Un voyage plus important que prévu

Sous la plume de Michel Kubler hier, dans son édito de La Croix, une évaluation du voyage-pèlerinage du Pape Benoît XVI en Terre Sainte. A la fois voyage et pèlerinage, là où Jean-Paul II fut essentiellement lors de sa venue sur le versant pèlerinage. Michel Kubler observe trois grandes dimensions de ce voyage, et le fait que de surcroît elles soient liées.

La première dimension est sa démarche personnelle de croyant sur les lieux où vécut le Christ : moments de solitude au Mont Nébo (évocation ici de Moïse), à Béthléem, à Nazareth et au Saint Sépulcre. Ensuite une dimension pastorale : une parole d’espérance aux chrétiens vivant en ces lieux de façon parfois difficile. Le Pape a consolidé ses frères dans la foi. Enfin sur le plan interreligieux. Certes, le Pape a parfois eu des paroles maladroites depuis son accession au siège de Pierre, et l’on cite à l’envie Ratisbonne, les observateurs guettant parfois plus la faute que le message. C’est d’ailleurs le côté éprouvant de certains commentaires, qui s’évitent parfois, il faut peut-être le dire crûment, d’entendre et de penser. Oui, le Pape a su parler aux Musulmans aussi bien qu’aux Juifs, renforçant les bases même du dialogue interreligieux, note Michel Kubler.

Souci d’unité et préoccupation de la paix. C’est cela au fond le pèlerin.

19/05/2009

Comments are closed.