Clarté de Noël

Lundi, décembre 27th, 2010

Chacun va son chemin. Noël est passé. Mais non ! Noël ne passe pas. Les textes anciens disent que Dieu a pris demeure en terre humaine, très humaine. Les anges ont enchanté le ciel, et la terre, annonçant Paix aux hommes, car Dieu les aime. Ces textes anciens ont fait bouture en terre des hommes, depuis toujours. Et cette Parole est prise en relais dans des coeurs et des corps de femmes et d’hommes, dans leur Histoire. Dans la nôtre. C’est la foi, ce mouvement étonnant qui emporte des vies les rendant assez fortes pour traverser le temps, les rendant assez claires pour traverser l’obscurité.

Et les vieux textes ont tant de jeunesse…

Poursuite ici, des « Lectures savoureuses de la Bible », qui laissent ou aimeraient laisser la Parole venir par tous les pores de la peau, avec étonnement, bonheur… Aujourd’hui, La Bible et l’art de voir…

Avent : le temps qui vient

Vendredi, décembre 3rd, 2010

Depuis quelques jours est commencée la période de l’Avent. Oui, de l’AVENT, ce temps que les chrétiens nomment ainsi, et qui mène à Noël, un temps d’attente. On se souvient des hésitations sur certains mots quand on était petit. Alors : avant ? ou avent ? Et d’autres mots encore parfois plus difficiles. Mais allez donc chercher la différence, quand vous êtes petit, tout jeune, sans tout ce jeu des mots qui s’imprime peu à peu dans la vie avec le temps, les lectures, les rencontres !

L’avant (avec un a) est déjà passé. L’Avent (avec un e, et le A majuscule, pour signifier le sens tout à fait particulier) vous arrive, comme une brise par la fenêtre ouverte aux premiers jours du printemps, ou comme une irruption qui bouleverse le présent. Le P. Christian de Chergé de Tibhirine, en parlait de façon simple et lumineuse. Dieu vous arrive, survient en votre vie, qui de ce fait se prend d’éternité, puisque celle-ci y germe.

Voilà, nous sommes donc entrés dans l’Avent. Dieu nous vient, vient vers nous, bouleverse le présent. C’est beaucoup plus qu’envisager Noël et de le prévoir : Noël vous arrive, comme la naissance de Dieu en terre humaine, sur nos terres proches.

Et ces jours-ci, pour moi, une traversée de la Bible, avec une interrogation sur la façon de lire : lit-on avec sa tête ? Ou bien aussi avec son corps ? Un rabbin (Marc-Alain Ouaknin) qui aime l’humour en même temps que la réflexion de fond, a écrit un livre au titre drôle et riche : Lire aux clats, éloge de la caresse. Un livre très sérieux en fait, et pas forcément facile à lire, mais qui m’a peut-être, je ne sais, inspiré un autre titre : « Lire à plein corps ». Une réflexion sur la lecture de la Bible, et tout ce qu’elle engage dans le lecteur, qu’elle dérange, emmène sur des chemins où se reconfigure son coeur, son être, où Dieu lui arrive aussi, par le chemin d’une histoire dans laquelle il se révèle et… nous révèle autrement. Invitation à lire, et peut-être au bonheur de lire

Vers des eaux claires… et nourrissantes !

Mardi, mars 16th, 2010

Soif de ne pas s’abstenir… des eaux claires, comme le font dans Paris ces pigeons manifestement assoiffés et que nul ne pourra déranger, ni le bruit, ni le passage de qui court par là. Soif des eaux claires, de celles qui vous désaltèrent en vrai, en profondeur, de celles qui par là vous nourrissent véritablement. Le temps que dure un Carême, c’est ce que l’on réapprend.

