Dimanche 9 janvier 2011


Bethléem, selon l’étymologie, la « maison du pain », ville si riche d’attente messianique et de paix. Ville dont les évangiles reparlent en ces temps où bien plus haut ou plus loin que les sapins, les croyants fêtent Noël et l’incarnation de notre Dieu. Ville en attente de paix totale puisque les Ecritures la promettent, prenant source justement en ce lieu.

Ces jours je pars pour Jérusalem, ville de la paix, et Bethléem, maison du pain donné…

Pensée pour vous tous. Je vous emporte  en pensée sur ces chemins d’humanité profonde et de paix.

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Dimanche 2 janvier 2011


 

Belle année 2011 !

 

Elle s’ouvre sous la neige, comme pour entrer à pas feutrés mais lumineux, et guider les nôtres sur des chemins éclairés de même lumière. Visages, rencontres, travaux, rêves, labeurs, soucis, pensées, marches… seront ainsi chaque jour des pas, instants d’éternité que la neige, là où elle est tombée et demeurée, laisse pressentir comme chemin de lumière… que je vous souhaite de tout coeur. Belle année 2011 !

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Lundi 27 décembre 2010


Chacun va son chemin. Noël est passé. Mais non ! Noël ne passe pas. Les textes anciens disent que Dieu a pris demeure en terre humaine, très humaine. Les anges ont enchanté le ciel, et la terre, annonçant Paix aux hommes, car Dieu les aime. Ces textes anciens ont fait bouture en terre des hommes, depuis toujours. Et cette Parole est prise en relais dans des coeurs et des corps de femmes et d’hommes, dans leur Histoire. Dans la nôtre. C’est la foi, ce mouvement étonnant qui emporte des vies les rendant assez fortes pour traverser le temps, les rendant assez claires pour traverser l’obscurité.

Et les vieux textes ont tant de jeunesse…

Poursuite ici, des « Lectures savoureuses de la Bible », qui laissent ou aimeraient laisser la Parole venir par tous les pores de la peau, avec étonnement, bonheur… Aujourd’hui, La Bible et l’art de voir…

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Jeudi 23 décembre 2010


Noël est si proche… Une ouverture du ciel. Dieu à visage d’homme, entrant dans la plénitude de l’humanité, qui s’en trouve doucement éclairée. Rayon de soleil d’hiver, qui peut gagner sur le froid, qui a tant de visages.

Joyeux Noël !

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Mardi 21 décembre 2010


 Au creux du rocher de Massabielle, à Lourdes, cette crèche, en attente de naissance. Une crèche imagine toujours. Lorsque François d’Assise l’imagina il y a longtemps, il voulait de vrais animaux, de la vraie paille… qui rapidement n’était plus dorée du tout, de la paille d’étable. Pour que l’on imagine jusqu’où prenait l’Incarnation en terres arides, en terres de labour, en terre humaine, jusqu’où Dieu allait quand il entrait en humanité. Les chemins des hommes alors devenaient chemins de Dieu. Ceux de Dieu avaient croisé et adopté ceux des hommes !

Ainsi les crèches imaginent, toujours ! Elles imaginent les lieux, les reliefs, les visages. Pour les lieux, on a abandonné les papiers rocher d’antan, en les regrettant peut-être secrètement. Ici ou là, on imagine les murs d’une ville, ou ceux de Bethléem, ou des tentes d’Irak et d’ailleurs, celles des terrains vagues de l’espérance en attente rugueuse, où la vie est à conquérir chaque jour, et l’espérance… aussi. Quand les crèches portent ces couleurs là, elles pressentent ce que signifie aujourd’hui même l’incarnation de Dieu en humanité.

Mais les visages !… Tous mériteraient de figurer ici : visages rugueux, dévastés parfois par la vie, visages d’attente, visages de toutes couleurs, de toutes rides, visages portant sur eux la strie des larmes, celles de l’usure, de la tristesse. Visages aussi, bien-sûr, du bonheur simple. La vie est multiple, et elle est profonde, comme une terre de labour quand le soc la retourne en attente du printemps et du fruit.

Les visages de cette crèche blottie depuis quelques semaines dans le rocher de Lourdes donne à Joseph et Marie les traits de la confiance et ceux de la dignité, comme si le ciel les avait déjà traversés. Comme si sa lumière les avait doucement touchés.

