Jean-Baptiste, croisé en chemin… et pas une ride !

Jeudi, mars 18th, 2010

Dans une petite chapelle de Normandie, cette statue magnifique de Jean-Baptiste, le précurseur. Dans la main, il tient l’Agneau… C’est ainsi qu’il a désigné Jésus qui le suit, et face auquel il veut s’effacer, pour que lui grandisse.

Celui qui suit Jean-Baptiste est au coeur de la recherche de tant de personnes. Mais son attitude aussi en dit long sur comment on pourrait vivre, en laissant Dieu fleurir, sans ombre… Mais il y faut du travail, pour que ce printemps de Dieu l’emporte ! Oui, le printemps, tout proche, puisqu’aujourd’hui le jour et la nuit étaient exactement à égalité (le soleil se levait à 6h58 et se couchait à 18h58 !). Demain le jour l’emporte…  Réalité, en même temps que parabole de ce printemps de Dieu, qui vient, oui, qui vient !…

Le roi à genoux

Dimanche, novembre 22nd, 2009

Pèlerins encore dans le temps, autant que dans l’espace. Pèlerins intérieurs… Je ne me lasse pas des marques qui scandent le temps : sensible aux dates. Sensible au fait que cette semaine par exemple marque la fin de l’année liturgique, c’est-à-dire de ce retour des saisons de la foi et du mystère dont vivent les chrétiens, allant de l’Avent, c’est-à-dire de l’attente, à Noël, et de l’incarnation à Pâques, et à l’Ascension et la Pentecôte… Ainsi le temps est rythmé et le pas du pèlerin, du croyant, élancé et relancé chaque fois.

Aujourd’hui donc pour les chrétiens, la fête du Christ Roi. Curieux terme pour des gens qui vivent en… république, avec en général peu de nostalgie pour le temps de la royauté. Jésus roi ! Entré comme tel sur un âne à Jérusalem, tandis que les équipages romains avaient infiniment plus de panache, de force et d’ampleur. Roi à genoux ! d’aimer, et de servir. A Pilate qui interroge bourru : « tu es roi ? » Il répond que sa royauté n’est pas de ce monde. Roi perdant, d’un royaume où tout est inversé : riches et pauvres, premiers et derniers… Ainsi Jésus va, disant en paraboles le royaume qui surgit. Ainsi va-t-il, invitant à la metanoia, au bouleversement de la pensée, de l’esprit, de tout, pour entendre et apprendre des idées de Dieu différentes des idées d’hommes… Roi à genoux, appelant quiconque au bonheur de reconsidérer ainsi l’ensemble de la vie. Une question de point de vue, une question de vue, une question de vie, une question de coeur. Metanoia… !

Galilée

Jeudi, août 27th, 2009

Echos en images aux lignes infinies de la Bible. Ces lignes, ces grands textes, prirent contour dans des terres simples, humaines, très humaines, pays de plaines, de collines, de désert et de mer. Aux pays intérieurs aussi des chercheurs de Dieu aux chemins muletiers des hommes…

Dans la Bible, des germes d’infini et de ciel, la trace du Dieu Un traversant de façon fulgurante et simple des vies d’hommes.

troupeaux nomades aux portes de la Galilée, pêcheur du lac de Tibériade,
paysages si communs et fréquents au temps de Jésus…

A Nazareth

Mercredi, mai 6th, 2009

Au coeur de la Galilée, Nazareth. La ville dont vient Jésus en terre des hommes. C’est-à-dire aussi le village dans lequel vivait une jeunne fille nommée Marie, comme le raconte l’évangile de Luc en son premier chapitre. L’ange lui apparut et lui dit les mots de Dieu, qu’elle accueillit. Dieu entrant en humanité, en terre des hommes ! De ce village est née la ville moderne, ou sont nées les deux villes modernes : ville arabe, et sur les hauteurs, ville juive.

Le pèlerin découvre ces lieux et déambule, dans le souk ou à la basilique de l’Annonciation, impressionnante dans son architecture moderne. Ou encore auprès de la petite église orthodoxe aux abords lumineux, qui abrite la fontaine où, dit aussi une tradition, Marie accuellit la voix de l’ange.

Le pèlerin fait ici place en lui-même à l’accueil d’une parole. Il aimerait faire une place immense. Il prie secrètement d’avoir le coeur aussi grand et aussi libre que Marie, en qui la Parole devint chair.

Il entend aussi les paroles étonnantes de Jésus, en particulier celles que rapporte Luc dans son évangile au chapitre 4. Jésus, empli d’Esprit, dit les  mots du Royaume, il en a les gestes : il guérit et il pardonne. Il est, comme aime le chanter la foi des chrétiens, « reflet du Père ». Et de ce souffle, en terre des hommes, on ne se remet pas.

 

Le chemin de la Galilée

Mardi, mai 5th, 2009

Le pèlerin prend volontiers, en quittant le désert et les terres du Premier Testament, le chemin de la Galilée. Pour y cueillir le surgissement de la nouveauté, dans la parole de Jésus, en son lieu d’éclosion en terre des hommes. Une seule photo ici… Il y en aurait tant d’autres et l’on pourra y revenir. Une seule aujourd’hui, précisément, le lac. Lac de Tibériade, nombril de la Galilée. On ne le voit pas que par plein soleil, mais aussi en ciel de traine ou par ciel couvert, parfois par ciels de tempête. Entre deux saisons, il est discret, se confondant presque pour un temps au gris de la route et aussi au gris de l’horizon, jusqu’à ce que le soeil se lève.

Aux alentours de ce lac se joue la découverte, la révélation d’une parole infiniment simple, mais qui vient de Dieu et qui touche les hommes, les guérit, les pardonne. Les gens simples ne s’y trompent pas – et nous en sommes -, à chercher et cueillir près de Jésus cette parole venue de Dieu et qui guérit. Capharnaüm, Mont des Béatitudes, Dalmanoutha, Primauté de Pierre… Quelques édifices sobres marquent le lieu, témoins de moments de rencontre inouïe entre les apôtres, les foules et Jésus, moments d’éternité dont nous vivons. Le pèlerin relit en ces lieux l’évangile de Marc en son premier ou ses quelques premiers chapitres, ou encore le « Discours sur la montagne » de Jésus, qui s’ouvre par les Béatitudes (Matthieu chapitres 5-7… et tant d’autres). Il y respire ce qui ne peut entièrement se dire en mots humains…

lac-de-tiberiade

Vendredi saint : le visage de l’unique

Vendredi, avril 10th, 2009

On ne peut parler du Vendredi saint, c’est le jour du silence, total. Quand la vie est donnée, on est au coeur du Mystère. Comme quand toute vie est donnée. Celle de Jésus attire le regard sur le visage… unique. Mais chaque visage est unique. Les fêtes de la foi n’invitent pas à la désertion de l’humain, mais à une forme de contemplation, un autre regard. Pour ma part, ma pensée reste en Italie, et quelques autres lieux…