Et par temps d’élections, on se prend aux mêmes réflexes : éviter les discours frelatés, mais ne pas rester sur la rive. Car il faut des eaux claires et… nourrissantes aussi à la démocratie. Trop de pays, auprès et au loin, savent ce que signifie la mise au silence. Je pense à l’Irak où l’on vote au risque de sa vie, avant de porter le signe d’encre qui marquera que l’on a exprimé sa voix. Je pense  à la Thaïlande et à d’autres pays, où le vote quand il existe est si proche de la parodie, circulation sur voie unique. Il faut pluralisme des voix pour que les voies soient tenables, celles de la marche ensemble.

Oui, en période très verte et au souci écolo, on vérifiera la qualité de l’eau, celle que l’on boit, celle dans laquelle aussi en quelque sorte se jeter pour ne pas rester sur la rive seulement à regarder. Mais on rêve aussi aux eaux de toutes les traversées extraordinaires dans la Bible, de la mer dite Rouge ou des Roseaux à celle du Jourdain et jusqu’à celle de la tempête apaisée. Les eaux de la grande traversée pascale, toute proche, chaque jour.

Goût de bible

Mardi, octobre 13th, 2009

Juste pour le bonheur de l’écoute, et prendre ou reprendre goût à cette parole vive. Bonne écoute…

Lourdes: lecture ininterrompue de la Bible durant 6 jours et 5 nuits

Mardi, octobre 13th, 2009

Je savais cet évènement en préparation et souhaitais y revenir, en raison de son caractère extra-ordinaire. Environ 1400 chrétiens de divers pays se sont relayés pour lire la bible de façon ininterrompue durant 6 jours et 5 nuits dans les sanctuaires de Lourdes. 130 heures, pour aller des premiers mots de la Genèse au dernier mot de l’Apocalypse et refaire ce chemin immense de la foi et de la révélation, ce long chemin des croyants, ou d’un peuple en naissance, en apprentissage de Dieu. Une manifestation organisée par l’Union nationale italienne de pèlerinages à Lourdes et dans les sanctuaires internationaux (UNITALSI), lors de son pèlerinage, qui fin septembre rassemblait quelque 14 000 personnes.

La première lecture a été faite à la Grotte, où devait également se terminer la lecture au terme de ces 6 jours. Celle-ci s’est faite dans les six langues officielles des sanctuaires (français, italien, anglais, espagnol, allemand et néerlandais), mais aussi en d’autres langues comme l’arabe, le tamoul…

Heureuse initiative que de montrer ainsi, de façon insolite, la vie de ce texte, fait pour être lu, entendu, médité, écouté, prié. Plus loin et plus profond que l’insolite d’une telle initiative, c’est la vie de la Parole de Dieu, disponible pour tous, quels que soient les pays, les cultures, qui se donne ou se laisse pressentir. De telles initiatives tissent des liens de paix…

Galilée

Jeudi, août 27th, 2009

Echos en images aux lignes infinies de la Bible. Ces lignes, ces grands textes, prirent contour dans des terres simples, humaines, très humaines, pays de plaines, de collines, de désert et de mer. Aux pays intérieurs aussi des chercheurs de Dieu aux chemins muletiers des hommes…

Dans la Bible, des germes d’infini et de ciel, la trace du Dieu Un traversant de façon fulgurante et simple des vies d’hommes.

troupeaux nomades aux portes de la Galilée, pêcheur du lac de Tibériade,
paysages si communs et fréquents au temps de Jésus…

Absent ou… sur d’autres chemins

Mercredi, août 26th, 2009

Eh oui, absent ou sur d’autres chemins. Après ceux de Lourdes et quelque repos nécessaire comme après les grands événements, ce sont les plaines du Nord et les reliefs magnifiques du grand livre qu’est la Bible. Congrès lillois des biblistes francophones. Le temps d’explorer les chemins du grand prophétisme biblique.

Le livre est tout en relief et au fil de conférences et travaux, on aperçoit le mille-feuilles étonnant que des générations ont écrit, tissant la foi et les mots en un mouvement aussi impressionnant que les vagues sur le rivage.

Les rivages de la foi sont étonnants. Les mots des hommes aussi. A bientôt pour en reparler peut-être.

