Bethléem, Jérusalem… aurore

Lundi, février 21st, 2011

« Jérusalem de lumière », chante entre contemplation et étonnement sans fin un grand classique en hébreu. Nuit, grisaille parfois, et lumière matinale, clarté totale, saisissent celui qui s’arrête en ce lieu. Bethléem ! Il est deux étymologies à ce nom : la maison du combat ou bien celle du pain. On choisit la seconde, même si la pâte parfois prend du temps pour lever. Le pain rassemble, nourrit et se partage. C’est un fondamental humain. Jérusalem, quant à elle, porte l’étymologie commune de ville de la paix. Mais à strictement parler, la forme du mot en hébreu invite à traduire la ville des deux paix : celle présente et celle à venir, ou celle du ciel et celle de la terre ? Le commentaire est illimité, mais la paix irréfutable. Et la lumière d’Orient, c’est tout cela. En ces lieux où pour le chrétien la Nativité et la Résurrection ont éclairé l’Histoire. Aurore d’humanité !…

Ciels de novembre

Vendredi, novembre 5th, 2010

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Comme vous sûrement, je suis allé marcher et me recueillir, dans le cimetière doucement ensoleillé en ce début novembre, où se trouvent ceux que j’aime et qui sont partis, passant le point fini du regard pour l’infini de Dieu. Nous échangeons souvent encore, mais autrement. Ainsi mes pensées sont allées aussi, dans ce cimetière, tandis qu’au rythme lent de celui qui marche peut-être tout à la fois à fleur de terre et à fleur de ciel, je regardais les noms, les dates, impressionné quand elles sont courtes ou renvoient à des visages et des êtres connus et proches.

La lumière d’automne était si douce, que j’aurais voulu en apporter ici, mais la technique est rebelle. Tant mieux peut-être ? 

Et novembre poursuit son cours. Nous sommes à la nouvelle heure, dans tous les sens du terme. Entrés un peu plus dans l’automne, ou l’été bientôt, de la Saint-Martin. Un mois doucement grave, un mois d’entre deux : entre la rentrée et la proximité en décembre, de Noël. Autres couleurs alors, du coeur et de tout.

Mais dans la grisaille, et après les marches récentes, nombreuses, brûlantes, c’est le rouge tutélaire de l’Extrême-Orient, couleur du bonheur là-bas, et voilà à grand bruit la Chine à nos portes et dans les avenues. Amitié entre les peuples, chiffres – élevés - de coopérations sur différents chantiers et contrats. Le contrat d’amitié veut semble-t-il que l’on se parle des choses bonnes à échanger, se taisant sur les autres. Amitié entre les peuples, qui n’est pas rien, mais où l’on ne sait si l’on attrappe le tournis pour un temps. Tout brille un moment, d’exception, et l’on se prend à espérer… A espérer en fait, que tous puissent espérer aussi.

Beaux chemins d’automne, aux feuilles mortes dorées et aux couleurs de splendeur.

Couleurs insolites

Dimanche, mai 2nd, 2010

Une voiture dans la cour de l’Alliance Française à Paris, qui offre une exposition de photos du Punjab en même temps que sont dits les liens entre les Alliances françaises à travers le monde et dans ce pays. Liens d’amitié multiples… Couleurs. Cette voiture qui a fait la route, et qui comme les camions et bus là-bas, porte les couleurs… de la tête au pied, des pneux au toit, comme un immense tag multiple, avec ici Mohammed Iqbal, poète et Mohammed Ali Jinnah, fondateurs ensemble de la Nation…

Couleurs d’ailleurs…

Lumière du soir et de la nuit

Dimanche, avril 11th, 2010

Poursuivre ce qu’est une journée de dimanche comme aujourd’hui, octave de la résurrection… et donc encore tout entière résurrection, tout entière Pâques, en contemplant comment elle semble se refléter dans la pierre travaillée par les hommes… parce que les travaillait la Résurrection et le mystère de Dieu.

Dimanche soir… Couleurs du soir et de la nuit, et beauté… beauté intérieure aussi.

Photos prises à Poitiers]

Dimanche

Dimanche, septembre 13th, 2009

Dimanche : changer les couleurs. Peindre aux couleurs de Dieu…

vitrail

Derrière la mine

Mardi, février 24th, 2009

Mardi gras ! Changement de mine et mines en fête, derrière les soucis ou les rides, ou derrière les jours… Pause si l’on veut, ou demi-pause, le temps d’un soupir, de flaner, de regarder… derrière les mines aussi. Demain sera plus grave. Mais le mot « grave » d’abord évoque le poids ou le centre de gravité, à retrouver parfois. Parfums de crêpes ici ou là, saveur de carême déjà. Temps de la pause avant l’effort, de la détente avant l’attention à qui vient en notre vie la toucher doucement de résurrection.

Pour aujourd’hui donc ces couleurs, parmi tant d’autres…

Car il y faut du courage

Mercredi, février 18th, 2009

Dans les hauteurs, ils glissent sur les pistes, grand ciel bleu… on l’espère. Dans les îles lointaines et si proches de nous, c’est l’inquiétude qui prévaut, et tout ce que dicte la crainte du lendemain quand elle se fait sentir de façon trop brutale. Et nous nous allons, étrangers ni aux uns ni aux autres, aspirant aussi à un ciel plus bleu… pour tous.

Avec quelques couleurs de nature pyrénéenne toute en mouvement, j’en fais mon souhait pour vous aujourd’hui. Oui, un peu de ciel bleu… pour tous !

