La démocratie est un bien précieux

Une certaine tristesse, mieux vaut l’avouer, de voir le taux d’abstention aux élections ce dimanche. Elections européennes ! Peut-être le débat – qui est le propre de la démocratie justement – n’a pas été assez nourri ou assez sérieusement nourri. Je veux dire : débat sur les grandes questions et non petites phrases assassines, qui sont à l’opposé de ce qu’est véritablement le débat, sur ce qui construit l’avenir ensemble.

Une certaine tristesse car la démocratie est un bien précieux, très précieux. Beaucoup nous envieraient dans le monde la possibilité d’élections justes, équitables, libres. Les institutions sont rôdées sur ce plan de ce côté-ci du monde. Reste l’engagement de chacun, car il est incontournable. C’est ce que dit la première partie du mot démocratie. Il s’agit d’un peuple qui s’organise, échange, débat, pour aller de l’avant. La marche pèlerine à ce titre, et la marche des peuples, sont proches parentes. Par la marche… en avant.

Il suffit de regarder à l’entour, et de voir des présidents depuis… plusieurs décennies. Ils s’en vont – ils meurent – et personne ne sait s’il faut être entièrement tristes. Certains pensent que non.

Parce que la parole est le propre de l’homme. La parole vraie. Et la marche en avant, et chaque fois que possible, ensemble.

09/06/2009

3 Réponses pour “La démocratie est un bien précieux”

  1. Redigé par tlse:

    oui la démocratie est triste, peu de personne semble comprendre la chance que nous avons de pouvoir nous exprimer librement, comme bon nous semble…il est dommage que certains ne le comprennent pas…et il ne s’agit pas que de la jeune génération
    On entend partout que ce n’est pas bout de papier qui va tout changer, et pourtant c’est comme les gouttes d’eau qui mises ensemble forme un océan…alors rêvons d’urnes pleines citoyens pour que notre papier face avancer le monde.

  2. Redigé par Marie 53:

    Bonjour à tous,

    Des gouttes d’eau qui, mises ensemble, forment un océan de…chômeurs qui « crèvent la gueule ouverte » sur les trottoirs de nos villes et à nos portes pendant que nos dirigeants se mettent le fric de nos impôts dans les poches avant de prendre une retraite imméritée sur le lit de billets qu’ils se sont constitués.

    Des gouttes d’eau qui, mises ensemble, forment un océan de chômeurs quinquagénères (les 1950-1959) qui, à cause de leur âge, sont refusés pour des emplois possibles parce qu’ils ne sont plus assez productifs et beaucoup moins malléables que les jeunes qui commencent leur carrière de travail. L’expérience des quinqua n’est pas intéressante…Et la perspective de la retraite…pas très loin n’intéresse pas non plus ceux qui proposent les emplois. Bref, pas une « mise au rebut mais..presque !!!
    Quand on ne rencontre pas aussi des regards de haine dans les salles d’attente pour des entretiens d’embauche : Individualisme, arrivisme ++++.

    Oui, la démocratie est une richesse et un bien précieux.

    A condition que les beaux discours et les belles promesses faites à chaque élections (sans parti pris pour qui que ce soit) soient tenues. Ce qui n’est guère le cas et ne fait pas aller de l’avant mais plutôt stagner, voire même régresser.

    Excusez-moi, vous tous qui me lisez, je suis très dure mais j’ai la très nette impression (quinqua, au chômage depuis 18 mois) après tous les refus encaissés (milieu para-médical) d’être inutile, de ne plus servir à rien dans la société où je survis…

    Pourtant, je crois en l’Espérance de la Vie, de la Parole Vraie, de la Marche en avant…

    Dieu écrit droit avec des lignes courbes…

    L’Esprit donne la vie… St Paul.

    Que tous, dans le monde, nous puissions entendre la Parole du Christ : « La paix soit avec vous ».

    Amicalement,

    Marie 53

  3. Redigé par Robillard:

    Ce qui me fais rire et m’attriste à la fois, c’est que l’UMP s’estime Victorieux des élections européennes alors que l’ensemble des partis qui lui sont opposés sont, si je ne me trompe, majoritaires. Cette erreur de jugement risque d’aggraver très sérieusement le climat social sachant que se sont toujours les petits qui payent les erreurs des dirigeants.