Trois livres et une nostalgie

Jeudi, mars 26th, 2009

Une note un peu plus longue que les autres : à lire avec mesure ! Bonne lecture !

Parmi mes lectures récentes, ne riez pas, celle de deux livres pour enfants ou ados, et d’un autre… résolument pour adultes, mais les trois curieusement ont en commun, une certaine nostalgie, en même temps qu’un étrange goût de fraîcheur. En commun aussi d’emmener loin, et même très loin, sur de vastes horizons et en soi-même. Migrations étonnantes et immenses, non exemptes de tristesse parfois, mais aussi de vie, intensément.

noeLe premier est un livre récent de Claire Clément : Noé [Bayard Jeunesse 2008]. L’auteur n’en est pas à son premier prix, et Noé a obtenu le très enviable prix Chronos, en France et aussi en Suisse, prix décerné par un jury d’enfants !

Le livre emmène vite sur les routes et les canaux. Noé en effet, de ses dix ans, est affronté déjà, comme beaucoup d’autres enfants, aux difficultés et coups de la vie. Homère le canard d’ailleurs, le fut aussi, qui semble préfèrer désormais la compagnie des hommes et la terre sèche, aux abords de l’eau.

Perdant sa mère, Noé a été recueilli par ses grands parents et découvre avec eux la vie sur une péniche. Le lecteur avec lui devient petit marinier, et accueille parmi ses amis Freddy, le capitaine du « Bon vent », mais aussi Gaëlle… Jusqu’au jour où s’ouvre le voile, sur des univers étonnants et insoupçonnés. L’adulte qui lit ce livre n’est pas en reste, car au fil des écluses et des rencontres, lui aussi tisse les fils d’une histoire qu’il peine à terme à laisser… Mais l’entraînant à penser, le livre demeure en lui, compagnon mystérieux…

le-temps-des-miracles

Aussi c’est avec bonheur qu’il poursuit le chemin, sur les pas d’autres personnages, mais une route étrangement semblable, avec Anne-Laure Bondoux (auteur de deux autres livres magnifiques : Les Larmes de l’assassin et Pépites). On s’aventure alors dans une bouleversante histoire d’exil, dans laquelle vérité, mensonge peut-être, et quête du bonheur se tissent au fil d’une histoire, très proche de tant d’images et de lieux vus sur le petit écran ces dernières années. En ouvrant le livre, on a l’impression d’y être rentré sans y prêter attention, par un après-midi de soleil. Et désormais, on y marchera, sur une route qui part du Caucase pour aller… en tant d’autres lieux, avec une seule peur peut-être, la pire en tout cas : celle « d’attraper » peut-être, sans s’en apercevoir, « un désespoir » ! Mais Gloria veille, et le lecteur comprend vite, avec le petit Koumaïl qu’il ne lâchera plus, et qui avec Gloria vit cet étrange exode en même temps que ce lent exil, que face au risque d’un désespoir, le meilleur remède c’est d’espérer et d’avancer.

Et l’on reçoit au visage dans cette marche, comme une brise tiède et bienfaisante, la détermination implacable de Gloria, qui emmène de l’avant, inlassablement et malgré tout. Et si dans cette marche contrainte on a mal aux pieds, on s’imaginera simplement que ce sont ceux d’un autre. Ce remède marche… et permet de marcher.

Juste un indice sur la suite : les premiers mots du livre :

« Lorsque les douaniers m’ont trouvé, tapi au fond d’un camion à la frontière française, j’avais douze ans et j’étais seul. Je n’arrêtais pas de répéter :
jemapèlblèzfortunéjesuicitoyendelarépubliquedefrancecélapurvérité. Je ne savais pas que mon passeport était trafiqué, et en dehors de ces quelques mots je ne parlais que le russe. Je ne pouvais pas expliquer comment j’étais venu du Caucase jusqu’ici, dans le pays des droits de l’homme et de Charles Baudelaire. Surtout, j’avais perdu Gloria. Gloria Bohême, qui s’était occupée de moi depuis que ma mère avait disparu. Avec elle j’avais vécu libre, malgré la guerre, malgré les frontières, malgré la misère et la peur. Elle me manquait terriblement, mais j’ai toujours gardé l’espoir de retrouver cette femme au coeur immense, qui avait le don d’enchanter ma vie… »

