Voyage vers le Caucase, et plus si exil

Je reviens ce matin sur le voyage dans le Caucase entrepris hier, dans la présentation que je faisais du magnifique livre d’Anne-Laure Bondoux : Le temps des miracles. J’ai lu ce livre sur la suggestion de quelqu’un qui me l’a mis dans les mains, et ce livre m’a touché. Aussi je suis à la fois étonné et heureux qu’il soit édité aussi en format adulte, car je pense qu’il fait faire à quiconque le lit, un voyage dont on ne se remet pas vraiment… et tant mieux ! On souhaiterait qu’il en soit ainsi en tant d’autres moments dans la vie, pour les choses essentielles.

A l’occasion de cette nouvelle édition du livre, l’auteur revient sur ce qu’il représente pour elle. Elle le fait en des mots simples, évoquant la part dans ce roman, de questions et de préoccupations personnelles en même temps que de réminiscences diverses. Ainsi, dit-elle,  « vous trouverez dans ce livre un immeuble communautaire, un verger merveilleux, un atlas, des routes partant vers l’horizon, beaucoup d’espoir, des mensonges, et… la pure vérité« . Et c’est bien ce mélange qui probablement nous touche, au plus profond, sur le lieu de « la pure vérité ». On se prend alors à regarder le monde autrement, et aussi la vie. On réentend aussi comme en échos illimités, ces mots trouvés un moment dans le livre, et qui justifient, sans véritable souci de le faire, le choix du Caucase, magnifique et rude : « notre planète ne manque pas d’endroits dangereux pour les enfants… ».

Et c’est aussi cette simple mais rude vérité qui bouleverse, tout au long du livre, comme probablement dans la vie quotidienne. Aussi cette note ne me distrait pas vraiment de la vie quotidienne. Bonne lecture, et dans quelques heures, bon week-end !

27/03/2009

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