Belle année 2011 !

Dimanche, janvier 2nd, 2011

 

Belle année 2011 !

 

Elle s’ouvre sous la neige, comme pour entrer à pas feutrés mais lumineux, et guider les nôtres sur des chemins éclairés de même lumière. Visages, rencontres, travaux, rêves, labeurs, soucis, pensées, marches… seront ainsi chaque jour des pas, instants d’éternité que la neige, là où elle est tombée et demeurée, laisse pressentir comme chemin de lumière… que je vous souhaite de tout coeur. Belle année 2011 !

Lumière du soir et de la nuit

Dimanche, avril 11th, 2010

Poursuivre ce qu’est une journée de dimanche comme aujourd’hui, octave de la résurrection… et donc encore tout entière résurrection, tout entière Pâques, en contemplant comment elle semble se refléter dans la pierre travaillée par les hommes… parce que les travaillait la Résurrection et le mystère de Dieu.

Dimanche soir… Couleurs du soir et de la nuit, et beauté… beauté intérieure aussi.

Photos prises à Poitiers]

11 février : Lourdes, date fondement

Jeudi, février 11th, 2010

11 février ! Date socle, fondement.

Oui, ils sont plus profonds que les fondations des impressionnantes basiliques, cette date, et l’évènement qui la marqua un jour de 1858, rencontre entre ciel et terre. Et en fait, sans cette date, Lourdes ne serait pas Lourdes. Les cartes inscriraient autrement, sûrement, et en bien plus petit, le nom de cette ville pyrénéenne. 

Dans le froid d’un matin d’hiver… tenez, comme aujourd’hui, exactement, une gosse de pauvres traversait les terrains vagues sous le crachin, en quête de bois sec ou plutôt – car il ne peut être sec dans ce froid humide – de bois mort. Pour vivre : pour réchauffer ou être vendu contre nourriture de pauvre. Bernadette Soubirous, car c’est d’elle qu’il est question, emporte ce jour-là son asthme dans le froid et peine à traverser le canal du Gave, quand devant elle le ciel s’ouvre au fond d’une grotte, qui n’était d’abord qu’un gîte à animaux poisseux, avant qu’une source n’y coule et peu à peu plus ample, assainisse les lieux, et bien avant eux, les coeurs.

L’histoire de Lourdes commence un 11 février 1858, avant que ne viennent par centaines et par milliers pèlerins et touristes. Mais est-on jamais touriste sur les lieux qu’éclaire et rencontre le ciel ?

Ce 11 février, 10 000 pèlerins et nomades bravent encore le froid de l’hiver, pour venir, comme aimantés par ce lieu ou par le ciel qui le traverse, à fleur de coeur et de peau. Il fait un froid à pierre fendre, comme en 1858. Et le chant s’élève à la rencontre du ciel. Et dans ce va et vient entre ciel et terre, naissent et renaissent des gens : hommes, femmes, enfants. Je le sais, j’en suis.

Ainsi, dans la nuit des chants se sont levés… infatigables, éveillant la lumière et soutenus par elle. Et les coeurs venaient y boire un souffle de ciel.

Oui, Lourdes…

Ville en cascade de lumière

Lundi, décembre 21st, 2009

Rocamadour - 1

… Oui, ailleurs encore, quand la ville accrochée au flanc de la roche – le Roc Amadour – est toute en lumière dans la nuit, quand l’homme qui passe peut se repérer dans le sombre et commencer à rêver ou espérer. Parabole de ce que devient chacun quand il est veilleur et que donc la nuit ne peut être noire, pour lui ni pour quiconque, que l’obscurité ne peut l’emporter. Bonheur aux nomades ! Et aussi aux veilleurs…

Ils ont marché dans la nuit

Lundi, décembre 7th, 2009

Oui, ce soir encore, ils ont marché dans la nuit, par milliers. Pèlerins, sur les chemins de Lourdes. Oh, pas la foule des grands jubilés récents, bien-sûr, mais presque. La foule de ceux qui affrontent l’hiver en traçant sur le soir et sur la nuit la lumière qu’ils ont reçue du ciel et qui entre leurs mains semble dialoguer avec les étoiles et la beauté des cieux. Et tandis que le chant dans la nuit s’élève, ils l’accompagnent du geste à la fois retenu et ample de la main, qui se lève, portant la lumière plus haut encore, comme une houle immense, un océan de ferveur forte, de foi chevillée au cœur, et de prière.

Un peuple d’intercesseurs ce peuple. Dans la nuit, il porte comme en un immense filet de pécheur que l’on relève, les intentions du monde, celles de tous, celles de tous ceux qui aimeraient que là soit déposée leur prière, ou que là elle soit portée, hissée au grand mat de la prière qui tutoie le ciel. Et elle l’est, le sillage de lumière le montre dans la nuit.

