Pensée du jour

Dimanche, septembre 6th, 2009

Absent un temps de la toile. Présent sur d’autres chemins. Et cette pensée que je trouve au coin d’un document, et qui me donne à penser : « Quel que soit notre âge, seuls nos rêves nous permettent d’agir convenablement dans la réalité ». Pensée sympathique par dimanche ensoleillé. Amitiés à vous sur vos chemins.

Vacances en vue… ?

Vendredi, février 13th, 2009
Blancheur lumineuse de la neige dans le soleil

Blancheur lumineuse de la neige dans le soleil

 

Hiver inattendu - Banneux, Belgique

Hiver inattendu - Banneux, Belgique

 Oui, il n’est pas interdit de rêver. Le calendrier rappelle heureusement cette réalité à tous ceux qui ont un rythme scolaire, de façon ou d’autre. Beaucoup de parents en savent quelque chose. Mais je sais aussi que beaucoup ne bougent pas pour autant, et rêvent de glisse à défaut d’en être. Ce serait plutôt mon cas. Et la vie sociale poursuit son rythme (Guadeloupe, Martinique… et plus près aussi !). C’est le début du week-end, je fais choix de rêver de ces espaces infinis, de blancheur, de poudreuse. Ces jours où les rythmes s’arrêtent… ou changent. Au moins le temps d’une pensée.

Bon vent ! Et bon week-end en tout cas, auprès comme au loin.

Alors, ces photos prises dans le plat pays. Au moins pour rêver. Et pour le bonheur du regard.

Soleil de neige - Banneux, Belgique

Soleil de neige - Banneux, Belgique

Reprendre souffle

Samedi, janvier 31st, 2009

mer-de-nuages-encore

 Week-end ! Desjoyeaux s’approche des côtes, après des semaines de navigation en solitaire, de grain, de soleil, de veilles et de regard infini sur l’océan. Il a baroudé et voit aujourd’hui les côtes. Fascinés, beaucoup sont au plus près de l’accès aux Sables (d’Olonne !), pour apercevoir et accompagner un peu s’ils le peuvent Foncia, le bâteau sur lequel il a fait cette traversée.

Peut-être en ces instants a-t-on le sentiment diffus d’avoir fait soi-même un peu le chemin, puisque l’on est à l’arrivée. Mais l’on pressent la distance infinie entre celui qui a suivi de loin et celui qui a fait la traversée.

La pensée me vient, que nous qui aimons, surtout le temps d’un week-end, prendre intérieurement le large, nous le voyons avec cette arrivée du grand large, venir à nous. L’arrivée de Desjoyeaux nous entraîne au large puisqu’elle amène jusqu’à nous le grand large !

Alors en photo, pour poursuivre le voyage ou le rêve, dans ce sentiment étonnant du grand large, la mer. Ici une mer de nuages, vue de plus haut encore même [photo d'altitude !], et qui ressemble tellement à la mer. Espaces infinis au coeur aussi de nous-mêmes. Et un week-end pour leur permettre de se redéployer, et à nous-mêmes de nous redéployer.

Simplement regarder la mer, ou plus près de nous quand nous sommes loin des côtes, regarder le ciel, et reprendre souffle… En pensée en tout cas, car chacun bien-sûr, continue d’être actif. Sous le magnifique ciel d’hiver. 

mer-de-nuages-encore

We have a dream !

Mardi, janvier 20th, 2009
Nous sommes à quelques heures de l’investiture d’Obama. Le monde entier, vu d’ici en tout cas, retient son souffle, ou aimerait le poser sur l’air de la chanson, d’amour ou d’espoir. Sa jeunesse, sa couleur de peau, les gestes symboliques qu’il – Obama – a posés ne serait-ce que durant ces quelques dernières heures, le voyage en train, la proximité évidente – et entretenue – avec Martin Luther King Jr, dont la famille sera au plus près de lui pendant la cérémonie d’investiture, tout porte à l’enthousiasme. Mais en même temps, on sait que dès cet instant extraordinaire, tout commence, et l’espoir doit être mis en musique, le projet doit devenir des actes. J’entendais hier sur une radio, un peu à la volée : « Les campagnes électorales s’écrivent en poésie, mais l’exercice du pouvoir s’écrit en prose ». Une phrase d’Hillary Clinton. Je comprends bien ce que peut signifier une telle phrase, mais on aimerait quand même que le réalisme ne l’emporte pas trop sur le rêve. On aimerait que celui-ci demeure intact, que le rêve ne s’ébrèche pas. (suite…)

Dans les nuages

Samedi, janvier 17th, 2009

« Vous êtes dans les nuages ! » La phrase sonne souvent comme un rappel dur aux oreilles de l’enfant quand on le lui dit pour le rappeler à la réalité. Elle sonne tout autrement aux oreilles de qui les entend en altitude, montagnard en pleine course ou voyageur en altitude. Elle sonne alors un peu comme… une sorte de barrière ouverte aux rêves, ou à la détente, à des espaces aériens et plus doux, infinis.

Peut-être est-ce un peu cela aussi le rythme que permet – mais pas toujours ! – l’entrée en week-end. Alors je prends cet avertissement discret comme un souhait ou un appel au débrayage ou au rêve : Vous êtes dans les nuages. Il est un peu permis de rêver.

Le paysage évolue alors, paysage extérieur et paysage intérieur. Image à terre et sous la pluie, d’abord, puis du haut des nuages, plus haut que la grisaille, quand les nuages semblent former une mer qui ondule et parfois se creuse, ouvrant ici ou là en profondeur des abîmes – à terre ! – que la neige de l’hiver recouvre légèrement, leur donnant à eux aussi, même au ras du sol, une allure de nuages.

Répliques une fois encore entre la terre et le ciel, comme il en est d’autres dans la vie quotidienne où prennent parfois un sens infini, on ne sait pourquoi, les mots de la prière chrétienne, lorsque l’on dit, laissant résonner en soi des paroles qui nous dépassent mais que Jésus enseigna : « sur la terre comme au ciel ». Et les autres mots de cette prière aussi, qui apprend au plus profond cette correspondance entre le monde des hommes et celui de Dieu, qui n’en font peut-être qu’un, personnellement je le crois.

[des photos viendront, ce lundi. En attendant, voici celles ci-dessous, apparentées]

Oui, il est des correspondances qui donnent à penser. Paraboles de l’essentiel semées dans un quotidien d’hommes et de femmes pèlerins du quotidien.

L'ombre s'allonge et le bâtiment prend une dimension infinie

L'ombre s'allonge et le bâtiment prend une dimension infinie

Vue sur le Chatelet - matin d'hiver

Vue sur le Chatelet - matin d'hiver

Alors oui, vous êtes dans les nuages ! La trêve des soucis n’est jamais entière ou rarement, et les bruits du monde continuent de venir. Mais justement, les nuages donnent une surface ou un volume large pour écouter autrement… et vraiment les entendre. Dans les nuages, le coeur se reconfigure, doucement.