Mais je retrouve cette brève prière du Frère Roger de Taizé et la partage avec vous aussi, comme une ouverture ou un tracé de lumière, où que l’on soit, où que l’on en soit : « Jésus, lumière de nos vies, priait-il, tu connais nos fragilités, mais tu viens les transfigurer. Regardant vers ta parole, nous attendons que l’astre du matin illumine nos coeurs et qu’une espérance se lève sur le monde, comme un jour nouveau qui déjà commence à poindre ».

A la chapelle saint Elie, n’était-ce pas aussi ce qui était signifié ? Pour tous.

Clair-obscur dans les Pyrenees - à Lourdes

Clair-obscur dans les Pyrenees - à Lourdes

Colverts sur le Gave

Colverts sur le Gave

 

Le pèlerin vêtu de blanc

Jeudi, février 5th, 2009

Le regard porte, inlassablement, sur la marche, toujours infinie, des pèlerins et des marcheurs. Nous en croisons tant, et faisons partie du nombre. Car si l’on est acteur de la marche, elle nous le rend largement. Au fil de la marche, celle-ci remodèle ou reconfigure le marcheur, faisant se rencontrer étonnamment l’extérieur et l’intérieur.

Il y a quelques jours, je disais les couleurs des marches, comme celle des arc-en-ciel, ou comme on dit aussi les couleurs du temps… et les couleurs intérieures ! Il me semble que si l’on enlevait la couleur, partout, rien ne pourrait plus véritablement atteindre l’intérieur.

Et surprise, ce matin, de croiser à la fraîche le pèlerin vêtu de blanc. Numéro original de la revue du même nom, qui me fait imaginer aussitôt le pèlerin sur ses chemins, et un peu nous-mêmes. Un numéro tout en blanc ! C’est le titre. On regarde étonné la couverture, écrite presque ton sur ton (si l’on peut dire !), puis ce sont à l’infini des fondus enchaînés blanc et couleurs, devenues tendres de cotoyer de si près et si durablement le blanc. Et c’est, par les temps qui courent, Benoît XVI, l’homme en blanc, sur fond blanc, et quelques autres personnalités, tout décor emporté autour d’eux par cette clarté ambiante. Sûr que le rouge ou l’orange, ou encore le bleu, ressortent comme ont les voit rarement, sur ce fond de décor, avant que l’on ne nous parle de « soif de pureté »… Sûr aussi que de lire « Job et le visage de Dieu » sur fond blanc, est une sorte de parabole immédiate, à la fois de la force et de l’humilité infinie du langage quand on parvient à parler de lui.

Et peut-être serait-ce là que mène le chemin du pèlerin… vêtu de blanc. A mieux apercevoir les contours de ce visage (de Dieu) qui se laisse au fil des jours apercevoir, ton sur ton, sur des visages, un fond de silence, des événements, qui ont cette discrétion. Je vous souhaite pour aujourd’hui de ces chemins, à la fois blancs et divins !

Et à vous retrouver, sur une nouvelle page blanche… que je tenterai à nouveau d’écrire s’il est possible ton sur ton !

En plein hiver, les chiffres qui glacent !

Mardi, février 3rd, 2009

En cette période, les sujets de bonheur ou de  joie sont multiples. Les autres aussi. Avec beaucoup, je partage la joie de l’équipe de France de hand ball, qui vient de pulvériser l’obstacle et de se qualifier, 24-19 contre la Croatie, remportant, 5 mois après la médaille d’or olympique, un troisième titre mondial masculin (après ceux de 1995 et 2001, et celui du championnat d’Europe en 2006). Magnifique équipe des Bleus, habillés en blanc ce dimanche. Oui, toujours les couleurs ! Et ce dimanche, je parlais aussi du Vendée-Globe. Je ne finis pas d’admirer ces hommes… et femme qui traversent ainsi seuls les mers. Et je le confiais aussi, j’ai aussi feuilleté avec bonheur le dernier n° de Pèlerin. Beaucoup de français sont (très) solidaires.

Mais radios et journaux tirent aujourd’hui une sonnette d’alarme. Alerte orange… foncé. Pas seulement pour la météo. Ils nous parlent de ceux qui traversent aussi l’hiver en solitaires et sans provisions. Et ces chiffres donnent froid dans le dos. Un million de personnes en France sont sans logement personnel. 100 000 sont sans domicile, selon des chiffres de 2001 que l’actualité récente ne parvient pas à démentir. Et en 2005, la Fondation Abbé Pierre estimait à 150 000 le nombre de personnes hébergés chez des tiers dans des conditions difficiles, mais elle remonte aujourd’hui au créneau, avec calme et détermination. Le combat du logement est un combat premier. Pour preuve s’il en fallait une par les chiffres, la moyenne des français laisse dans le logement 25% de ses revenus ! Et la Fondation estime (chiffres entendus ce matin de l’un de ses responsables sur une radio) à 3,5 millions le nombre des mal-logés. La Croix consacre aussi aujourd’hui deux pages à la question, rappelant la vulnérabilité des personnes âgées en la matière.

Ainsi ceux qui courent les mers ne sont pas les seuls à faire la traversée sans escale et sans assistance. Cela m’émeut, n’enlevant pas un gramme à mon admiration pour eux. Mais ainsi, ils ne sont pas les seuls à traverser l’épreuve.

Au soir d’une journée fatigante

Jeudi, janvier 29th, 2009

Au soir d’une journée fatigante, juste se poser. La marche a partie liée avec la couleur, c’est vrai, je le disais et le redirais sans fatigue, convaincu que c’est vrai. Mais au soir d’un jour de marches multiples, intérieurement bourdonnants, il nous faut nous poser. Nous reposer aussi.

Il est un temps où il faut se poser, et il m’a semblé que l’on peut aussi le faire en couleurs…