Passage au désert

Lundi, mai 4th, 2009

Au petit matin, dans le désert, tout est autre. Le coeur se reconfigure, et avec lui l’ensemble de la vie, de ce que le pèlerin porte en lui au moment où il s’est mis en route. C’est le « reset » intérieur… total. Le pèlerin ouvre les yeux sur de l’inconnu, qui résonne en lui doucement, emportant les scories accumulées avec le temps, dans les jours « ordinaires », de travail, de préoccupations multiples, de souci. Peu à peu s’éveille en lui le désir de l’unique, qu’en ces lieux les ancêtres de la foi ont rencontré : Abraham par exemple, entre Beersheva et le chêne de Mambré. Lorsque Dieu lui parlait.

Ici résonne aussi pour qui sait entendre, le cri d’Agar dans sa détresse, qui fut écoutée par Dieu (livre de la Genèse ch. 21). Ici aussi, dans la contemplation impressionnante de la terre desséchée, il repense aux premières pages de la Bible (Genèse chapitre 1), disant la naissance du monde. Aux pages impressionnantes aussi d’Isaïe (Isaïe chap. 53) parlant du Serviteur du Seigneur comme d’un buisson en terre aride, que personne ne regardait.

Chemin intérieur dans lequel le coeur se refait, quand Dieu parle à l’homme.

 

L’arpenteur de désert

Vendredi, février 27th, 2009

Désert nomade, carême nomade, foi nomade… Me reviennent ces mots de Théodore Monod, l’infatigable arpenteur de désert[s]. A mettre dans la musette pour la marche d’aujourd’hui : « Je ne peux m’empêcher de penser que la foi est une recherche et qu’elle doit nous mettre en partance, faire de nous des marcheurs. [...] Dieu ne se laisse pas toucher facilement. Il faut avoir une âme de nomade pour le trouver… »(Théodore Monod)
Nous suivrons le vieil arpenteur solitaire pour aujourd’hui, laissant vibrer aussi ces mots que l’on entend dans les déserts d’Afrique : « Tu ne perds jamais ton temps à marcher à côté d’un autre homme ». Et encore :  « le désert, c’est Dieu, le silence c’est sa parole ».

Bonne journée !