Peut-être est-ce le cas de notre propre visage. De tout visage. Car c’est aussi cela Noël. Déjà joyeux Noël !

 

 

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Samedi 11 décembre 2010


8 décembre 2010. Soleil sur Lourdes pour fêter l’Immaculée, tandis qu’une neige très vite lourde et grise bloquait la moitié Nord de la France, qu’on l’ait vue ou non… Je pense à de curieux débats sur la météo ! Et envers et contre tout, poursuivre le chemin de l’Avent, d’une venue de Dieu qui surprend plus encore. Bonne route !

Et la galerie complète des photos. Oui, il a bien neigé ce jour là !

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Vendredi 3 décembre 2010


Depuis quelques jours est commencée la période de l’Avent. Oui, de l’AVENT, ce temps que les chrétiens nomment ainsi, et qui mène à Noël, un temps d’attente. On se souvient des hésitations sur certains mots quand on était petit. Alors : avant ? ou avent ? Et d’autres mots encore parfois plus difficiles. Mais allez donc chercher la différence, quand vous êtes petit, tout jeune, sans tout ce jeu des mots qui s’imprime peu à peu dans la vie avec le temps, les lectures, les rencontres !

L’avant (avec un a) est déjà passé. L’Avent (avec un e, et le A majuscule, pour signifier le sens tout à fait particulier) vous arrive, comme une brise par la fenêtre ouverte aux premiers jours du printemps, ou comme une irruption qui bouleverse le présent. Le P. Christian de Chergé de Tibhirine, en parlait de façon simple et lumineuse. Dieu vous arrive, survient en votre vie, qui de ce fait se prend d’éternité, puisque celle-ci y germe.

Voilà, nous sommes donc entrés dans l’Avent. Dieu nous vient, vient vers nous, bouleverse le présent. C’est beaucoup plus qu’envisager Noël et de le prévoir : Noël vous arrive, comme la naissance de Dieu en terre humaine, sur nos terres proches.

Et ces jours-ci, pour moi, une traversée de la Bible, avec une interrogation sur la façon de lire : lit-on avec sa tête ? Ou bien aussi avec son corps ? Un rabbin (Marc-Alain Ouaknin) qui aime l’humour en même temps que la réflexion de fond, a écrit un livre au titre drôle et riche : Lire aux clats, éloge de la caresse. Un livre très sérieux en fait, et pas forcément facile à lire, mais qui m’a peut-être, je ne sais, inspiré un autre titre : « Lire à plein corps ». Une réflexion sur la lecture de la Bible, et tout ce qu’elle engage dans le lecteur, qu’elle dérange, emmène sur des chemins où se reconfigure son coeur, son être, où Dieu lui arrive aussi, par le chemin d’une histoire dans laquelle il se révèle et… nous révèle autrement. Invitation à lire, et peut-être au bonheur de lire

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Mercredi 24 novembre 2010


Oui, absent de la toile ces derniers jours, pour cause de surcharge. Une rencontre importante en région lyonnaise, le Chapitre de la Province de France de l’Assomption, auquel je participais.

Un Chapitre est un moment assez essentiel, durant lequel une famille religieuse relit le chemin parcouru depuis le dernier Chapitre, et trace les lignes importantes des projets qu’elle entend mener dans les années qui s’ouvrent. Pour la Province de France des Assomptionnistes, il a lieu actuellement tous les 6 ans.

Un Chapitre est un moment très tonique : d’ouverture, d’attention aux autres et au monde, de prière, de projets, de disponibilité au souffle de l’Esprit. Il s’achevait ce samedi 20 novembre avec l’engagement de 21 laïcs assomptionnistes, des laïcs désireux de vivre dans l’esprit de l’Assomption, de participer de près à sa vie, à ses projets.

