Sur les terres d’hiver…

Jeudi, décembre 23rd, 2010

Noël est si proche… Une ouverture du ciel. Dieu à visage d’homme, entrant dans la plénitude de l’humanité, qui s’en trouve doucement éclairée. Rayon de soleil d’hiver, qui peut gagner sur le froid, qui a tant de visages.

Joyeux Noël !

Soleil rasant sur couleurs d’hiver

Mardi, février 16th, 2010

Il n’est de moment où le marcheur ne puisse goûter à la beauté, parfois âpre sous le froid, de la nature. Le soleil d’hiver s’empare des paysages comme pour les enchanter. Ainsi s’enchante aussi le coeur du marcheur, du nomade, du pèlerin, renvoyé à ses saisons intérieures, que visite aussi doucement le soleil…

Pèlerins d’hiver

Dimanche, février 14th, 2010

Lourdes, en plein hiver : températures froides et humidité. Et la neige, qui recouvre peu à peu le paysage… mais n’arrête pas le pèlerin. C’est alors Lourdes insolite, pour qui connaît la petite ville des Pyrénées sous ses couleurs de plein été, bordées de verdure généreuse. De la gare de Tarbes aux premeirs abords de la ville, tout respire à un autre rythme : celui que l’hiver inscrit lentement dans le paysage et partout, rendant les gestes plus intimes peut-être, moins visibles, plus discrets. Mais brûle au coeur du pèlerin la même ardeur en même temps que la même soif. 

Surplombant depuis des siècles la ville, le chateau fort semble presque blotti dans ce froid d’hiver, en un décor de solitude. Tout est saupoudré de blanc, comme les Sanctuaires qui plus encore peut-être ainsi, tracent le chemin essentiel, où la croix signe le pèlerin à son entrée. Elle lui fait signe aussi de poursuivre son chemin plus encore vers l’essentiel, le coeur du coeur.

Les coupoles, le carmel, les bâtisses de pierre se sont grisées dans le paysage, comme pour indiquer en ce discret surlignage l’importance qu’ils ont, comme des cairns immenses pour le pèlerin en chemin. Et la grotte, dans le froid, demeure, centre de gravité, encoche dans la montagne et dans le roc. Le pèlerin est marcheur, mais sa démarche imperceptibelement, le fonde sur le roc.

Pèlerins d’hiver et de neige

Vendredi, février 12th, 2010

Le pèlerin est un être en marche, poussé par un mouvement intérieur dans lequel il aspire à l’essentiel et cherche Dieu. Le pèlerin de Lourdes se met en marche par tous les temps, comme en ce coeur de l’hiver où il ne craint pas de braver le froid pour porter, haut dans la nuit, la lumière qui le touche doucement aussi intérieurement… Il marche, avec d’autres : chercheurs, guetteurs d’aurore.

Il marche dans la nuit, comme dans la pleine lumière du jour, vers la grotte de Massabielle, où des milliers comme lui, avant lui et après lui, vont cueillir l’espérance et le ciel. Ils vont sur les pas de Bernadette Soubirous, qui s’y rendit un jour, aux mêmes dates, au même froid, et pressée par le même mouvement intérieur, dans lequel Dieu se donne… Marcheurs de Dieu !

Rumeurs du monde

Lundi, décembre 28th, 2009

Oui, le coeur est encore plein de chants de bergers et aussi d’enfants, de chants de la joie de Noël… Et aussi de ces Noël d’antan, qui disaient comme inlassablement l’émerveillement de l’homme quand Dieu entre et vient prendre demeure chez lui, en terre humaine. Mais la terre humaine, très humaine, poursuit sa course, souvent infirme, rude, incertaine. Et l’on entend succéder aux chants des bergers les cris sourds d’un monde en gestation lourde, douloureuse, et en enfantement qui ne finit pas. Cris et heurts en langue persane, là-bas, à Téhéran, où la liberté crie et souffre de naissance si improbable ou si longue. Cris et froid à Gaza, un an après ce qui a labouré la terre et les êtres, sans croissance de liberté, sans bonheur, sans horizon. La mort cotoie la naissance de si près. D’ailleurs le calendrier que donne l’Eglise le sait et le dit, fêtant au lendemain de Noël et de la Nativité, la fête des « Saints innocents ». Non pas « aux innocents les mains pleines » ! Ici, il s’agit de leur mort, sous Hérode, qui est de tous les âges où pouvoir ou argent sont jetés dans le même pétrin, ou plongent quiconque dans cela, le pétrin inextricable.

