Sculpter

Jeudi, mars 31st, 2011

Laisser le temps du désert sculpter l’être intérieur. Laisser le souffle du vent passer, dans sa force d’érosion, d’usure, de capacité aussi à refaçonner de l’inédit. Quarante jours au désert, dans le souffle intérieur et l’écoute d’une parole. Parole venue d’ailleurs, venue de Dieu…

Compter jusqu’à 50 et partir…

Mardi, mai 25th, 2010

Pentecôte. Du grec, qui signifie cinquante… 50 jours après Pâques, comme un tracé de ce que devient le disciple quand se lève le vent du large, le vent de l’Esprit. Quand la Résurrection prend en chacun, comme un feu prend aux broussailles et emporte le tout. Comme la bouture prend en bonne terre et deviendra plante ou arbre, dans lequel ciel et terre se rejoignent… Quand l’Esprit prend à une vie, pour toujours.

Belle fête de Pentecôte. Une fête qui dure. Passés les 50, c’est chaque jour. Aujourd’hui !

Haïti sous la souffrance

Samedi, janvier 16th, 2010

Haïti est plongé dans la souffrance totale.  Ce ne sont pas des mots qui la changeront. Des amis proches ayant eux mêmes des proches à Haïti disent qu’au milieu de cette souffrance, ce peuple à la piété chevillée au corps lance vers le ciel une rumeur très longue de prière, contenue entre souffrance, silence, et foi.

Hier justement je découvrais au Couvent des Franciscains d’Orsay (Essonne), cette étrange Trinité de souffrance et de compassion. Je la pose ici, conscient de la fragilité. Et comme un souffle dans la prière de ce peuple…

A Seclin et ailleurs, le chemin rude

Mercredi, juin 17th, 2009

« Un coup de massue, Monsieur ? Non, bien pire que ça : la mort ! Oui, Monsieur, bien plus qu’un coup de massue !  » C’est ainsi que s’exprime un homme de par chez moi, entendu ce soir dans un flash d’information, la mort dans l’âme et dans la voix, le souffle coupé de l’annonce de la fermeture de son usine près de Seclin, dans le Nord. Une usine, Monsieur, où on s’est toujours battu pour faire les objectifs que l’on nous donnait. Et voilà, on nous laisse tomber comme ça. Et des jeunes qui viennent d’acheter des maisons… Des cris d’hommes comme ceux-là – cet homme a le parler rude des gens de chez moi ! – traversent le coeur, éveillent en chacun le souffle solidaire, l’acuité du regard, toutes les formes d’éveil intérieur.

La vie est rude. Elle l’est en Iran, elle l’est près de Seclin et en d’autres lieux, où avec le choc de l’économie, le choc humain est terrible. Derrière les chiffres, des hommes, des femmes et des enfants… Et aussi rien que des hommes, des femmes et des enfants pour [r]éveiller l’espoir ou l’espérance, qu’à certains jours il faut aller chercher chez Dieu… uniquement.

Petit matin

Lundi, juin 1st, 2009

Petit matin, temps d’une respiration longue, temps de pleine respiration… Fraîcheur qui gagne doucement l’intérieur, et touche l’être, en profondeur. Ainsi probablement renaît-on.

Plein vent et plein soleil !

Samedi, mai 30th, 2009

 Trois jours d’un week-end long et appréciable. Trois jours de villégiature intérieure. Trois jours pour se refaire. Et la fête de Pentecôte, qui donne un long souffle. Au plein souffle de l’Esprit de Dieu. Belle fête de Pentecôte !

Tous les voyageurs sont des pèlerins

Vendredi, mai 29th, 2009

Du 30 mai au 1er juin, le festival « Etonnants voyageurs » tient à Saint-Malo sa 20ème édition. Sur le thème Monde en crise, besoin de fictions, il rassemble des « écrivains pèlerins ». Tous estiment, écrit Philippe Demenet, « qu’un auteur digne de ce nom doit se laisser chahuter, révéler, par tous les vents du large, pour trouver le souffle de la création ».

Avec ces mots, ça y est ! on est parti. Et l’on retrouve avec bonheur ces paroles de Jean Debruyne, à la fois prêtre et poète : « Je ne partirai pas seulement en voyage. Je deviendrai moi-même un voyage, un pèlerinage ». Belle perspective pour un temps de Pentecôte, où il faut hisser la grand-voile… de nos vies pour leur donner prise au vent. Et l’on comprend la parole de Jésus à Nicodème, venu le trouver de nuit pour l’interroger et l’écouter : Le vent souffle où il veut et toi, tu entends sa voix, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque est né de l’Esprit. [...] Ne t’étonne pas, si je t’ai dit : Il vous fait naître d’en haut. (Evangile de Jean 3, 7-8).

Quel bonheur ! de recevoir et d’ouvrir Pèlerin cette semaine, avec l’ensemble de ce dossier. Et avec son titre, que j’ai repris pour cette note, et qui nous donne à tous je crois, un sentiment d’oxygène pur, agréable par les temps qui courent. Ce titre est une phrase de Michel Le Bris, l’un des six écrivain[e]s qui racontent dans le magazine le voyage de leur vie. Oui, c’est un peu comme ça que j’aime penser les choses. Nous sommes des nomades, des transhumants, et le chemin de la vie est ouvert plein vent au souffle de l’Esprit. Alors belle fête de Pentecôte !

Trace de printemps et souffle marcheur

Lundi, février 23rd, 2009

Depuis quelques jours, du moins ici, ce n’est pas que la météo soit plus belle ou plus clémente, mais les oiseaux chantent, en particulier dans la clarté du matin, comme s’ils voulaient annoncer la venue proche du printemps. Les arbres aussi bourgeonnent. Et il devient sensible que les jours rallongent. Le coeur y est et l’on veut y croire, pour la nature comme pour les conflits du moment… Et comme peut-être en chacun.

Reprendre souffle

Samedi, janvier 31st, 2009

mer-de-nuages-encore

 Week-end ! Desjoyeaux s’approche des côtes, après des semaines de navigation en solitaire, de grain, de soleil, de veilles et de regard infini sur l’océan. Il a baroudé et voit aujourd’hui les côtes. Fascinés, beaucoup sont au plus près de l’accès aux Sables (d’Olonne !), pour apercevoir et accompagner un peu s’ils le peuvent Foncia, le bâteau sur lequel il a fait cette traversée.

Peut-être en ces instants a-t-on le sentiment diffus d’avoir fait soi-même un peu le chemin, puisque l’on est à l’arrivée. Mais l’on pressent la distance infinie entre celui qui a suivi de loin et celui qui a fait la traversée.

La pensée me vient, que nous qui aimons, surtout le temps d’un week-end, prendre intérieurement le large, nous le voyons avec cette arrivée du grand large, venir à nous. L’arrivée de Desjoyeaux nous entraîne au large puisqu’elle amène jusqu’à nous le grand large !

Alors en photo, pour poursuivre le voyage ou le rêve, dans ce sentiment étonnant du grand large, la mer. Ici une mer de nuages, vue de plus haut encore même [photo d'altitude !], et qui ressemble tellement à la mer. Espaces infinis au coeur aussi de nous-mêmes. Et un week-end pour leur permettre de se redéployer, et à nous-mêmes de nous redéployer.

Simplement regarder la mer, ou plus près de nous quand nous sommes loin des côtes, regarder le ciel, et reprendre souffle… En pensée en tout cas, car chacun bien-sûr, continue d’être actif. Sous le magnifique ciel d’hiver. 

mer-de-nuages-encore