Couleurs, ombres et lumières là-bas

Vendredi, octobre 15th, 2010

Fin de la semaine, avec le poids de ses soucis, de ses tracas, de ses travaux, de ses bonheurs, de ses passages… Vient le temps du repos, même si les bruits de la rue [dans tous les sens du mot] invitent bien à rester en éveil, et il le faut bien. Mais quand même, poser le regard et le coeur sur quelques espaces d’une nature qui restitue au coeur son intégrité et sa part de silence, de beauté… Alors ces photos de là-bas, quelque part dans le Sud-Ouest, du côté de la Dordogne et d’une abbaye où la prière demeure et veille…

Bon week-end !

Verdure, forêt et [re]lecture

Samedi, septembre 19th, 2009

Week-end… En vrai ou en rêve, ces espaces de verdure, de lumière et de clair-obscur. Week-end, temps de relecture, de pause, de contemplation – quand on le peut ! mais c’est si nécessaire -. Je vous souhaite de ce bonheur profond, quoi qu’il en soit.

Sous-bois

Les vacances : l’autre temps

Jeudi, juin 25th, 2009

Un blog de marcheur ou de nomade connaît des temps de pause. On boit aux sources, on reprend souffle. Ou bien parfois le chemin est ardu, comme sur les pentes escarpées. Mais écrivant cela, je pense aux montagnes que j’aime et auxquelles je ne peux m’empêcher de penser je crois, de plus en plus, comme pour les rejoindre déjà en pensée avant même que le calendrier n’en libère le temps… qui serait bienvenu. Car la fin d’année, universitaire, scolaire… peu importe les noms qu’on lui donne ! ce temps de juin que chacun connaît d’expérience comme un temps chargé, est bien de ces temps de chemins escarpés. Beaucoup de choses viennent à échéance ou doivent y parvenir, et l’esprit un peu emprisonné s’évade. Il a raison. Il est bon guide. 

Or voici comme un présent dans un courriel adressé à quelques uns et dont je suis aussi destinataire, les paroles d’un poème, d’un auteur que je ne connais pas – J.M. Bedez -. Remerciant qui les a envoyées, je reprends ces paroles, comme un présent à vous, comme une brise légère, un parfum de montagne, un livre ouvert dont le vent tournerait doucement les pages quand la pensée est ailleurs peut-être…

Voici le temps de l’autre temps.
Celui qui ne nous est pas imposé,
qui ne martèle plus nos journées
et ne nous oblige plus à courir.

Voici le temps de la découverte,
sans brutalité, sans précipitation,
sans orgueil, mais non sans effort.
Le temps de regarder pour voir,

le temps d’écouter pour entendre…
C’est le secret des hommes
et de l’homme, qui est là,
à portée d’yeux, de main, de coeur.

Voici le temps de sortir des limites,
des habitudes, des programmes.
D’aller en pays nouveaux,
de découvrir l’inconnu
au-delà du connu.
Voici le temps de l’autre temps.

Je vous souhaite de cet autre temps, quelle que soit la date de vos vacances ou ce qui en tient lieu, car tous loin s’en faut n’en ont pas. Mais ce temps intérieur… comme une brise légère !

Au soir d’une journée fatigante

Jeudi, janvier 29th, 2009

Au soir d’une journée fatigante, juste se poser. La marche a partie liée avec la couleur, c’est vrai, je le disais et le redirais sans fatigue, convaincu que c’est vrai. Mais au soir d’un jour de marches multiples, intérieurement bourdonnants, il nous faut nous poser. Nous reposer aussi.

Il est un temps où il faut se poser, et il m’a semblé que l’on peut aussi le faire en couleurs…

 

Dans les nuages

Samedi, janvier 17th, 2009

« Vous êtes dans les nuages ! » La phrase sonne souvent comme un rappel dur aux oreilles de l’enfant quand on le lui dit pour le rappeler à la réalité. Elle sonne tout autrement aux oreilles de qui les entend en altitude, montagnard en pleine course ou voyageur en altitude. Elle sonne alors un peu comme… une sorte de barrière ouverte aux rêves, ou à la détente, à des espaces aériens et plus doux, infinis.

Peut-être est-ce un peu cela aussi le rythme que permet – mais pas toujours ! – l’entrée en week-end. Alors je prends cet avertissement discret comme un souhait ou un appel au débrayage ou au rêve : Vous êtes dans les nuages. Il est un peu permis de rêver.

Le paysage évolue alors, paysage extérieur et paysage intérieur. Image à terre et sous la pluie, d’abord, puis du haut des nuages, plus haut que la grisaille, quand les nuages semblent former une mer qui ondule et parfois se creuse, ouvrant ici ou là en profondeur des abîmes – à terre ! – que la neige de l’hiver recouvre légèrement, leur donnant à eux aussi, même au ras du sol, une allure de nuages.

Répliques une fois encore entre la terre et le ciel, comme il en est d’autres dans la vie quotidienne où prennent parfois un sens infini, on ne sait pourquoi, les mots de la prière chrétienne, lorsque l’on dit, laissant résonner en soi des paroles qui nous dépassent mais que Jésus enseigna : « sur la terre comme au ciel ». Et les autres mots de cette prière aussi, qui apprend au plus profond cette correspondance entre le monde des hommes et celui de Dieu, qui n’en font peut-être qu’un, personnellement je le crois.

[des photos viendront, ce lundi. En attendant, voici celles ci-dessous, apparentées]

Oui, il est des correspondances qui donnent à penser. Paraboles de l’essentiel semées dans un quotidien d’hommes et de femmes pèlerins du quotidien.

L'ombre s'allonge et le bâtiment prend une dimension infinie

L'ombre s'allonge et le bâtiment prend une dimension infinie

Vue sur le Chatelet - matin d'hiver

Vue sur le Chatelet - matin d'hiver

Alors oui, vous êtes dans les nuages ! La trêve des soucis n’est jamais entière ou rarement, et les bruits du monde continuent de venir. Mais justement, les nuages donnent une surface ou un volume large pour écouter autrement… et vraiment les entendre. Dans les nuages, le coeur se reconfigure, doucement.

Sur le chemin de la pensée simple…

Samedi, janvier 10th, 2009

Cette pensée pleine de fraîcheur, ce matin, pour donner goût au week-end et au repos ou à la détente, que l’on serait peut-être bien inspiré d’ailleurs de ne pas supprimer, ni trop modifier ou déstructurer [le fameux travail du dimanche me semble une idée assez peu porteuse, pour ne pas dire une contre-idée, dans une société qui a besoin de travailler... vraiment, et de se reposer et vivre, et qui a profondément besoin de rencontres et de lien social].

Oui donc, cette pensée piquante : « Vivez tant que vous êtes vivants, faites quelque chose, un coup de folie, ou mieux, qui sait, si vous venez de dîner, faites tranquillement la vaisselle. » Voilà un moment que cette pensée m’étonne et me travaille. Je la dois à Jean Sulivan, à la fois prêtre et poète, mort il y a quelques années, qui avait le regard vif et la pensée parfois subversive, qui savait cueillir des fruits au goût vif sur les chemins communs. Je vous souhaite de ce bonheur simple et tonique.

Mais aussi cette pensée de l’abbé Pierre, que je retrouve ce matin : « L’unique pensée qui me remplissait l’âme c’était : ‘quand on a mis sa main dans celle des pauvres, on trouve à l’heure de mourir la main de Dieu dans son autre main’. »

Il est sûrement des chemins simples à ne pas manquer.