Clarté de Noël

Lundi, décembre 27th, 2010

Chacun va son chemin. Noël est passé. Mais non ! Noël ne passe pas. Les textes anciens disent que Dieu a pris demeure en terre humaine, très humaine. Les anges ont enchanté le ciel, et la terre, annonçant Paix aux hommes, car Dieu les aime. Ces textes anciens ont fait bouture en terre des hommes, depuis toujours. Et cette Parole est prise en relais dans des coeurs et des corps de femmes et d’hommes, dans leur Histoire. Dans la nôtre. C’est la foi, ce mouvement étonnant qui emporte des vies les rendant assez fortes pour traverser le temps, les rendant assez claires pour traverser l’obscurité.

Et les vieux textes ont tant de jeunesse…

Poursuite ici, des « Lectures savoureuses de la Bible », qui laissent ou aimeraient laisser la Parole venir par tous les pores de la peau, avec étonnement, bonheur… Aujourd’hui, La Bible et l’art de voir…

Des voix claires

Vendredi, juin 18th, 2010

Oui, il faut des voix de clarté, des voix sans détour, enracinées, sourcées dans les torrents de Dieu, pour nourrir ou peut-être ré-engendrer le monde, le sourcer, le ressourcer…

Ci-dessous, un livre itinéraire, au pays des Prophètes de la Bible, pour mieux les lire, les entendre, les aimer, cueillir à la sève vive de leur parole de cristal et de feu, venue de Dieu seul…

Bonne lecture !

Editions Bayard, avril 2010

Désert…

Lundi, mai 10th, 2010

Proverbe touareg : « Le désert, c’est Dieu, le silence c’est sa parole… ». Dans le désert, à goût de sable, la parole résonne, la Parole… de façon unique.

Vagues de couleurs

Dimanche, mars 21st, 2010

En ce moment, les évènements nous atteignent souvent par vagues. Il y a peu, une vague totale, de nuit, dévastatrice, en raz-de-marée, sur les bords de l’atlantique. Puis hier, une vague bleue pour emporter, sous la pluie battante et en serrant les dents, le « Grand shelem ». France – Angleterre et grand shelem (mot, au passage, très proche du mot shalom ou salam, qui dit une plénitude). Et aujourd’hui, une vague rose, dans laquelle le bleu ne vient qu’en frange, sur la côte est si l’on peut dire, et un rose que les analystes observent comme les signes du printemps, guettant aussi les traces de vert.

Et puis il y a, importante et lourde encore ce dimanche, la vague restée sur le rivage, la vague retenue, ce presque 50% d’abstention. Je suis de ceux qui pensent que l’on peut dire oui ou non, mais qu’il est essentiel de parler, de dire, d’exprimer, pour que soit vive et forte la démocratie, qui vit de la parole (contradictoire ou non) échangée, pour socle du bien commun. Et cela d’autant plus si l’on sent le bien commun compromis, ou si l’on sent que ce bien commun ne se porte pas assez bien. Je l’évoquais l’autre jour, la démocratie est un bien trop précieux. Il suffit de regarder le monde pour s’en convaincre.

Et puis rien n’est anodin. La vie de tous est trop précieuse pour que l’on n’y veille pas ensemble. Quelles que soient les vagues, en fait, ne pas s’abstenir de se jeter dans ce qu’hier durant le grand shelem, on a souvent appelé… la mêlée. Et en ces tous premiers jours du printemps, quoi qu’il en soit, chérir la couleur, même s’il faut la travailler avec soin, comme le fait le peintre pour la rendre plus belle et harmonieuse.

Eh bien, le Carême en un clic !

