Chemins de prière et d’intériorité

Vendredi, mars 18th, 2011

Carême et marche vers Pâques. Le marcheur s’allège en marchant et s’habille peu à peu intérieurement d’essentiel : une Parole qui vient et le sculpte, travail des landes rebelles. Il y faut du temps sûrement pour que les chemins humains deviennent chemin d’Evangile, d’une Rencontre… Marche résolue en avant. Lever de printemps. Si près d’un temps où le calendrier l’affiche et la nature l’attend, et nous aussi. Belle marche !

Bethléem, Jérusalem… aurore

Lundi, février 21st, 2011

« Jérusalem de lumière », chante entre contemplation et étonnement sans fin un grand classique en hébreu. Nuit, grisaille parfois, et lumière matinale, clarté totale, saisissent celui qui s’arrête en ce lieu. Bethléem ! Il est deux étymologies à ce nom : la maison du combat ou bien celle du pain. On choisit la seconde, même si la pâte parfois prend du temps pour lever. Le pain rassemble, nourrit et se partage. C’est un fondamental humain. Jérusalem, quant à elle, porte l’étymologie commune de ville de la paix. Mais à strictement parler, la forme du mot en hébreu invite à traduire la ville des deux paix : celle présente et celle à venir, ou celle du ciel et celle de la terre ? Le commentaire est illimité, mais la paix irréfutable. Et la lumière d’Orient, c’est tout cela. En ces lieux où pour le chrétien la Nativité et la Résurrection ont éclairé l’Histoire. Aurore d’humanité !…

Marcher dans la nuit froide

Samedi, janvier 22nd, 2011

Lourdes, au coeur de l’hiver, par un froid vif mais une luminosité étonnante. Et marcher dans la nuit, dans ce froid, jusqu’à la Grotte. Y demeurer pourtant, et y porter le monde. Y prononcer cette litanie des prénoms qui habite le coeur et se transforme en ce lieu en prière en laquelle il n’est plus de frontière. Sentiment encore, dans la solitude mais la clarté de ce lieu, que le ciel et la terre se rencontrent. Présence discrète mais douce et immense de la clarté de Dieu.

Ainsi la prière monte dans la nuit, à plein coeur, petite foule seule et porteuse de l’immensité. Bonheur.

Retour à l’alpage

Dimanche, octobre 3rd, 2010

Silence un temps sur ce blog… Le temps de quelques difficultés techniques normalement résolues, et le temps aussi, encore, de chemins multiples : nomade ! Le temps aussi est nomade : il file. Temps d’automne désormais, où soleil et brume jouent de leurs alternances pour changer peu à peu le décor au coeur desquels chacun poursuit ses chemins. Chemins intérieurs aussi, passage là au monastère, laissant place pour un temps riche d’intériorité, à son silence et à la prière qui en ces lieux porte le monde. S’associer quelque temps à cette prière, à la fois louange, intercession, et écoute, qui pose sans cesse les pierres de fondation du monde en mouvement. Comme on a pu le voir dans ce film impressionnant Des hommes et des Dieux. D’autant plus impressionnant qu’il est signé d’une absence lourde qui inverse le cours du temps et donne aux paroles leur poids immense d’humanité et d’éternité.

Un autre film emporte au loin, sans enchanter au sens habituel du terme, et pourtant tout en rythme et en chansons : Benda Bilili. On aperçoit ce titre et l’on n’oserait s’arrêter, mais il le faut…

Et l’idée aujourd’hui de revenir en images à d’autres solitudes, pour voir encore, dans un retour à l’alpage,  le soleil jouer avec les cîmes, et les rapprocher discrètement de la vie quotidienne.

Bons chemins !

Echappée

Vendredi, juillet 30th, 2010

Le temps d’une échappée, de marcher et contempler longuement, de laisser chaque pas tracer intérieurement les voies de contemplation et de la rencontre de l’Unique, de Dieu. Entrer dans le jour nouveau et ouvrir le temps du week-end par cette longue marche silencieuse qui en soi le laisse parler de voix de cristal et de source. Belles marches et marches intérieures à vous !

Sur le chemin de Compostelle

Mardi, juin 15th, 2010

Sur le chemin de Compostelle… en région parisienne, et dans un cadre de verdure totale, appelant à la sérénité [ici à Longpont-sur-Orge, en Essonne]. Dans le lointain, les vuvuzellas chantent, les joueurs jouent (jouent et gagnent dit-on à certains jeux !), et le chemin continue. El camino… A Angoulême jeudi dernier, une rencontre inter-religieuse dense et riche, de respect, de reconnaissane dans la différence, d’enrichissement mutuel quand chacun livre son secret et ouvre son trésor, large, à partager… loin des rumeurs qui sur Facebook épuisent, quand les apéros géants ont des relans de refus d’autrui…

Invitation au voyage intérieur, celui qui fait vivre et rapproche plutôt que de diviser, celui qui dans les êtres parle de Dieu.

