Jeudi 24 mars 2011


Passer posément au milieu des trésors que la foi a sculptés, bâtis, polis… Traverser le présent en sentant l’histoire vous porter, vous engendrer peut-être. Passage par Toulouse chantée  par Nougaro et riche de tout ce trésor et de tant d’autres encore. Comme en d’autres lieux, dont on ne parle pas toujours ou très peu, mais qui portent, même plus discrète, la même trace du temps et de la foi des générations. On ne naît pas de rien. Et on poursuit l’inscription des convictions et de la vie, de la foi.

Vagues de violence, vagues de solidarité aussi, vague bleu marine dit-on de façon nouvelle, vagues du tsunami. Responsabilité face à l’histoire. Traces humaines qui façonnent les générations et le trésor – parfois pauvre – qu’elles laissent.

Bonheur aussi, au coeur des temps que nous vivons, de laisser le passé féconder encore le présent, comme une vague des profondeurs, une vague longue.

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Mercredi 23 mars 2011


La nature somnole encore. Ici et là pourtant, elle éclate en bourgeons et en fleurs, annonce de plus en plus résolue du printemps. Nos marches intérieures et marches à l’étoile sont semblables à cet éveil. Le chemin de Pâques suit mystérieusement ce cours…

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Vendredi 18 mars 2011


Carême et marche vers Pâques. Le marcheur s’allège en marchant et s’habille peu à peu intérieurement d’essentiel : une Parole qui vient et le sculpte, travail des landes rebelles. Il y faut du temps sûrement pour que les chemins humains deviennent chemin d’Evangile, d’une Rencontre… Marche résolue en avant. Lever de printemps. Si près d’un temps où le calendrier l’affiche et la nature l’attend, et nous aussi. Belle marche !

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Samedi 12 mars 2011


Oui, jeûner en chemin, pour que la marche soit plus légère et aussi plus assurée. Donner peu à peu de moins en moins de poids à ce qui semble ou semblait en avoir ou en prendre tellement. Reconsidérer le poids des choses, leur valeur, leur importance, à l’aune secrète de la rencontre de Dieu.

Et ces quelques mots de Benoît XVI, glanés encore au fil de la marche, et comme pour qu’elle soit plus tonique : « En appauvrissant notre table, nous apprenons à vaincre notre égoïsme, pour vivre la logique du don et de l’amour en acceptant la privation de quelque chose (…). La pratique du jeûne n’a rien d’intimiste mais ouvre à Dieu et à la détresse des hommes. »

Le chemin se fait plus léger, et la vue peu à peu plus large. Changement !

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Jeudi 10 mars 2011


Oui, en chemin des 40 jours, ces mots glanés comme du blé mûr qui sent bon le froment et que l’on garde en main quelque temps avant de s’en nourrir…

« Le véritable amour, solide, durable,
est celui qui cherche le bonheur des autres
en même temps que son propre bonheur. »
(Sœur Emmanuelle)

« L’unique pensée qui me remplissait l’âme, c’était :
‘quand on a mis sa main dans celle des pauvres,
on trouve à l’heure de mourir,
la main de Dieu dans son autre main’… »
(Abbé Pierre)

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Mardi 8 mars 2011


 

Mercredi « des Cendres » ! Peut-être passe-t-il plus inaperçu que le Mardi gras. Pourtant il marque un point de départ, comme peuvent le comprendre les grands sportifs, ou les navigateurs, les montagnards. Il est des temps où il faut s’entraîner sans trêve, parce que l’enjeu est décisif. Décisif pour le chrétien, que sa vie se configure entièrement au Christ. Défi redoutable, mais incontournable, et au plus profond, n’est-il pas le chemin du bonheur ?

40 jours ! C’est le temps que Moïse resta sur la montagne tandis que Dieu lui parlait et lui donnait des paroles essentielles à transmettre à son peuple (Exode 24, 18). C’est aussi le temps que le prophète Elie, épuisé et prêt à mourir, mais nourri de pain et d’eau par un « ange » qui le réveilla et le sortit de sa torpeur, marcha, infatigablement, jusqu’à la motagne de Dieu, l’Horeb (1 R 19).

Ainsi Elie et Moïse, très différents, sont-ils frères, à travers le temps, sur le chemin de l’essentiel dont aujourd’hui encore nous vivons.

Jésus lui-même fut entraîné par l’Esprit au désert où il demeura pendant 40 jours et 40 nuits, lui aussi. Il jeûna. Dépouillement total, mais dit l’évangéliste Marc, « les anges le servaient » (Mc 1,12-13).

L’homme ne se nourrit pas seulement de pain, mais de la Parole donnée par Dieu. 40 jours pour réapprendre ce chemin et se laisser gagner ainsi par la Résurrection !

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Jeudi 3 mars 2011


Libye, Tunisie, Bahreïn, Algérie, Yemen… Trouvé cette phrase, qui semble vouloir dialoguer tenacement avec l’actualité, au Proche-Orient et ailleurs : « Il est grand temps de rallumer les étoiles » (Guillaume Appolinaire). Une phrase lancée comme un souhait, une prière… vers le ciel.

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Lundi 21 février 2011


« Jérusalem de lumière », chante entre contemplation et étonnement sans fin un grand classique en hébreu. Nuit, grisaille parfois, et lumière matinale, clarté totale, saisissent celui qui s’arrête en ce lieu. Bethléem ! Il est deux étymologies à ce nom : la maison du combat ou bien celle du pain. On choisit la seconde, même si la pâte parfois prend du temps pour lever. Le pain rassemble, nourrit et se partage. C’est un fondamental humain. Jérusalem, quant à elle, porte l’étymologie commune de ville de la paix. Mais à strictement parler, la forme du mot en hébreu invite à traduire la ville des deux paix : celle présente et celle à venir, ou celle du ciel et celle de la terre ? Le commentaire est illimité, mais la paix irréfutable. Et la lumière d’Orient, c’est tout cela. En ces lieux où pour le chrétien la Nativité et la Résurrection ont éclairé l’Histoire. Aurore d’humanité !…

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Jeudi 17 février 2011


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Samedi 22 janvier 2011


Lourdes, au coeur de l’hiver, par un froid vif mais une luminosité étonnante. Et marcher dans la nuit, dans ce froid, jusqu’à la Grotte. Y demeurer pourtant, et y porter le monde. Y prononcer cette litanie des prénoms qui habite le coeur et se transforme en ce lieu en prière en laquelle il n’est plus de frontière. Sentiment encore, dans la solitude mais la clarté de ce lieu, que le ciel et la terre se rencontrent. Présence discrète mais douce et immense de la clarté de Dieu.

Ainsi la prière monte dans la nuit, à plein coeur, petite foule seule et porteuse de l’immensité. Bonheur.

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