Mardi, février 23rd, 2010

Le Carême, un temps de pause ou de… demi-pause, le temps que prend le marin pour vérifier la ligne d’horizon et refixer plus solidement le cap. Le temps que prend le sportif pour s’alléger et… s’engager de tout son être dans l’effort. Le temps que prend le poète pour que le vent du large éveille en lui la parole. Le temps que prend le chrétien pour que s’éveille en lui aussi la Parole, celle dont il vit au plus profond, celle qui le fait vivre, qui est son Orient, c’est-à-dire aussi son « lever », d’un mot qui évoque dans la bible la résurrection : celle de Jésus et celle qui touche tout homme. Le temps du Carême, pour que nous touche justement la Résurrection : non pas à la fin des temps – bien que… elle aussi – mais aujourd’hui. Car Dieu n’est pas un Dieu du futur, mais du présent. Et c’est la force de ce présent qui éveille puissament l’avenir, à une hauteur qui ne peut plus être hauteur d’homme, mais… à hauteur d’infini.

Alors sur ce chemin, une recette – si l’on ose dire en ce temps sobre ! – : le carême en un clic. A la page ouverte (site Prions en Eglise), descendre en bas de page et cliquer sur le bandeau de téléchargement de la méditation du jour. Il est demandé de s’identifier la première fois, puis de voguer libre, chaque jour.

Bon vent !

Goût de bible

Mardi, octobre 13th, 2009

Juste pour le bonheur de l’écoute, et prendre ou reprendre goût à cette parole vive. Bonne écoute…

3,4 milliards d’années… le long chemin

Lundi, juin 22nd, 2009

Je me suis laissé impressionner, sans effort, et presque malgré moi, par une nouvelle lue ce week-end : sur des images satellites, des chercheurs américains sont parvenus à reconnaître l’empreinte d’un ancien lac sur la planète Mars. Une immense étendue d’eau aujourd’hui asséchée, au fond d’un canyon. Une trace qui renvoie à 3,4 milliards d’années, à une époque où la planète rouge, encore chaude et humide, abritait peut-être la vie.

« Le silence de ces espaces infinis m’effraie », disait Pascal… Je partage son point de vue ou sa fascination devant ces durées et ces espaces sidérants, qui sont le long chemin aussi de notre humanité. La fête de la musique hier en trouvait peut-être – très inégalement selon les lieux – des échos ou des répliques. Le chemin d’humanité est long. L’actualité nous le redit. Car c’est aussi la parole qui constitue l’homme. Comment concevoir les lieux où on la fait taire. Où on la réprime….?

Braise et cendre… et le pain de la marche

Mercredi, février 25th, 2009

Mercredi des Cendres et retour du carême. Montagnards et marcheurs, navigateurs ou sportifs, et tant d’autres, connaissent ces temps de préparation avant l’événement attendu de tout leur être. Et pour le coup ici, abordant donc le carême, la préparation est essentielle, ligne fine à suivre pour que la vie tout entière passe à la clarté de Pâques. Temps de l’apprentissage, comme à nouveau, du goût de la Parole et de l’essentiel. Suivre le chemin d’Elie jusqu’à la montagne sainte où, passé le fracas des éléments, il entend une voix de fin silence, qui orientera sa vie (Premier livre des Rois, chapitre 19). Retrouver le goût de la Parole et du pain, de la simplicité, de l’essentiel, laisser notre vie reprendre au sens le plus fort son orient, la source qui la fonde.

Le chrétien aujourd’hui reçoit les cendres. Geste très ancien, venu des temps les plus profonds de la bible. Sous la cendre, retrouver la braise de Dieu et la laisser prendre.

Des voix de prophètes appellent au coeur de ce silence, ils laissent entendre puissamment la voix de Dieu : « Revenez à moi de tout votre coeur, déchirez vos coeurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour…». Oui, « c’est maintenant le moment favorable, confirme Paul. Au nom du Christ, nous vous le demandons, laissez-vous réconcilier avec Dieu. » (Prophète Joël et l’apôtre Paul aux Corinthiens).

Quarante jours donc, pour reprendre souffle et retrouver le goût de la Rencontre, unique, qui fonde nos vies.

couv-panorama-a-reyes

Alina Reyes parle magnifiquement de ce temps dans Panorama ce mois-ci, en un long entretien : « Je vais vivre mon premier carême ! ». A lire, ou à retrouver sous une autre forme ici, ou ici.