1er Mai…

Vendredi, avril 30th, 2010

C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beau… Je vous le dis tout en lumière avec ces quelques photos de ciels colorés comme on en trouve… même en ville ! Les uns aujourd’hui iront en longs défilés, les autres non, rêvant pourtant de travail et de dignité tous. Travailler autrement pour être plus. Tiens, ce serait un beau slogan aussi. On y… gagnerait peut-être, en humanité !

Reprendre nos chemins

Lundi, septembre 7th, 2009

Lundi ! Bien-sûr il faut reprendre nos chemins. Les avons-nous entièrement quittés ? Peut-être du moins le temps d’une villégiature, d’une vacance intérieure. Le temps du réveil des terres parfois asséchées par le rythme des jours. Et il est des temps où le temps de Dieu se réveille en nos rythmes d’hommes et de femmes affrontés aux travaux multiples des jours.

Alors on résistera au virus de la grippe A, qui pourrait bien nous distraire aussi dans la fascination qu’il déclenche, d’autres virus propices à arrêter de penser. Non, nous poursuivrons la veille, la vigilance, le regard et l’écoute des cris et des chants du monde.

Lundi ! Il faut repartir. La météo semble dire qu’il faut le faire sous la clémence du ciel. Bon vent à vous tous !

Plusieurs survols à trop basse altitude… Un peu de hauteur !

Mardi, avril 28th, 2009

Je parlais il y a quelques jours de Ruquier, manquant très singulièrement de hauteur face à Clara Rojas. Plusieurs sur ce blog ont acquiescé. Merci de ces échos. Ailleurs, on apprend que l’avion présidentiel américain a survolé New York et Manhattan hier à basse altitude, rappelant des souvenirs terribles qui ont réveillé de la panique chez un certain nombre, au point que la Maison Blanche a présenté ses excuses. En Espagne, nos dirigeants étaient attendus hier, disait-on, pour « la soirée la plus people » (entendu à la radio)…  Comme pour l’avion présidentiel américain, on aimerait parfois les excuses pour le manque de hauteur.

Il y aurait tant d’autres nouvelles, dans un monde qui va vite : la réforme des hôpitaux, celle de l’enseignement supérieur, les aléas du groupe PPR, etc. Il y a dès lors de quoi s’étonner de la reprise du projet de loi sur le travail le dimanche. On attend juillet pour qu’il passe mieux… ! L’éditorial de Dominique Quinio dans La Croix ce matin dit avec clarté ce que plus d’un pensent. Démonter encore plus le temps de travail, en supposant aussi le volontariat, démonter le temps familial, éroder aussi l’espace spirituel, appeler à consommer plus pour vivre plus, comme si c’était la base juste du vivre mieux…! On aimerait entendre parler de projets plus urgents. Comme pour l’avion d’Air Force One, on aimerait plus de hauteur. La trop basse altitude affole.

On aimerait parfois un grain ou un zeste de sagesse, à ce qui finit aussi par manquer de goût.

Bouffée d’air !

Mercredi, mars 4th, 2009

Par temps de lente arrivée du printemps et de giboulées multiples, un petit air de fête ou de kermesse, dimanche soir, à la clôture du Salon de l’Agriculture. Attendrissant aux abords de la Porte de Versailles à Paris, l’effervescence de fin de Salon. Les derniers visiteurs sortaient tranquillement, ayant pris eux aussi un surprenant bain de campagne au coeur de la capitale. Les éleveurs prenaient congé, les uns suivis d’une vache tenue juste par la corde – pas habituel en ce lieu ! -, tandis que d’autres avaient dû assurer les montées en camions à bestiaux. Sur les radios et télés, des visages et des voix fatigués mais heureux, avant une nuit encore longue de retour dans les différentes régions d’où venaient ces fiertés bovines et autres.

Oui, 2009, un bon cru pour le Salon de l’Agriculture. Par temps de crise, on craignait le pire. Et non ! Plus de 670.000 personnes sont venues visiter « la plus grande ferme de France », soit 10% de plus que l’an dernier, alors que la crise avait fait redouter une baisse de fréquentation. Bêtes de concours et produits du terroir ont été, comme toujours, les principales attractions, avec les cortèges plus ou moins rapides et applaudis des personnalités politiques, pour lesquelles le détour par cette « France profonde » est un passage ou un exercice obligé, exécuté avec une grâce… inégale selon le charisme de chacun.

Plus profond encore, le débat qui agite le monde agricole sur son avenir. Mais ce débat-là est plus technique et échappe à une partie des gens même bien intentionnés. Ce qui n’échappe pas par contre, et peut-être les chiffres de fréquentation en hausse en sont-ils le révélateur, c’est le plébiscite certes implicite mais net, des valeurs sûres, du travail concret et enraciné et d’une économie, parfois difficile, mais réelle. Le retour à la nature ou le choix de la nature comme indices de l’aspiration de chacun à une vie vraie, et le refus, implicite encore, des économies ou des valeurs trop virtuelles. Le choix des racines et le retour des saisons plutôt que l’éphémère.

Oui, il est des jours, comme aux soirs de victoires au rugby ou au foot, ou bien encore en des jours de beauté et d’effort – je l’évoquais ici à propos du ski -, où l’on s’identifie plus ou moins consciemment et insensiblement, à ceux qui assument avec rudesse parfois, mais avec beauté le quotidien. Oui, on aime manger de ce pain là.

Ils sont repartis, mais quelque chose demeure pour nous, et on leur dit Merci.

Sur le chemin de la pensée simple…

Samedi, janvier 10th, 2009

Cette pensée pleine de fraîcheur, ce matin, pour donner goût au week-end et au repos ou à la détente, que l’on serait peut-être bien inspiré d’ailleurs de ne pas supprimer, ni trop modifier ou déstructurer [le fameux travail du dimanche me semble une idée assez peu porteuse, pour ne pas dire une contre-idée, dans une société qui a besoin de travailler... vraiment, et de se reposer et vivre, et qui a profondément besoin de rencontres et de lien social].

Oui donc, cette pensée piquante : « Vivez tant que vous êtes vivants, faites quelque chose, un coup de folie, ou mieux, qui sait, si vous venez de dîner, faites tranquillement la vaisselle. » Voilà un moment que cette pensée m’étonne et me travaille. Je la dois à Jean Sulivan, à la fois prêtre et poète, mort il y a quelques années, qui avait le regard vif et la pensée parfois subversive, qui savait cueillir des fruits au goût vif sur les chemins communs. Je vous souhaite de ce bonheur simple et tonique.

Mais aussi cette pensée de l’abbé Pierre, que je retrouve ce matin : « L’unique pensée qui me remplissait l’âme c’était : ‘quand on a mis sa main dans celle des pauvres, on trouve à l’heure de mourir la main de Dieu dans son autre main’. »

Il est sûrement des chemins simples à ne pas manquer.