La suite, il faut la lire dans le livre, qui vient justement d’être publié aussi en édition adulte, tant il parle au-delà des frontières d’âges ou de générations. Et l’on ne se remet pas vraiment de cette lecture. Tant mieux !

qui-a-peur-de-la-bible

 Nostalgie d’une terre mère encore peut-être, que le magnifique petit livre d’Annie Wellens, qui fut libraire à La Rochelle et découvrit un jour une correspondance entre la libraire dont elle acheta le commerce, et un homme qui n’entra semble-t-il jamais dans la boutique, mais y vint souvent, ne serait-ce que pour y glisser parfois discrètement son courrier.

Nostalgie de la Bible, désespérément close pour lui. Nostalgie des chemins de sa lecture : doivent-elles bien passer par les arcanes multiples de l’analyse, des connaissances, ou encore du partage en liberté mais aussi sans repères ? Passage un jour par Claudel et d’autres poètes et auteurs, par les Pères de l’Eglise même, sur fond de nostaglie… ou de recherche. L’espoir secrètement chevillé au coeur de lire ce livre comme on boit aux sources, ou encore comme on trouve une nourriture forte et vive en chemin.

Et ce petit livre délicieux et non dépourvu d’un très sympathique humour, laisse entendre que chacun, justement avec la Bible, peut faire son chemin. Je souscris au diagnistic et vous recommande aussi ce livre.

Sur les pas d’Elie (le prophète)

Mardi, février 17th, 2009

J’évoquais hier les Carmes, dont on sait qu’ils se reconnaissent héritiers spirituels du grand prophète biblique Elie (9ème siècle av. J.C., aux abords du Mont… Carmel). Il faut relire dans la Bible les chapitres magnifiques évoquant ce prophète (Premier livre des Rois chapitre 17, jusqu’au chapitre 2 du deuxième livre… mais ils sont courts !). Dans le couvent d’Avon, un lieu de prière aux dimensions très larges mais tout dépouillé porte son nom : oratoire Saint Elie.

Chapelle Saint Elie (Carmes d'Avon)

Chapelle Saint Elie (Carmes d'Avon)

 J’ai voulu vous le montrer ici, dans son dépouillement. Pour le goûter dans cette sobriété, il faut lire en particulier le Premier livre des Rois dans la bible, au chapitre 19, avec éventuellement les deux précédents pour se laisser emporter. Elie est en fuite devant la redoutable reine Jézabel. C’est pourtant un prophète à la parole et à l’audace étonnantes. Il a défié les prophètes des baals, ces divinités païennes associées en Canaan aux cultes de fécondité. Il les a défiés tant et si bien que la Bible sans ambage mais pas sans souffle épique à la manière des chansons de geste, dit qu’il en trucida 450 sans sourciller ! Le même, l’instant d’après, est terrifié devant la menace de Jézabel. A peine croyable. Mais il fuit. Il est surtout dans l’épuisement de sa tâche prophétique qui le met seul contre tous, ce que dit bien le texte étonnant que je viens d’évoquer.

Il fuit son lieu. Du Nord il part plein sud, laisse ses serviteurs et s’enfonce plus encore vers le sud, dans le désert qu’un jour parcoururent Moïse et les Hébreux. Mais là, pas plus valeureux qu’eux, il se couche pour mourir. Mais l’ange le réveille à trois reprises et lui dit : « prends et mange ! ». A son chevet une galette de pain et une gourde d’eau. Alors, fortifié par cette nourriture, il poursuivit le chemin jusqu’à la montagne de Dieu, l’Horeb. Là il verra de véritables bouleversements cosmiques comme ceux qui accompagnaient la manifestation de Dieu tandis que Moïse était sur la montagne. Mais pour lui, c’est dans le souffle d’une brise infime qu’il rencontre son Dieu, qui lui dit : « Que fais-tu là ? ». Et c’est par ce souffle infime, cette « voix de fin silence » (selon la magnifique traduction de Lévinas) qu’il est remis en chemin et replacé dans son ministère de prophète, lui qui de découragement ou d’épuisement, le fuyait !

