie. Moïse alors monta avec quelques uns au sommet de la colline dominant le champ de l’affrontement contre les Amalécites (et on peut aussi relire le livre de l’Exode au chapitre 17). Le récit est assez imagé pour poursuivre ainsi : « [...] Mais les mains de Moïse s’alourdissaient. On prit une pierre, on la plaça derrière lui, et il s’assit dessus. Aaron et Hour lui soutenaient les mains, l’un d’un côté, l’autre de l’autre. Ainsi les mains de Moïse demeurèrent levées jusqu’au coucher du soleil… » Quand Moïse de fatigue laissait retomber les bras, c’était la déroute d’Israël, qui l’emportait chaque fois que Moïse tenait dans cette rude mission, assis finalement sur une pierre et les bras levés.

Oui, il est des jours où il faut se soutenir ferme dans cette tâche de parler au ciel tandis que la terre cherche son chemin. Manifestement une tâche rude, mais merveilleuse, et à poursuivre sans trêve. Pour cette partie du monde et pour les autres aussi.

09/02/2009

Comments are closed.