Attente du printemps

Mercredi, mars 23rd, 2011

La nature somnole encore. Ici et là pourtant, elle éclate en bourgeons et en fleurs, annonce de plus en plus résolue du printemps. Nos marches intérieures et marches à l’étoile sont semblables à cet éveil. Le chemin de Pâques suit mystérieusement ce cours…

Le printemps tarde à venir

Dimanche, mai 17th, 2009

Envie de soleil, de feuillages, de fleurs, d’air tiède, en un printemps qui tarde à venir. Alors ces quelques photos, prises il y a peu, dans le sud, et qui montrent effectivement que la végétation et les airs printaniers tardent à venir. Certains annonçaient que le printemps serait chaud, ce qui n’est pas forcément bon signe non plus. Alors on prendra à leur rythme les signes de sa venue. Le printemps. Le vrai…

Lourdes au printemps fait peau neuve

Jeudi, avril 23rd, 2009

Oui, Lourdes au printemps fait peau neuve. L’année 2008 aura vu passer près de 9 millions de visiteurs et pèlerins. Et l’hiver a à peine marqué une pause, que déjà avec la venue du printemps, les premiers grands pèlerinages arrivent et… poursuivent la marche pèlerine. C’est en ce moment le Pèlerinage Montfortain, premier grand pèlerinage de l’année, venant de partout en France, qui vit au rythme du lieu, lui apportant la touche particulière de ses milliers de pèlerins.

Mais Lourdes en ce temps du printemps et peu après les grands froids, fait peau neuve. Ce sont ainsi les toitures de la basilique de l’Immaculée Conception, également appelée basilique supérieure, puisqu’elle est située au-dessus de celle du Rosaire et de la Crypte, qui font l’objet de travaux d’entretien de grande ampleur. Ainsi, lorsque le pèlerin arrive sur l’esplanade, il est étonné de découvrir aux basiliques un air de grand navire aux mâts impressionnants. Ce n’est que le premier signal. Au-delà des arcades en effet, les échafaudages surplombent la grotte en un édifice vertigineux, tandis que des engins puissants hissent de véritables blocs de pierre, en même temps que les autres matériaux nécessaires à la toiture. Noria que le visiteur a aperçue en fait dès le train…

Lourdes, cité de l’espérance, fait peau neuve ! Le printemps sera beau.
[Suite de cet article dès demain, entre train et printemps !]

Dans la fraîcheur du printemps

Dimanche, mars 22nd, 2009

Petit matin de dimanche. Pensée en grand large [ici sur les hauteurs de Sète]. Le coeur en prière sur le monde…

Soleil de Provence

Samedi, mars 21st, 2009

Pour entrer dans le week-end, quelques couleurs de Méditerranée et de Provence : arbres en fleurs, élevages de taureaux rejoignant les prairies toutes en herbe fraîche… et Sète, les couleurs de la mer, le vent du large. Pensée pour Brassens et pour Paul Valéry. Préparation aussi de marches en pensée, en projets : ainsi une Université d’été de l’Assomption (UEA) en août 2010 sur le sujet, et plus proche, un Congrès des directeurs de Pèlerinages en novembre, sur ces lieux de migrations, de pèlerinages et de culture. Et ici sur ce blog pour le rêve et l’air du large. Bonnes routes !

Tourner la page

Vendredi, mars 20th, 2009

Non, je ne prends pas position ici, avec ce titre, sur la flambée de l’actualité concernant les propos du Pape, certains d’ailleurs de ses propos, au détriment d’autres qui auraient mérité un zoom semblable, en faveur des malades du Sida. On ne peut participer à un mouvement unilatéral de l’actualité, qui zomme ici et oublie là. On ne peut que maintenir ce que j’évoquais il y a quelques jours : la fragilité – ou la dureté ? – des mots, et leur résonnance lourde et terrible quand ils ne sont pas justes. Mais il faut aussi, par déontologie et souci de rigueur, et pour ne pas simplement hurler avec les loups, écouter l’ensemble d’une parole, des paroles dites.

