Sur les traces de…

Evoquant routes et déroutes, solidarité et parfois survie, me reviennent ces mots d’Erri De Luca, parlant des grandes courses himalayennes. « La descente, dit-il, fait partie de la montée, elle t’incombe et tu dois l’exécuter avec la même précision, même si c’est avec une moindre dépense d’énergie. […] Dans la descente, on complète le sommet . Ce n’est pas une ligne d’arrivée, le sommet, parce que tu ne t’arrêtes pas là, il te faut descendre…». Et il ajoute ceci : « Aucune ligne d’arrivée n’a de valeur, si tu as laissé derrière toi un alpiniste en difficulté. » [Sur la trace de Nives, Gallimard, 2005, p. 52, 51 et 56, cité dans mon livre Nomades, Bayard, 2008, car ces mots définissent aussi tellement bien le pèlerin !]. Oui, mieux vaut se dérouter.

07/01/2009

Une Réponse pour “Sur les traces de…”

  1. Redigé par Mariem:

    J’aime beaucoup aussi ce livre d’Erri de Luca – et tous les livres de ce chercheur de pépites spirituelles.

    Et ce que vous dites sur « se dérouter ». Où l’on voit que la charité nous fait nous écarter de la route toute tracée.
    Et que, réciproquement, sortir de la route trop bien tracée par l’homme peut nous conduire sur des sentiers plus proches de Dieu et trouver ce trésor, l’expérience de la charité.
    Au risque d’être parfois… dérouté, au sens plus difficile du terme, en des moments de désarroi qui peuvent avoir aussi la vertu de nous éveiller.

    Merci pour toutes ces notes en marche, qui défrichent un beau sentier !