Frat, la foi vive et joyeuse de 10 000 jeunes

Samedi, avril 24th, 2010

Première images ici, du Frat. Des heures très toniques. La foi joyeuse et les chemins des profondeurs : de la sincérité et de la foi. Voilà ! oui, au rythme jeune, allant, vif, sincère. Et un slamer, qui prie dans le rythme des mots et confie : « je suis très ému. Je suis venu au Frat quand j’avais 19 ans… » Il n’en a gurèe plus mais revient et confie : « les jeunes, ils ont envie de prier »… Parole trésor pour un dimanche. Je vous l’offre avec ces photos, avant d »autres encore… 

      

Sur les grands chemins… de Lourdes et d’ailleurs

Mercredi, avril 21st, 2010

Près de 12 000 pèlerins partent ce soir de toute la région parisienne pour rejoindre Lourdes, pour le FRAT… Quatre lettres pour un immense espoir, pour une expérience d’amitié, de dépaysement total, de découverte de Lourdes, et au plus fort, de rencontre de Dieu. Une expérience faite à vingt ans, ou plus tôt encore, au temps du lycée, et qui marque des vies pour longtemps, et même pour toujours : plusieurs le disent, longtemps après, quand les événements de la vie et parfois quelques bourrasques sont passés par là. Le FRAT demeure alors, comme le début ou la réinitialisation de l’alphabet essentiel, comme la trace et l’empreinte de Dieu affleurant avec discrétion sur le sable de la vie, avec la force ou la stabilité du roc. A Lourdes, comme en quelques autres lieux, la rencontre de Dieu marque pour toujours. Et le coeur devenu pèlerin le demeurera aussi pour toujours, car cette expérience faite un jour demeure elle aussi prête à affleurer au… besoin. Et la vie réveille cet appel là, chacun le sait d’expérience.

De quelques heures passées au FRAT, sûrement je vous reparlerai, avec le sentiment d’y être un peu peut-être en votre nom. Y priant pour tous, et pour le monde.

Surgissement, bouleversement… Joyeuse fête de Pâques !

Dimanche, avril 4th, 2010

Ces jours sont pleins de gravité. On y va, seul et ensemble, au coeur de la foi, et aux profondeurs de la vérité de chacun, profondeurs de l’être, profondeur du mystère (ce qui nous fait vivre, mais qui nous dépasse infiniment).

Et dans la nuit, des paroles inouïes, traversant l’obscurité comme le feu crépite dans l’obscurité et y répand par ondes progressives et irreversibles, la lumière, signe, en cette nuit, du Ressuscité.

Et les paroles entendues dans l’assemblée chrétienne, où avec beaucoup d’autres j’accueillais ce mystère et le laissais me travailler, tandis que huit personnes étaient baptisées, à âge adulte, en plein consentement du bouleversement que la présence du Christ apporte à une vie, la leur et la nôtre. Des visages simples comme ceux de chacun, le vôtre et le mien, mais inondées de cette lumière là, qui désormais guidera les jours, chaque jour.

Des paroles de catéchumènes entrant de tout leur être dans les eaux du baptême et dans la foi. Dans l’Eglise aussi comme elle va, c’est-à-dire servante et humble. Humiliée plus que nécessaire aussi ces jours. Mais Eglise. Eglise mère. Connaîtrais-je le Christ dont je vis, si elle n’avait pas été, fragile et simple, mais solide aussi comme le roc de la foi qui la fonde ?

Les paroles du prêtre, disant parmi beaucoup d’autres paroles claires et nourrissantes : vendredi saint, un silence, samedi, le vide, et bientôt le souffle. Un silence, un vide, un souffle, trois fois rien, qui bouleverse(nt) totalement désormais le cours des choses.

Joyeuse fête de Pâques ! Christ est ressuscité. Oui, comme ajoutent les chrétiens d’Orient sans craindre les vents contraires sur cette parole simple de témoin : Il est vraiment ressuscité !

Beauté de cîmes

Vendredi, février 19th, 2010

Lumière intense et clarté de roc sous le ciel bleu, le soleil, et dans le resplendissement de la neige. Clair-obscur aussi, sombre, sur le même lieu, quand les nuages lourds obstruent l’horizon et dévorent les contours. Discret écho de ce qui au fond de l’être aussi peut être selon les temps, de pleine lumière ou parfois d’obscurité. La vie spirituelle elle-même n’est-elle pas ce mélange ou ce rythme à travers lesquels se dessine intérieurement le visage même de Dieu sculpté en terre humaine ?