8 décembre : fête de l’Immaculée Conception. Et en ces deux mots, le nom que la Vierge révéla à Bernadette le 25 mars 1858 à Massabielle, ou lieu-dit « Vieille roche » aux abords alors déserts de Lourdes. La foule venue en grand nombre priera encore demain, 8 décembre, avec ferveur. Le ciel peut être couvert, il ne peut retenir la louange et la joie discrète et vive qui s’exprime en ce lieu.

Vous y êtes avec moi. Si vous le voulez, du moins… Pèlerins !

Resplendissement de l’automne

Mardi, novembre 3rd, 2009

Vraiment inhabituel ce temps, d’une clémence et d’une lumière totale, ces derniers jours. Si souvent on s’attriste, ou on déplore le temps de Toussaint. Il faut bien avouer que la semaine dernière a été clémente, et même, du moins hémisphère sud (de la France) pour le jour de Toussaint, ce qui convient magnifiquement à une fête où l’on évoque le resplendissement de Dieu. Le jour de souvenir des défunts, le 2 novembre, y puise la lumière dont nous avons besoin, pour faire face à ce qui pour nous porte la marque du deuil. Il faut un oeil si avisé pour voir au-delà du voile, du côté du resplendissement…

Des photos seulement ici, pour évoquer cette beauté et cette lumière alentour, qui ne sont pas sans incidence sur l’intérieur et les choses de la foi, si essentielles en cette période… de Toussaint et de toutes les marches humaines.

Des photos et lumières en hommage à la destruction ou à l’effondrement des murs de division dont nous fêtons l’anniversaire du terme (Berlin et plus loin, il y a 20 ans). En hommage aussi à tous les artisans qui, de près, de loin, travaillent à l’érosion d’autres murs inutiles (Mexique, Irlande, Bethléem…), si sclérosants pour l’imagination sur les chemins de paix, et si tristes face au vol de la colombe.

Verdure, forêt et [re]lecture

Samedi, septembre 19th, 2009

Week-end… En vrai ou en rêve, ces espaces de verdure, de lumière et de clair-obscur. Week-end, temps de relecture, de pause, de contemplation – quand on le peut ! mais c’est si nécessaire -. Je vous souhaite de ce bonheur profond, quoi qu’il en soit.

Sous-bois

Ici tout est prière ou rencontre intérieure

Mardi, juillet 14th, 2009

 

2-mt-st-michel-dans-le-soir

Oiseaux au loin sur le sable encore éclairé au couchant, seulement rapprochés par le téléobjectif. Splendeur de la lumière forte au milieu des ténèbres. Vision pèlerine si fréquente et essentielle.

Pentecôte, le temps de l’Esprit, souffle de Dieu

Dimanche, mai 31st, 2009

Au jour de Pentecôte, les disciples furent emportés par l’Esprit, et ils parlaient d’autres langues. Désormais sans peur. Neufs…

Arcboutés sur la prière et sur le ciel

Mardi, février 10th, 2009

Ce soir je suis à Lourdes. La pluie est froide, mais le coeur des milliers de pèlerins présents est chaud. Et dans la nuit et la douce lumière que portent les pèlerins, le chant monte, comme une seule voix qui semble tutoyer le ciel, lui parlant ou lui chantant selon les moments, le cri de la terre et du monde, de ses espoirs, de ses attentes, de ses inquiétudes, de sa passion de vivre et d’aimer. En Israël, ils votent ou viennent de voter tout au long de la journée, et je ne peux l’oublier. Au moment où j’écris cette note, je ne connais pas les résultats de cette élection. Juste un sondage sortie des urnes donnant Kadima en légère avance sur le parti de Benyamin Nétanyahou, contrairement aux estimations et prévisions récentes. Mais les indications de ce sondage sont encore minces. Les choses, nous le savons bien, sont dans la réalité beaucoup plus complexes.

Dans la nuit, dans le chant, dans le souffle froid alternant avec la pluie, face à une lune pâle qui laisse apparaître successivement et lentement quelques nuages, éclairés doucement quand ils passent dans son rayon de lumière, je pense, intensément, à la paix. Je prie, intensément, pour la paix, pour ces élections, pour tous. Pour les familles – j’en connais tant – pour les gens seuls, ceux qui tracent leur chemin avec le sentiment de guère plus de lumière que cette lune pâle, mais pourtant réelle et belle dans la nuit.

Lourdes a le coeur qui bat toujours au rythme du monde et à celui du ciel, en même temps. La vie est faite souvent de ce double mouvement se rejoignant ou tentant de le faire, même si c’est parfois en léger décalage, en légère arythmie, en secrète tension. Comme va aussi, souvent, le pas du pèlerin.