Printemps en Nivernais

Chemins infatigables, pas pèlerin. Les chemins de Lourdes que j’aime arpenter passent cette année sans lassitude ni trêve par Nevers, le lieu où Bernadette Soubirous choisit de vivre sa vie, plusieurs années après les apparitions de 1858. Elle vint en 1866 à Saint Gildard, le couvent des Sœurs de la Charité et de l’Instruction Chrétienne de Nevers, chez lesquelles elle entrait. C’était cette forme de vie là, fondée sur le service et la prière, et sur l’eucharistie, qu’elle choisissait pour façonner désormais jour après jour son existence.

J’y étais fin janvier, avec plus de 250 personnes, pour préparer le Pèlerinage National de cet été (11-16 août). Et j’y suis revenu en ces journées printanières, voir Nevers autrement – en fleurs cette fois et dans les premiers chants d’oiseaux – avec une cinquantaine de directeurs de pèlerinages soucieux de se former et réfléchir : sur les enjeux du pèlerinage dans une vie d’homme ou de femme aujourd’hui… Et sur le message de ce lieu de Nevers.

Je ne vous lasserai pas avec une reprise des débats et apports – au demeurant très riches  – mais vous emporte en images : au couvent saint Gildard, et dans la ville de Nevers à l’histoire riche et presque aussi vieille que les méandres de la Loire. Son château, ses faïences, sa cathédrale dont l’histoire fut contrariée par un incendie qui l’a fait passer, dans la reconstruction, du roman au gothique. Dans la cathédrale aussi, les vitraux modernes, qui furent peu à peu installés, jusqu’à date très récente, les anciens ayant été détruits en même temps qu’une partie importante de l’édifice lors des bombardements que subit la ville durant le conflit de 39-45. Les nouveaux vitraux peuvent surprendre le visiteur qui les découvre pour la première fois. Les bâtiments aussi marchent, bougent, évoluent… Et leurs pierres, faïences et vitraux reflètent discrètement la vie, le mouvement des hommes !

Les photos suivront sous peu !

Bon week-end !

03/04/2009

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