Superposition

Les nouvelles des journaux ne marquent pas la trêve, ni en amont d’eux, la vie du monde. Rome et la jeune femme italo-suisse qui enjambe les palissades par égarement. Bien sûr, ceux qui voient simple et vite disent qu’il « suffit » de plus de sécurité. Mais fait-elle vivre ? Et peut-on vivre réellement en asepsie ? Et les lieux s’égrènent encore, litanie humaine de nativité rude : Naplouse, Le Caire, Détroit, Yemen…

Une pensée plus sereine pour Yves Rocher, l’inventeur de la « cosmétique végétale ». Curieux : ma mère l’a connu quand la guerre faisait fuir les maisons et les régions et rapprochait les gens, que l’infortune faisait fraterniser, sous le même toit. Et de cette fraternité, on vit pour toujours. Hommage à lui, l’homme de la cosmétique végétale qui savait aussi la fraternité… bouffée de douceur quand l’hiver marque le regain.

Eh bien, ils sont pèlerins sous la neige !

Mercredi, février 11th, 2009

Il est des lieux dont la capacité donne d’emblée le nombre de personnes présentes. Ainsi à Lourdes la basilique souterraine Pie X, qui a une capacité de près de 25000 personnes. Et elle était pleine ce matin. Ce qui donne une idée de la fréquentation de cette capitale spirituelle pyrénéenne qu’est Lourdes en ce 11 février. La langue dominante est l’italien. C’est une tradition à cette date : le lieu est plein de pèlerins qui n’ont pas hésité à franchir sans sourciller les Alpes pour cette date et sont là. Oui, le pèlerin est là, sans autre question que d’être là. Il est là parce qu’il pressent que « là » on est sur un épicentre spirituel, un épicentre de la grâce.

La nature ne gâte pas vraiment le pèlerin aujourd’hui, il est vrai : la pluie demeure froide, au point de tomber à certains moments en neige lourde. Mais le coeur est léger, je le disais hier. Le 11 février est toujours une journée d’exception pour Lourdes, en l’anniversaire de la première apparition de la Vierge à Bernadette… déjà en 1858 par un temps d’hiver ! Mais comme il est froid aujourd’hui !

Et je ne peux m’empêcher de penser qu’il est des hivers rencontrés par la grâce. Lourdes en ce sens est bien un signe d’espérance infiniment plus large, en ce temps où l’hiver est plus sensible pour beaucoup. Hiver au calendrier, à la météo… et de tant d’autres façons.

Eh bien Lourdes dans ce contexte immense est un signe d’espérance. Et même l’hiver, ça vaut le coup d’y venir. On s’y ressource. Et je vous en reparlerai volontiers.

Au soir d’une journée fatigante

Jeudi, janvier 29th, 2009

Au soir d’une journée fatigante, juste se poser. La marche a partie liée avec la couleur, c’est vrai, je le disais et le redirais sans fatigue, convaincu que c’est vrai. Mais au soir d’un jour de marches multiples, intérieurement bourdonnants, il nous faut nous poser. Nous reposer aussi.

Il est un temps où il faut se poser, et il m’a semblé que l’on peut aussi le faire en couleurs…

 

Matin d’hiver

Vendredi, janvier 9th, 2009

Tous, ils vont, dans le quotidien…

Petit matin d'hiver sur Paris

Petit matin d'hiver sur Paris

Le tramway - ligne T3

Le tramway - ligne T3

Quand le chemin est libre, filer...

Quand le chemin est libre, filer...

…parcelles d’une Histoire toujours plus grande qui oriente ou aimante le chemin.

Non loin des Champs Elysées

Non loin des Champs Elysées