Chez les carmes d’Avon, dans l’oratoire, un livre de la Parole – une solide bible – sur une table, Parole donnée en nourriture. Une outre suspendue, en bois magnifiquement sculpté, contient la présence de Dieu, en sa forme surprenante, dans le culte chrétien, du peu de pain de l’Eucharistie, présence réelle de Dieu… C’est de cette présence de Dieu que se nourrit le prophète, comme aussi le chrétien. Un bois d’arbre à peine retravaillé et splendide, évoque le Christ ressuscité, les bras en croix ouverts et tout en mouvement.

Christ en gloire - chapelle Saint Elie - Avon

Christ en gloire - chapelle Saint Elie - Avon

Liver de la Parole - chapelle saint Elie

Livre de la Parole - chapelle saint Elie

Nourriture et Présence en chemin

Nourriture et Présence en chemin

 

 

 

 

 

 

 

Tabernacle, lieu de la Présence - chapelle saint Elie

Tabernacle, lieu de la Présence - chapelle saint Elie

Je vous donne ce lieu, en quelques photos. Pour vous soutenir vous aussi dans le voyage – de vos tâches et de votre vie. Oui, en signe de la présence discrète mais indéfectible de Dieu.

 

Sur la Bible de Lincoln

Mercredi, janvier 21st, 2009

Hier tandis qu’il était 18h00 en France, Barack Obama a prêté serment à Wahington. Sur la bible de Abraham Lincoln, prédecesseur illustre, l’un des présidents favoris des américains. C’est lui qui mit fin à l’esclavage aux Etats Unis.

L’adoption du 13 ème amendement de la Constitution des Etats-Unis intervint le 18 décembre 1865… un peu plus de 6 mois après sa mort, assassiné en avril 1865, à la fin d’une guerre de Sécession qui fut meurtrière. Il avait tenu ferme le parti de garder les  Etats-Unis de la division, et ne s’était pas fait que des amis.

Les mots de Lincoln quelques jours avant étaient forts. Ainsi le 4 mars 1865 : « Sans haine contre personne, avec de la charité envers tous, avec une ferme confiance dans la justice, car Dieu nous permet de reconnaître ce qui est juste, finissons le travail que nous avons commencé [...]. Faire tout notre possible pour réaliser et aimer une paix juste et durable ».

Sans honte, ces hommes comptent sur le ciel quand il faut que le soc de la charrue aille profond, et parfois en terre gelée. Obama a une feuille de route très rude, les deux pieds sur terre et la tête un peu au ciel. C’est ainsi que font les gens de « vision » comme on le dit en anglais. Des gens qui voient loin et beaucoup plus large que l’ordinaire.

Hier le journal La Croix, qui avait comme aujourd’hui de magnifiques pages, en attendant dans quelques heures un Pèlerin magnifique et en images, traçait le portrait du pasteur Joseph Lowery, pasteur méthodiste à qui Obama a confié la bénédiction qui devait conclure la cérémonie d’investiture. Né en 1924, il milita très activement pour la fin de la ségrégation dans les bus et espaces publics. Il travailla aussi avec Martin Luther King, enraciné dans l’option de non-violence. Emprisonné plusieurs fois, puis réhabilité. Il a raconté avoir prié pour que le pays élise un jour un président noir. « Mais je n’ai jamais pensé que je vivrais pour le voir » a-t-il affirmé. Il est des jours où le ciel écoute la terre attentivement, ensemençant les efforts des hommes.

Je vous souhaite de ces jours-là.