Barak, Benoît, bénédiction… et étonnement !

Mercredi, novembre 4th, 2009

Voilà un an qu’Obama a accédé à la présidence des Etats Unis. Une année d’épreuve du réel et malgré tout de rêve : rêve de santé pour tous, rêve d’égalité ou de parité, entre noirs et blancs et plus largement entre gens d’origines diverses. De rêve de paix aussi, pour le Proche Orient et ailleurs, salué avec les efforts déjà tenaces déployés, par un prix Nobel.

Mais qu’il y faut d’effort à la paix, comme à l’égalité, comme à la parité, comme à… Courage Obama ! Ce soir rêve de paix, avec toi et des milliers d’autres.

Oui, la pensée me traverse : dans deux ou trois jours je m’envole pour ce pays que beaucoup nomment Terre Sainte, comme pour intégrer ce rêve de paix totale qui demeure au coeur de chacun… depuis les plus beaux psaumes de la Bible qui disent inlassablement, depuis près de 3000 ans : « Pour l’amour de mes frères de mes amis, laisse-moi dire paix sur toi. pour l’amour de mes amis, de mes proches, je prie pour ton bonheur… ». Mon coeur s’évade en prière, comme ou avec la colombe.

Et je reviens à Obama, m’étonnant encore de son prénom comme de son programme le plus profond : Barak. Un mot qui dans les langues sémitiques signifie béni… Comme en langue latine le prénom Benoît. Hasard des prénoms. Certitude de la bénédiction !

Oui, le vol de la colombe…

Vendredi, juin 12th, 2009

La colombe poursuit son vol, malgré les vents parfois contraires. On attend les résultats du vote en Iran. Peut-on se prendre à rêver de paix. L’espoir est toujours si ténu, quand les paroles s’envolent souvent comme des brandons susceptibles du pire beaucoup plus souvent que du meilleur.

Les paroles de Benoît XVI au Proche-Orient et celles d’Obama dans les mêmes lieux, puis en Allemagne, sur les lieux du pire, puis encore à peu de jours, sur les plages du débarquement, lieu d’épreuve terrible et de solidarité vive… Tout cela donne un souffle immense à la colombe de la paix.

Samedi, dimanche… le rythme s’apaise. Ma pensée pour la colombe, et ma prière aussi, pour soutenir son vol… Beau dimanche à vous… et aussi à la colombe !

Le vol fragile de la colombe de la paix

Mercredi, juin 10th, 2009

Je trouve à l’instant cette dépêche AFP. Elle parle des chemins de paix, auxquels on pense de plus en plus pouvoir croire. Alors j’y fais écho sans tarder : L’émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell a réitéré mercredi en Cisjordanie le soutien américain à la création d’un Etat palestinien, affirmant que son pays ne « tournera pas le dos » à la quête palestinienne d’indépendance. « Le président des Etats-Unis et la secrétaire d’Etat ont clairement énoncé notre politique: la seule solution viable à ce conflit passe par la réalisation des aspirations de deux parties dans deux Etats », Israël et la Palestine, a-t-il déclaré à la presse à Ramallah en Cisjordanie.

M. Mitchell s’exprimait après un entretien avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, au lendemain de ses entretiens avec les dirigeants israéliens dans le cadre d’une nouvelle tournée régionale. « Israéliens et Palestiniens ont la responsabilité de respecter leurs obligations prévues par la Feuille de route », a-t-il ajouté. On le sait, la Feuille de route, lancée en 2003, est un plan de paix soutenu par la communauté internationale qui prévoit à terme la création d’un Etat palestinien au côté d’Israël. Mais elle est largement restée lettre morte depuis.

La colombe de la paix a du souffle. On entend le frémissement léger de son vol fragile ! Suspendez le souffle, regardez. En gardant au coeur des mots de paix, et le murmure léger d’une prière tenace.

Une rose blanche à Buchenwald et des paroles de paix

Samedi, juin 6th, 2009

 Sentiment qu’il a du charisme Obama. Son prénom évoque la bénédiction, est-ce entièrement un hasard ? Et dans le monde comme il va, c’est du bonheur profond d’entendre des paroles de paix infatigables. Celles du Caire étaient tellement bonnes à entendre, après celles sans nuances de Bush pendant huit ans, qui mêlait Dieu inconsidérement aux choses et à ses choix politiques parfois de peu de vision. Qu’il est bon d’entendre cet homme à la parole et à la présence simples, Obama. On parle d’obamania. Ce n’est pas la meilleure chose qui puisse arriver. Le côté mania est peu porteur et sujet aux vents changeants. Les vents et la mania peuvent changer vite. Les paroles de paix non.

Donc au Caire, Obama, puis sans transition ou à peine, à Dresdes. Déjà tout un symbole. Mais aussi Buchenwald. Là les mots se taisent. Ils n’étaient que quatre ou cinq en ce lieu. Peu de mots, peu de gestes, mais symboliquement forts. Une rose blanche, l’expression d’une émotion totale et des paroles sans faille sur l’horreur. Et Elie Wiesel, nobel de la paix, juif qui a connu ces lieux, et son père aussi qui y mourut. Occasion pour Obama de redire une fidélité sans faille à Israël. Mais le rappel aussi de la justice pour que vienne, sans plus de retard, une paix… juste entre Israël et les palestiniens.

