Sculpter

Jeudi, mars 31st, 2011

Laisser le temps du désert sculpter l’être intérieur. Laisser le souffle du vent passer, dans sa force d’érosion, d’usure, de capacité aussi à refaçonner de l’inédit. Quarante jours au désert, dans le souffle intérieur et l’écoute d’une parole. Parole venue d’ailleurs, venue de Dieu…

Chemins de prière et d’intériorité

Vendredi, mars 18th, 2011

Carême et marche vers Pâques. Le marcheur s’allège en marchant et s’habille peu à peu intérieurement d’essentiel : une Parole qui vient et le sculpte, travail des landes rebelles. Il y faut du temps sûrement pour que les chemins humains deviennent chemin d’Evangile, d’une Rencontre… Marche résolue en avant. Lever de printemps. Si près d’un temps où le calendrier l’affiche et la nature l’attend, et nous aussi. Belle marche !

Le désert, tout en relief

Mardi, mai 11th, 2010

Le désert a tant de visages : de rocaille et de roche, de sable, de vent, de soleil, d’ombre, de végétation rare, parfois même de verdure… Espaces intérieurs aussi, illimités, et que l’on revisite lentement quand le paysage travaille le coeur des hommes…

Désert…

Lundi, mai 10th, 2010

Proverbe touareg : « Le désert, c’est Dieu, le silence c’est sa parole… ». Dans le désert, à goût de sable, la parole résonne, la Parole… de façon unique.

En chemin vers Jérusalem

Dimanche, mai 9th, 2010

Voilà ! Reprendre le chemin de Jérusalem et d’une terre profondément sainte, la terre Sainte… c’est-à-dire immensément humaine, mais où se fit cette rencontre unique de Dieu, dont nous vivons, chaque jour…. Mais je dis « nous ». C’est le mot qui me vient. Je devrais peut-être parler à la première personne et au singulier, c’est vrai. Je dis « nous » avec respect de tous, mais aussi le sentiment d’exprimer ce que plus d’un ressent probablement. Oui, dans le respct de l’expérience qui est celle de chacun, car cette expérience – je veux dire de Dieu – justement, est unique. Elle est toujours unique.

Départ donc, pour Tel-Aviv, puis le désert, oui sans fatigue le désert… d’abord. Besoin du silence ocre de ces sables et rochers, comme pour reconfigurer l’être intérieur. Entendre une parole… intérieure, qui peut s’entendre aprtout, mais je sais que là elle s’entend… puissamment, et tout en intériorité, en silence très fin…

Lueurs

Mercredi, décembre 23rd, 2009

Lueur, pour qui demeure éveillé et cherche chaleur peut-être. Lueur de nuit, ou de jour, peut-être d’un jour venu d’ailleurs, celui qui hante le chercheur en chemin de sources ou d’infini.

Pensée pour les mages en chemin. On les imagine si bien – crèches d’antan à la mémoire – sur sable doux et fin, dans les déserts d’Orient ou d’ailleurs, ceux qui hantent notre imagination et qu’a marchés pour nous Théodore Monod (photos trouvées ici).

Mais idée fugitive : et si les mages entreprenaient leur marche à l’étoile aujourd’hui !… Ils marcheraient comme l’infatigable du désert et des méharées infinies. Ou bien marcheraient dans nos rues, peut-être errants. Ou bien iraient-ils par toute voie possible : dans les airs, par la mer, par toutes les voies d’infini…

Et si les mages c’était nous ?

 

Dans le désert, préparez la route

Vendredi, décembre 18th, 2009

Ils sont en marche les mages et chercheurs d’infini et de Dieu. Et nous sommes – secrètement - de leur nombre. Et résonnent à mon oreille les mots d’Isaïe que l’Eglise donne à entendre souvent durant l’Avent, le temps de la venue : « Dans le désert, préparez la route ! » Il est tant de déserts : humains, intérieurs, relationnels… qui refleurissent au jour de la Venue. Noël, en fait, n’est pas une hsitoire de crèche, mais de vie, qui se transforme, recevant cette brise du ciel qui fait renaître, revivre, re-voir. Dans le désert, préparez la route !

Immensité… à venir [Avent]

Vendredi, novembre 27th, 2009

Ouverture de l’Avent… le temps de l’attente. Un espace infini en soi pour la venue de Dieu. Bel Avent !

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Le désert où se forge ou s’attendrit le coeur de l’homme

Mardi, novembre 10th, 2009

Le désert où se forge ou s’attendrit le coeur de l’homme, une terre où Dieu parle au coeur. Une terre où erra longuement le peuple que Dieu forgeait selon son coeur et son alliance, terre d’ancien testament, terre de naissance, de renaissance… Une terre pour la Parole ! Et pour [re]naître.

Plus au sud, à Bethléem

Vendredi, mai 8th, 2009

Jérusalem est au sommet des collines qui, depuis la mer, montent en reliefs successifs et de plus en plus montagneux,vers l’est, jusqu’à atteindre une altitude de près de 900 m. Plus à l’est, c’est le désert, qui mène au loin – et tout proche à la fois -, jusqu’à la mer Morte, que par beau temps l’on devine, avec le soir les reflets roses du soleil couchant sur les monts de Moab, en Jordanie. La vieille ville de Jérusalem, entourée de ses remparts, est emplie de ses domes multiples, signes tous ensemble de la recherche de Dieu qui marque ce lieu en profondeur. Elle semble regarder vers l’est, là, vers le soleil levant. La géologie l’y incline doucement, traçant à ses pieds à l’est la vallée du Cédron, cours d’eau que le temps a effacé, et au sud, la valée de la Géhenne, qui entaille la colline et fut jadis le lieu des fumées des tanneurs, au bord de l’eau invisible aujourd’hui, car son lit aussi s’est asséché. Les deux vallées tracent les contours du site le plus ancien de la ville, sur fond de désert, à l’horizon tout proche.

Plus au sud, Bethléem, à portée de main : tout juste quelques kms. Le ‘mur’ aujourd’hui marque l’entaille qui traverse le coeur de cette terre. Bethléem est sous l’Autorité palestinienne. Quand la paix viendra, tout sera sûrement plus simple. Pour le moment non, et le mur marque une longue cicatrice vive.

A Bethléem, le pèlerin renontre cela, la trace d’une souffrance profonde. Mais c’est le lieu de la naissance du Christ. La communauté chrétienne le rappelle de façon vivante. Naissance, qui semble encore dans le temps d’un long enfantement. Ici, disent les évangiles, à la naissance de Jésus, les anges chantèrent dans le ciel : Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix aux hommes ! Le pèlerin entend ce chant, qui résonne au plus profond de lui-même et devient en lui une longue prière, qu’il gardera pour toujours au coeur.