Sur le chemin de la pensée simple…

Cette pensée pleine de fraîcheur, ce matin, pour donner goût au week-end et au repos ou à la détente, que l’on serait peut-être bien inspiré d’ailleurs de ne pas supprimer, ni trop modifier ou déstructurer [le fameux travail du dimanche me semble une idée assez peu porteuse, pour ne pas dire une contre-idée, dans une société qui a besoin de travailler... vraiment, et de se reposer et vivre, et qui a profondément besoin de rencontres et de lien social].

Oui donc, cette pensée piquante : « Vivez tant que vous êtes vivants, faites quelque chose, un coup de folie, ou mieux, qui sait, si vous venez de dîner, faites tranquillement la vaisselle. » Voilà un moment que cette pensée m’étonne et me travaille. Je la dois à Jean Sulivan, à la fois prêtre et poète, mort il y a quelques années, qui avait le regard vif et la pensée parfois subversive, qui savait cueillir des fruits au goût vif sur les chemins communs. Je vous souhaite de ce bonheur simple et tonique.

Mais aussi cette pensée de l’abbé Pierre, que je retrouve ce matin : « L’unique pensée qui me remplissait l’âme c’était : ‘quand on a mis sa main dans celle des pauvres, on trouve à l’heure de mourir la main de Dieu dans son autre main’. »

Il est sûrement des chemins simples à ne pas manquer.

10/01/2009

3 Réponses pour “Sur le chemin de la pensée simple…”

  1. Redigé par Alina:

    Cher Jacques, je me suis permis de donner un extrait du poème qui est en marche au coeur de ton livre, sur mon blog aujourd’hui.
    Ces phrases que tu cites sont très belles, et j’ai envie d’ajouter à celle de l’abbé Pierre : « … et à l’heure de vivre »…

  2. Redigé par jacques:

    Merci de ce complément, auquel j’adhère entièrement…
    Et merci de la référence au poème…
    Bonnes routes ou / et bons chemins…
    avec mon amitié

  3. Redigé par Thierry:

    Belles phrases et belles pensées … en effet;
    Il est tout a fait juste aussi de définir l’idée du travail dominical comme une « contre-idée », les pélerins savent bien que la contemplation est la matrice de toute action vraie, ce n’est plus de travail dont il faut parler c’est d’agitation permanente. Faire une pause, se poser, une fois par semaine, contempler, laisser la nature créer et se laisser inspirer … Tout cela semble tellement loin de nous …
    Merci Jacques