Mais il est d’autres mots aussi, qu’il faut évoquer : tous ceux qui s’écrivent ! Et je me rends compte que je ne suis pas allé avec vous arpenter les allées du Salon du Livre ces derniers jours Porte de Versailles. J’y suis allé, puis le temps a filé et je ne suis pas revenu ici vous emporter dans le voyage des allées, des stands, des couleurs, des idées, de la rencontre, de la pensée. Je le fais donc ici, simplement en photos. Les livres parlent, et leurs feuilles doucement résonnent. Elles poussent, comme les arbres en ces prémices de printemps ces jours-ci, sève et bourgeons de pensée souvent très belle, et en quantité impressionnante !

Bouffée d’air !

Mercredi, mars 4th, 2009

Par temps de lente arrivée du printemps et de giboulées multiples, un petit air de fête ou de kermesse, dimanche soir, à la clôture du Salon de l’Agriculture. Attendrissant aux abords de la Porte de Versailles à Paris, l’effervescence de fin de Salon. Les derniers visiteurs sortaient tranquillement, ayant pris eux aussi un surprenant bain de campagne au coeur de la capitale. Les éleveurs prenaient congé, les uns suivis d’une vache tenue juste par la corde – pas habituel en ce lieu ! -, tandis que d’autres avaient dû assurer les montées en camions à bestiaux. Sur les radios et télés, des visages et des voix fatigués mais heureux, avant une nuit encore longue de retour dans les différentes régions d’où venaient ces fiertés bovines et autres.

Oui, 2009, un bon cru pour le Salon de l’Agriculture. Par temps de crise, on craignait le pire. Et non ! Plus de 670.000 personnes sont venues visiter « la plus grande ferme de France », soit 10% de plus que l’an dernier, alors que la crise avait fait redouter une baisse de fréquentation. Bêtes de concours et produits du terroir ont été, comme toujours, les principales attractions, avec les cortèges plus ou moins rapides et applaudis des personnalités politiques, pour lesquelles le détour par cette « France profonde » est un passage ou un exercice obligé, exécuté avec une grâce… inégale selon le charisme de chacun.

Plus profond encore, le débat qui agite le monde agricole sur son avenir. Mais ce débat-là est plus technique et échappe à une partie des gens même bien intentionnés. Ce qui n’échappe pas par contre, et peut-être les chiffres de fréquentation en hausse en sont-ils le révélateur, c’est le plébiscite certes implicite mais net, des valeurs sûres, du travail concret et enraciné et d’une économie, parfois difficile, mais réelle. Le retour à la nature ou le choix de la nature comme indices de l’aspiration de chacun à une vie vraie, et le refus, implicite encore, des économies ou des valeurs trop virtuelles. Le choix des racines et le retour des saisons plutôt que l’éphémère.

Oui, il est des jours, comme aux soirs de victoires au rugby ou au foot, ou bien encore en des jours de beauté et d’effort – je l’évoquais ici à propos du ski -, où l’on s’identifie plus ou moins consciemment et insensiblement, à ceux qui assument avec rudesse parfois, mais avec beauté le quotidien. Oui, on aime manger de ce pain là.

Ils sont repartis, mais quelque chose demeure pour nous, et on leur dit Merci.

Trace de printemps et souffle marcheur

Lundi, février 23rd, 2009

Depuis quelques jours, du moins ici, ce n’est pas que la météo soit plus belle ou plus clémente, mais les oiseaux chantent, en particulier dans la clarté du matin, comme s’ils voulaient annoncer la venue proche du printemps. Les arbres aussi bourgeonnent. Et il devient sensible que les jours rallongent. Le coeur y est et l’on veut y croire, pour la nature comme pour les conflits du moment… Et comme peut-être en chacun.