Et le 21 novembre, dimanche, en la fête du Christ-Roi, résonnait fortement la devise qu’Emmanuel d’Alzon donna à la famille de l’Assomption qu’il fonda : « Que ton règne vienne ! » Des paroles essentielles du Notre Père, la prière que Jésus enseigna à ses disciples, et qui guident jour après jour la vie des Assomptionnistes. L’émission du Jour du Seigneur sur France 2, était en direct de Valpré. Un tour d’horizon des grands projets de l’Assomption, résumés pour l’émissiopn dans ces mots porteurs : « Dire Dieu au quotdien ». Je vous invite à cette heure et demi de projets, de chants, de prière, d’écoute de la Parole de Dieu

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Lundi 15 novembre 2010


Oui, il est des événements que l’on attend, de longue date, et on se réjouit profondément de les voir arriver ! Je pense tout particulièrement à ce qui m’a paru, durant ce week-end, l’événement majeur [pour la vie du monde et en terme d'espérance pour la vie des peuples] : la libération en Birmanie de la dissidente Aung San Suu Kyi, qui vivait en résidence surveillée depuis quinze ans ! Quinze ans de résistance pour la liberté, et d’espérance intacte, malgré on sait quel hiver qui lui fut imposé par la junte de Rangoun.

Impressionnant de voir la liesse populaire qui l’a entourée. Et sa parole à la fois infiniment frêle et forte, son désir de rassembler tous ceux qui voulaient s’opposer à la junte birmane dont l’étau est encore quasi-total. Le courage de la parole, d’une vie… Les commentaires sur la vie française m’ont paru comparativement avoir beaucoup moins d’horizon et de souffle.

Il est de larges horizons à ne pas perdre de vue : « faire notre les grandes causes de Dieu et du monde », disait Emmanuel d’Alzon, fondateur des Assomptionnistes. Ainsi nous veillerons sur l’espérance en toutes ses boutures, à l’image du quotidien La Croix qui ouvre aujourd’hui quatre semaines d’enquête sur « Ce qui va bien en France ». Avec réalisme, mais justement, sans céder au vent de morosité qui souffle fort cet automne, et on le comprend.

Je cite ces trois paragraphes pris sur lacroix.com, disant la trajectoire impressionnante et la résistance de Aung San Suu Kyi :

« L’opposante a passé près de 15 des 21 dernières années privée de liberté. Elle a sacrifié sa famille à la cause, en restant en Birmanie en 1999 tandis que son mari mourait d’un cancer en Grande-Bretagne, de crainte de ne pouvoir rentrer chez elle.

Elle n’a pas vu ses deux enfants depuis plus de dix ans. Kim Aris, son plus jeune fils, se trouvait encore à Bangkok lundi pour tenter d’obtenir un visa pour la Birmanie. Il s’est entretenu avec sa mère samedi soir au téléphone.

Nyan Win a indiqué que l’opposante souhaitait attendre l’arrivée de son fils pour se rendre à la pagode Shwedagon de Rangoun, où elle avait tenu son premier discours politique en 1988. »

Aung San Suu Kyi, bouture de printemps au coeur de cet automne très venteux.

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Jeudi 11 novembre 2010


C’est ainsi. L’été de la Saint-Martin, c’est selon. Mais pas pour cette année apparemment. Et c’est donc le 11 novembre, anniversaire essentiel puisqu’il rappelle, comme en creux, le devoir d’humanité et de résistance à l’inhumain et aux forces de la mort. Et même si l’événement s’éloigne (1914-1918), la mémoire est intacte. Elle est même vive en ces jours, où l’on fête aussi, à juste titre, la mémoire du « départ » du général De Gaulle… Bien-sûr on aimerait moins de revendications d’héritage : plus silencieux, pour l’intégrer plus profondément, et respecter le fait que cet héritage n’appartient pas, il est à ceux qui en vivent. Le proverbe affirme que « c’est quand l’arbre est abattu que l’on mesure sa grandeur ». Dans ces jours de mémoire, il semble en tout cas bien en être ainsi. C’est avec le temps et le recul que l’on (re)découvre la richesse immense de cette grande trajectoire parcourue et tracée par l’homme du 18 juin aux heures noires.

Ainsi va la mémoire active, la mémoir vive… Comme celle des paroles de Jésus éveillant le croyant. Mémoire vive, très vive, qui est même plus qu’une mémoire : l’irruption lumineuse du futur dans le présent…

Ciel de grisaille et de vent, et… éveil de la mémoire, qui ouvre l’homme et le temps.

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