Il y a un mois, Benoit XVI (tiens ! son nom aussi signifie une bénédiction !), dans une parole semblable. Aujourd’hui Obama. Et il y revient, signe qu’il ne lâchera pas ce dossier. Tant de choses autour de la paix s’attachent à cette terre, que personnellement j’aime, profondément, mais qui souffre trop.

Puis ce furent  Caen, et Colleville-sur-Mer, et les paroles encore de la mémoire. De l’humanité profonde. Ce soir, le couple Obama est à Notre-Dame avant une soirée parisienne, en famille.

D-day, Jour-J… Il est des jours où on a le sentiment de grandir en humanité. C’est aujourd’hui. Respiration profonde. Un ange [de la paix !] passe. Bon dimanche !

 

 

Obama : la marche tenace

Vendredi, juin 5th, 2009

Je ne suis pas politologue, même si je pense quelque chose de notre pays et de la vie du monde. Et il me semble même que l’on ne peut s’empêcher de penser quelque chose, sur la vie de tous et le rythme du monde, sur les questions liées à la justice, à la répartition des biens, à la façon d’organiser la société, la santé, l’éducation… Penser aussi quelque chose de l’Europe, même si tout n’est pas toujours simple en la matière ! Et dimanche, de ce côté là il faut aussi passer à l’acte [de vote].

Penser et agir. Marcher aussi. Je suis impressionné actuellement par la grande marche d’Obama : Egypte, parole au monde musulman, Allemagne, plages du débarquement… Parler de l’homme et de ce qu’il devient. Une question urgente, partout.

Pour moi cette marche est une marche pèlerine… aussi. Le pèlerin est au plus profond chercheur de paix.

Avec nos mains calleuses…

Vendredi, janvier 23rd, 2009

Il paraît que Barack Obama a dû redire les paroles du serment, sur lesquelles on avait bien remarqué que le juge de la Cour suprême s’était un peu mélangé les mots, tandis que Barack Obama les savait… par coeur ! Il a donc fallu les redire, dans le bon ordre. Les mots bien dits, ceux qui sont très proches de la vie, la portent, la guident doucement plus loin.

C’est pour cela que plusieurs des discours de Barack Obama valent d’être ré-entendus, quand on voit jusqu’où déjà ils ont mené, et en priant le ciel qu’ils continuent leur course fondatrice.

Il y avait eu l’évocation de la Terre promise, à Nashua le 8 janvier 2008, en même temps qu’était rappelée la magnifique figure de Martin Luther King. Et quelques mois plus tard, c’était donc la suite, pas contradictoire du tout. Le 4 novembre 2008, à Chicago, juste après la victoire d’Obama aux élections américaines, il disait en effet :

« [...] Il a fallu longtemps. Mais ce soir, grâce à ce que nous avons accompli aujourd’hui et pendant cette élection, en ce moment historique, le changement est arrivé en Amérique [...].

La route sera longue. Le chemin sera escarpé [...]. Il y aura des revers et des faux départs [...]. Mais je serai toujours honnête avec vous quant aux défis auxquels nous sommes confrontés. Je vous écouterai, particulièrement lorsque nous serons en désaccord. Et par-dessus tout, je vous demanderai de me rejoindre pour reconstruire cette nation de la seule manière possible en Amérique depuis 221 ans : bloc par bloc, brique par brique, avec nos mains calleuses. »

Le souffle de l’histoire

Jeudi, janvier 22nd, 2009

Le 8 janvier 2008, Obama trouvait des accents lyriques qui devaient – et doivent ! – mener loin. C’était à Nashua dans le New Hampshire, pendant les primaires démocrates. Des mots que je reproduis ici, comme un long poème, de ces poèmes qui créent du neuf et façonnent le monde, façonnent des esprits et donnent forme à l’espérance.

Lire ce poème et le relire. Le recopier. L’encadrer pour le relire encore. L’apprendre comme à l’école. Comme on apprend à lire, à vivre, à espérer, plus solidaires. Alors ce poème du 8 janvier 2008, dont nous mesurons un an après la force porteuse immense, comparable au « I have a dream » de Luther King qui a traversé et porté un pan immense de l’Histoire :

« Lorsque nous avons surmonté des épreuves apparemment insurmontables [...], des générations d’Américains ont répondu par une conviction qui résume l’esprit de tout un peuple : Oui, nous pouvons.

Cette conviction, elle était inscrite dans les documents fondateurs qui forgèrent la destinée de notre nation. Oui, nous pouvons.

Il a été murmuré par les esclaves et les ablitionnistes ouvrant une voie de lumière vers la liberté dans la plus ténébreuse des nuits. Oui, nous pouvons.

(suite…)